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Preview NBA 2024/2025 : Les Warriors peuvent-ils encore viser les Playoffs ?

Paul Lalevee

Publié le

Preview NBA 20242025 Les Warriors peuvent-ils encore viser les Playoffs
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SAISON NBA 2024/2025 – Qui va succéder aux Boston Celtics comme champions NBA ? Pendant un mois, la rédaction de Dicodusport vous présente tour à tour les 30 franchises de la grande ligue américaine. Aujourd’hui, place aux Golden State Warriors, portés par Stephen Curry, mais orphelins de Klay Thompson.

Bilan 2023/2024 : une année charnière

Une séparation, après 793 matchs de saison régulière, 158 de Playoffs et quatre titres de champion. Klay Thompson et les Warriors, c’est désormais de l’histoire ancienne. Une histoire qui a perturbé l’ensemble de la saison régulière dans la baie d’Oakland, entre mauvaises performances de l’arrière et rumeurs qui l’envoyait dans diverses franchises. Il atterrit finalement aux Mavericks, aux côtés de Luka Doncic et de Kyrie Irving.

Éliminés en Playin par les Sacramento Kings, les Golden State Warriors ne sont donc plus ce qui a fait leur histoire des 10 dernières années : le trio Curry-Thompson-Green. Les deux derniers, bien moins performants et parfois réactionnaires dans leur jeu (surtout Draymond Green, qui a étranglé Rudy Gobert pendant un match), ont terni la fin de carrière de l’un des meilleurs meneurs de l’histoire.

Stephen Curry, encore auteur d’une saison extraordinaire à 36 ans (il a eu 37 en mars), ne jouera pas encore 10 ans. Jonathan Kuminga, de son côté, a montré qu’il avait bien progressé pour sa troisième saison dans la Ligue. Retrouverons-nous le Andrew Wiggins qui avait fait le succès des Warriors en 2021 ? L’an dernier, l’ailier n’a pas participé à beaucoup de rencontres, la faute à des problèmes personnels qui ont terni sa saison. Chris Paul, arrivé en début de saison, n’a pas eu l’impact attendu. Le Point God ressent désormais réellement le poids des années, et a été coupé au début de l’été par la franchise californienne, qui voulait se séparer de son contrat.


Les mouvements à l’intersaison

Les départs

Klay Thompson (Mavericks), Chris Paul (Spurs), Jerome Robinson (libre), Pat Spencer (libre), Lester Quinones (libre), Usman Garuba (libre), Dario Saric (Nuggets)

Les prolongations

Néant

Les arrivées

Buddy Hield (Sixers), Kyle Anderson (Timberwolves), De’Anthony Melton (Sixers), Lindy Waters III (Thunder), Quinten Post (non-garanti), Reece Beekman (two-way), Daeqwon Plowden (two-way)


Le 5 majeur des Warriors

Stephen Curry – Brandin Podziemski – Andrew Wiggins – Draymond Green – Trayce Jackson-Davis

La rotation sur le banc

Meneurs : Reece Beekman, Pat Spencer

Arrières : De’Anthony Melton, Gary Payton II, Lindy Waters III

Ailiers : Buddy Hield, Moses Moody, Daeqwon Plowden (two-way)

Ailiers forts : Jonathan Kuminga, Kyle Anderson, Gui Santos

Pivots : Kevon Looney, Quinten Post (non-garanti)


Les points faibles/points forts

Points faibles 

Une rotation intérieure très limitée : Kevon Looney est loin de son niveau des Finales, lors du dernier titre des Warriors. En effet, Trayce Jackson-Davis a réussi à dépasser Looney en une seule saison. Et ce ne fut pas bien compliqué, tant ce dernier ne ressemble pas à celui qui avait bataillé dans les raquettes lors du dernier titre des Warriors. Peu impactant en défense, Looney a toutefois vu son contrat garanti cet été (8 millions de dollars). Mais le membre emblématique de la franchise, présent depuis 2015, a laissé sa place à Trayce Jackson-Davis dans le schéma de jeu de Steve Kerr. Le problème est qu’il n’a pas non plus de concurrence. Les deux hommes sont les seuls pivots de métier. Draymond Green, sur certaines actions, peut défendre sur ce poste.



Pas de rotation à la mène : La plupart des postes sont bien doublés par Golden State. Mais après le départ de Chris Paul à l’été, le meneur backup n’a pas été remplacé. Reece Beekman et Pat Spencer se retrouvent comme seuls réels meneurs derrière Stephen Curry, qui devrait continuer à enchaîner les minutes et les matchs. De’Anthony Melton pourrait également tenir la mène à quelques occasions, mais son arrivée récente dans la franchise d’Oakland et ses capacités plutôt adaptées au poste d’arrière rendent énigmatique une adaptation parfaite au poste de meneur.

Points forts 

Stephen Curry : Il a perdu son coéquipier, le deuxième Splash Brother. Stephen Curry n’aura plus Klay Thompson à ses côtés cette saison. Un déchirement pour le meneur, qui profitait aussi des espaces créés par Klay pour se créer des situations de tir. Auteur d’une année plus que remarquable (26,4 points, 5 passes, 41 % à 3 points), Steph a toutefois connu des moments plus compliqués. La faute à des coéquipiers pas au niveau, ou à une baisse de niveau qui serait logique alors qu’il a déjà 37 ans ? Légende de la NBA, et plus grand joueur de l’histoire des Golden State Warriors, Stephen Curry espère encore viser la bague cette année. Mais à la vue de l’effectif, peut-il réellement viser cet objectif ? Il a prolongé cet été pour un an et plus de 60 millions de dollars.



Des extérieurs toujours dans le tir, ce qui a fait le succès des Warriors : Une perte majeure, même si son tir avait décliné ces dernières saisons. Klay Thompson parti, les dirigeants des Warriors ont toutefois continué à attirer des shooteurs sur les postes extérieurs. De’Anthony Melton et Buddy Hield sont deux très sérieux tireurs à 3 points. Le dernier titille même Curry dans le nombre de tirs extérieurs pris par match, et sur les pourcentages de réussite. La seule différence avec l’époque Klay Thompson, c’est leur défense. Klay était un excellent défenseur. Melton peut prendre quelques missions défensives, mais Hield n’est pas un bon défenseur. Il faudra le cacher en défense quand il sera sur le terrain. Pour sa troisième franchise en deux ans (Indiana puis les Sixers), Hield devra convaincre Steve Kerr de son importance dans le système Warriors.


Le joueur à suivre : Jonathan Kuminga

+ 6 points. Et un impact multiplié sur les ailes avec les absences d’Andrew Wiggins et de Draymond Green. Capable de jouer au poste 3 comme au poste 4, Jonathan Kuminga a largement contribué la saison dernière. La maison Warriors a en partie résisté grâce à lui. Il n’avait jamais autant joué depuis le début de sa carrière (74 matchs), et il est devenu l’un des éléments majeurs. Sans doute le plus régulier derrière Stephen Curry.

Capable de prendre des matchups défensives, Jonathan Kuminga a prouvé qu’il avait les dents longues. Septième choix de la Draft 2021, le Congolais n’a pas été prolongé par Golden State. Et alors que les rumeurs l’envoient sur le banc cette saison, un choix qui avait poussé à des tensions l’an passé, Kuminga assure qu’il n’en est rien : « Le but, c’est d’être un titulaire à temps complet, mais je ne m’inquiète pas de ce qui vient, car je sais tout le travail que j’ai effectué, et je sais que les choses changent quand j’entre sur le terrain. Donc, je ne m’en préoccupe pas ».


Pronostic en fin de saison : 11e à l’Ouest

Les Warriors ne retrouveront pas les Playoffs. Face à une concurrence démentielle à l’Ouest, Stephen Curry et les siens manquent les Playoffs, comme en 2021. A l’époque, ils avaient participé au Play-in avant de se faire éliminer par les Grizzlies.

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