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Coupe du monde de biathlon

Preuss, Jeanmonnot, Simon… Nos favorites et outsiders pour le gros globe de cristal féminin

Victor Clot-Amiot

Publié le

Preuss, Jeanmonnot, Simon Nos favorites et outsiders pour le gros globe de cristal féminin
Photos Icon Sport

COUPE DU MONDE DE BIATHLON 2025/2026 – À l’aube de cette année olympique, Dicodusport dresse la liste des biathlètes favorites pour le gros globe de cristal.

Remontées comme des coucous à l’heure de lancer une saison de quatre mois entrecoupée par les Jeux Olympiques de Milan-Cortina, elles sont nombreuses à pouvoir tirer leur épingle du jeu dans la course au gros globe. Parmi elles, on retrouve évidemment un contingent de biathlètes tricolores prêtes à briller et à surfer sur une saison 2024/2025 de haute volée. Tour d’horizon des favorites…

La tenante du titre : Franziska Preuss

Il serait incohérent – si ce n’est irrespectueux – de ne pas citer Franziska Preuss comme une candidate crédible à sa propre succession. À 31 ans et 278 départs en Coupe du monde, l’Allemande sort de la saison de sa vie. Certes, elle n’est pas la plus rapide sur les skis, mais elle a nettement progressé au tir ces dernières années, passant de 86 % en 2022/2023 à 92 % la saison dernière. Une fiabilité déterminante dans la course au gros globe et qui lui a permis de tenir la concurrence à distance. Résultat : Preuss a bouclé la saison avec cinq victoires individuelles, alors qu’elle n’en comptait qu’une auparavant.

En poursuivant sur cette dynamique, tout laisse penser que l’Allemande devrait rester au sommet. En ajoutant à cela un titre mondial sur la poursuite et les petits globes du sprint et de la mass start, il devient évident que Franziska Preuss sera l’une des favorites – si ce n’est la favorite – pour soulever un nouveau gros globe de cristal.

La Française en pole : Lou Jeanmonnot

Principale rivale de Preuss la saison dernière, Lou Jeanmonnot a décroché les deux globes qui ont échappé à l’Allemande : ceux de la poursuite et de l’individuel. La Française a terminé dans son sillage, à seulement vingt petites unités. On se souvient évidemment de leur accrochage à quelques hectomètres de l’arrivée lors de la dernière course : celle qui franchirait la ligne devant l’autre remporterait son premier gros globe, les deux femmes n’étant séparées que de quinze points au départ.

Un dénouement cruel, mais révélateur de la montée en puissance de la Tricolore. Cet élan, Lou Jeanmonnot tentera de le prolonger afin de décrocher enfin son premier gros globe. Si elle n’a pas obtenu de titre mondial l’hiver dernier, Jeanmonnot est la biathlète la plus victorieuse sur des courses individuelles en Coupe du monde (8 succès). Après deux deuxièmes places consécutives au général, tous les voyants semblent au vert.



L’éternelle prétendante : Elvira Öberg

Quatrième l’hiver dernier, Elvira Öberg a connu une saison en dents de scie. Très forte au début (1 victoire et 3 podiums sur les trois premières courses) comme à la fin (championne du monde de la mass start, vice-championne du monde de la poursuite et 2 podiums), elle a payé cher ses contre-performances sur les sprints, avec trois courses hors du top 20. Sans compter son forfait obligatoire à Antholz, malade.



En forme ces dernières semaines, Öberg a impressionné lors des sélections d’Idre Fjäll, reléguant sa dauphine Janina Hettich-Walz à une minute sur le second sprint. Sur le papier, le défi est simple : en pratique, il l’est beaucoup moins. L’objectif sera de réaliser une saison régulière, sans trou d’air, et surtout d’améliorer ses 84 % au tir pour espérer faire mieux qu’en 2021/2022, lorsqu’elle avait terminé dauphine de Marte Olsbu Røiseland.

La revenante : Lisa Vittozzi

Un an loin de la compétition après une blessure au dos l’ayant contrainte à renoncer à la saison dernière, et revoilà Lisa Vittozzi. L’Italienne sortait pourtant d’une saison exceptionnelle : gros globe remporté lors d’une dernière étape à suspense, titre mondial de l’individuel, et deux médailles d’argent en poursuite et mass start. Si une légère incertitude planait encore sur sa condition physique, ses résultats de pré-saison ont rassuré.

Deux fois quatrième des sprints des sélections suédoises, Vittozzi a rappelé à la concurrence qu’il faudrait compter sur elle. Plus tôt dans l’automne, elle avait remporté le super sprint du Loop One Festival de Munich sur ski-roues. Pas de doute : Vittozzi est en forme et fera tout pour défendre le gros globe qu’elle a laissé vacant malgré elle. Une coupure forcée qui pourrait même lui avoir permis de recharger pleinement les batteries.

L’énigme : Julia Simon

Il sera difficile pour Julia Simon de décrocher un second gros globe de cristal après celui de 2022/2023. La Française manquera en effet la première étape de la Coupe du monde, et donc trois courses individuelles, en raison de sa suspension récente par la Fédération Française de Ski. Pourtant, son palmarès impose le respect : impossible de ne pas la considérer au moins comme une outsider crédible. À elle d’endosser le costume de patronne et, comme Elvira Öberg, d’éviter les passages à vide.

L’hiver dernier, Simon est en effet passée à côté de plusieurs courses, ce qui lui a coûté cher au général. Elle a néanmoins terminé troisième derrière Preuss et Jeanmonnot, preuve de son niveau exceptionnel lorsqu’elle allie forme et précision au tir. Avec 85 % de réussite, elle est restée en deçà de son standard habituel (89 % en 2022/2023, année de son gros globe).

Pléthore d’outsiders…

Derrière ces cinq biathlètes, nombreuses sont celles qui peuvent venir s’intercaler a minima. Justine Braisaz-Bouchet, en difficulté une partie de l’hiver dernier, a rappelé aux Mondiaux l’étendue de son talent. Océane Michelon et Jeanne Richard, cinquième et sixième du général, sont attendues au tournant pour confirmer après une première saison pleine au plus haut niveau. Jeunesse et dynamique seront leurs atouts.

Selina Grotian, 21 ans, est l’autre jeune femme qui monte en Allemagne. Forte de sa première victoire l’hiver dernier, elle devrait encore progresser. Plus expérimentées, Dorothea Wierer, Lisa Theresa Hauser et Hanna Öberg seront, comme chaque hiver, des valeurs sûres… selon la version d’elles-mêmes qui se présentera.

Enfin, Suvi Minkkinen a crevé l’écran l’hiver dernier en signant ses premiers podiums, en Coupe du monde comme aux Mondiaux. Régulière, elle devra confirmer pour se rapprocher de l’aura d’une Kaisa Mäkäräinen, icône du biathlon finlandais.

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