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Pro D2 – Perpignan-Biarritz : une finale en or

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Pro D2 - Perpignan-Biarritz : une finale en or
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PRO D2 – FINALE – Champions de France dans les années 2000, Perpignan et le Biarritz se retrouvent en finale de Pro D2 cette année. Ces deux clubs multi-titrés ont hâte de retrouver le Top 14 et seul le gagnant sera certain d’y accéder. Les Catalans, très réguliers lors de cette saison, semblent favoris. Mais en face, les Biarritz surfent sur une bonne dynamique et une belle euphorie. 

Une finale de Pro D2 à douze titres !

Entre 2000 et 2010, Biarritz et Perpignan étaient des équipes phares du Top 14. En effet, les deux clubs ont disputé plusieurs finales de championnat de France et trois finales européennes à eux deux. D’ailleurs, le BO a été champion de France à trois reprises (2002, 2005, 2006) et l’USAP une fois en 2009. Au-delà de leurs succès dans les années 2000, l’USAP (7 fois) et le BO (5 fois) totalisent douze titres de champions de France. Au regard de leur histoire, vieille ou récente, il est difficile d’imaginer que ces deux clubs puissent végéter en deuxième division.

La saison 2013-2014 marque le début d’un long enfer pour ces deux équipes. Les deux clubs, champions il y a moins de dix ans, étaient descendus la même année. D’un côté, Biarritz avait réalisé une saison catastrophique avec seulement cinq victoires à la clé. De l’autre, l’USAP avait fini avant-dernière, alors qu’elle était à égalité de points avec Oyonnax (51 points) et qu’elle totalisait dix victoires. Les Catalans avaient appris leur relégation à la toute fin de la dernière journée. Depuis, les deux équipes ont vécu des moments difficiles, même si l’USAP a regoutté aux joutes du Top 14 il y a trois ans.

Perpignan, expérience et régularité

L’USAP réalise une sacrée saison. En effet, les Catalans ont fini 1ers, avec huit points d’avance sur Vannes (2ème). Pour l’instant, ils comptabilisent 25 victoires sur 31. Perpignan, c’est aussi la meilleure attaque et la meilleure défense de la saison. En demi-finales, l’USAP a fait la loi à Aimé Giral en maitrisant Oyonnax (27-15). De plus, ils ont fait honneur à leurs statistiques, puisqu’ils ont inscrit quatre essais et n’en ont encaissé aucun. Les propos du coach Patrick Arlettaz après la fin du match sont là pour corroborer ce résultat. « On n’a jamais eu la trouille, on n’a pas eu peur. »

Pourtant, malgré cette demi-finale probante, les coéquipiers de Sadek Deghmache restent lucides et pensent à l’étape la plus importante. « Ce n’est pas terminé, expliquait le demi-de-mêlée au micro de Canal +. Il y a un match qui nous attend samedi prochain. On a réussi à atteindre la première étape. Il y a encore plus de pression, d’enjeux et cela concrétiserait deux années de travail. » En effet, les Sang et Or connaissent déjà ce moment pour l’avoir vécu en 2018.

Ils étaient remontés, de très belle manière, une première fois dans l’élite, même si l’USAP avait connu une saison cauchemardesque par la suite. Pourtant, depuis leur récent retour en 2ème division, les Usapistes dominent leur catégorie. La saison passée, avant l’arrêt du championnat, ils étaient 2èmes, juste derrière Colomiers, et cet arrêt prématuré avait été difficilement vécu. L’USAP a l’expérience, la forme et pourra peut-être compter sur un esprit revanchard en plus. Toutes les caractéristiques d’un favori mais qui devra faire attention, face à un adversaire qui peut retourner n’importe quelle situation.

Le BO est bien lancé vers son objectif

Contrairement à l’USAP, le Biarritz Olympique n’a pas encore eu l’occasion de retrouver l’élite depuis sa descente. En effet, le club n’avait atteint les phases finales qu’à deux reprises pour l’instant (2017 et 2018). « J’ai toujours l’habitude de dire que ce sont des cycles de trois ans, expliquait le président Jean-Baptiste Aldigé. Pour nous, c’est donc le résultat du premier cycle. » Comme on peut le constater, le club basque poursuit sa reconstruction depuis quelques années. Désormais, le projet est presque abouti, mais il a fallu passer par une demi-finale difficile à négocier.

Avant d’affronter Vannes, les Biarrots s’étaient défaits de Grenoble (41-14), en barrage. A Vannes, la semaine dernière, tout s’est joué sur une dernière action et un essai de Gavin Stark après la sirène (33-34). Une fin de match que l’effectif aurait pu imaginer à en croire les joueurs. « Nous nous étions préparés, pendant la semaine, à vivre un scénario où nous aurions le dernier ballon pour gagner, affirme le talonneur Lucas Peyresblanques au Midi Olympique. Résultat, les Biarrots se sont magistralement sortis d’une rencontre dont ils n’étaient pas forcément les favoris. Mais surtout, ils continuent de surfer sur une dynamique incroyable de cinq victoires consécutives.

En forme, les Biarrots peuvent jouer les troubles fêtes en finale. Mais, même si les Basques sont dans une superbe spirale, ils gardent la tête sur les épaules avant d’affronter Perpignan. « Il ne faut pas oublier qu’on aura un adversaire coriace en face samedi et qu’il a été plus que dominateur cette saison », prévient Lucas Peyresblanques.  Plus qu’une marche pour atteindre l’élite mais celle-ci est quand même haute.

Des joueurs clés à tous les niveaux

Pour s’affronter, Perpignan et Biarritz pourront compter sur plusieurs joueurs qui auraient parfaitement leur place dans des équipes de 1ère division. Tout d’abord, il y a du talent à revendre au sein des deux packs. Chez les Catalans, la troisième-ligne est l’un des gros point fort notamment. Les deux flankers très expérimentés Damien Chouly et Piula Fa’asalele entourent le surpuissant Mamea Lemalu, auteur d’une prestation exceptionnelle en demi-finale contre Oyonnax.

En face, les Basques peuvent compter sur leur capitaine Steffon Armitage, dont on connait l’appétence pour le combat. L’autre carte importante est le talonneur Lucas Peyresblanques. Le joueur formé au BO a redynamisé le match de son équipe contre Vannes, grâce à une entrée fracassante. Derrière, le talent est aussi présent de part et d’autre. Côté Usapistes, l’association Sadek Deghmache-Ben Volavola à la charnière est une pièce essentielle du puzzle. De plus, l’arme fatale se situe en fond de terrain et se nomme Melvyn Jaminet. Le buteur aux cannes de feu a livré une partie de très haut niveau, le week-end dernier.

Au Nord-ouest des Pyrénées, les arguments ne manquent pas non plus. Des stars internationales comme Francis Saili ou Henry Speight font le beau temps sur la côte basque. Aussi, le polyvalent Gavin Stark, qui a déjà marqué quatre essais en phases finales, constitue aussi une menace du côté du BO. Au vu des noms qui seront présents sur la pelouse et de la forme des deux équipes, le choc va être rude, samedi après-midi, sur la pelouse du GGL Stadium à Montpellier (17h30). Le gagnant vivra un immense privilège. Mais le perdant aura une seconde chance grâce au match de barrage face au 13ème de Top 14.


Journaliste/Rédacteur depuis octobre 2020 - Bolt qui foudroie le record du monde du 100 mètres, les derniers essais de Dominici, les premières charges dévastatrices de Bastarocket... de beaux souvenirs pour une grande passion, celle du sport. L’histoire du sport aussi. Comprendre le rôle qu’il a eu, celui qu’il a et celui qu’il aura dans notre société. Le sport au passé, au présent, au futur. Le sport tous les jours, matin, midi et soir. A défaut d’être un grand sportif, je suis et je raconte l’actualité et l’histoire des championnes et des champions qui savent se dépasser pour accomplir des merveilles.

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