Nous suivre
NBA

Qualification en playoffs, records, candidat au MVP, blessures… Le bilan de la saison régulière de Victor Wembanyama

Victor Clot-Amiot

Publié le

Qualification en playoffs, records, candidat au MVP, blessures Le bilan de la saison régulière de Victor Wembanyama
Photo Icon Sport

NBA 2025/2026 – À l’heure d’entamer le Play-In Tournament, Dicodusport dresse le bilan de la saison régulière de Victor Wembanyama, sa plus aboutie depuis ses débuts en NBA.

Il y a quelques mois, nous nous projetions sur la troisième saison en NBA de Victor Wembanyama. Il nous semblait — sauf catastrophe — que la distinction de Defensive Player of the Year serait une quasi-formalité et que sa franchise, les Spurs de San Antonio, paraissait enfin calibrée pour lutter pour une place en playoffs après plusieurs saisons dans les bas-fonds du classement de la Conférence Ouest. Seulement, nous n’imaginions pas que six mois après, le géant tricolore serait à la lutte pour le titre de Most Valuable Player (MVP) et que San Antonio achèverait la saison régulière à la deuxième place de sa conférence.

Les playoffs en ligne de mire

Pour y parvenir, les hommes de Mitch Johnson ont pu compter sur un Victor Wembanyama entré dans une autre dimension, quand le Français a lui profité d’une équipe sortie renforcée de l’intersaison et armée pour se battre aux avant-postes. Ainsi, collectivement, on retiendra deux choses. D’abord non pas une mais deux folles séries de onze succès de rang, et seulement deux défaites en 29 rencontres entre début février et début avril. Par ailleurs, on se souviendra que les Spurs ont terrassé le Thunder d’Oklahoma City de Shai Gilgeous-Alexander, grand favori pour le titre. Les deux franchises se sont affrontées cinq fois (dont une lors de la NBA Cup) et les Spurs l’ont emporté à quatre reprises, avec notamment un cinglant 130-110 à la veille de Noël.

De son côté, Victor Wembanyama signe logiquement sa plus belle saison jusqu’à présent. S’il n’a pas battu son record de points (50 contre les Wizards en 2024), il a cependant soigné sa ligne de statistiques, affichant un bilan de 25 points, 11,5 rebonds, 3,1 passes et 3,1 contres. S’il effectue en moyenne un tout petit peu moins de passes (un fait corrélé à l’arrivée de De’Aaron Fox dans l’équipe) et de contres par match au regard des saisons précédentes, son total de points et de rebonds ne cesse de grimper (21,4 et 24,3 points par match, 10,6 et 11 rebonds par match en 2023/2024 et 2024/2025).

Seulement, Wemby joue en moyenne 4 minutes de moins par match par rapport à l’an dernier, ce qui permet de prendre la mesure de ces statistiques. De surcroît, le Français perd beaucoup moins de ballons : seulement 2,4 par match contre 3,2 l’an dernier.

Un Wemby record, candidat au titre de MVP

Ainsi, sa saison a été marquée par quelques performances retentissantes à l’image de ses cinq matchs à plus de 40 points (dont un dernier ponctué d’un record ce samedi) et surtout du double double le plus rapide de l’histoire de la NBA le 31 mars dernier. Contre les Bulls, Wembanyama n’a eu besoin que de huit minutes pour casser la barrière des 10 points et 10 rebonds, soit une de moins qu’Andre Drummond, qui détenait jusqu’à présent le record depuis 2022.



Assez logiquement, de telles performances ont non seulement permis au Français d’être All Star à nouveau, joueur du mois en février, défenseur du mois en janvier, février et mars, mais plus encore de s’inscrire comme un prétendant crédible à la distinction de MVP. Il faudra toutefois que le panel de 100 journalistes lui offre plus de crédit qu’à Shai Gilgeous-Alexander et Nikola Jokić. Le premier semble le mieux placé pour sa propre succession tandis que le second a marqué de gros points ces dernières semaines, se montrant notamment plus clutch que le Français en fin de match lors de leur face-à-face il y a une dizaine de jours.



Quoiqu’il en soit, Wemby devrait devenir le Français le mieux classé de l’histoire. Pour l’heure, c’est Joakim Noah qui détient cet honneur, quatrième en 2013/2014. S’il était nommé MVP, Wembanyama deviendrait par ailleurs le plus jeune joueur de l’histoire à se voir décerner ce statut et devancerait ainsi Derrick Rose, MVP en 2010/2011, à 22 ans et six mois.

Un physique à préserver

Seule ombre au tableau : sa condition physique. Jusqu’au bout, le géant français a flirté avec le seuil des 65 rencontres nécessaires pour postuler aux récompenses individuelles de fin de saison. La faute notamment à une blessure au mollet qui l’a éloigné des parquets douze matchs de suite entre novembre et décembre. S’en est suivie une autre alerte à la veille du Nouvel An, avec une hyperextension du genou gauche, l’obligeant à manquer deux autres rencontres. Ainsi, des onze matchs qu’il a disputés entre le 14 décembre et le 16 janvier, pas une fois Mitch Johnson ne l’a fait jouer plus de 28 minutes. De facto, son temps de jeu moyen a dégringolé, passant de 33,2 minutes par match l’an dernier à 29,2 cette année.

Un management qui a continué de manière plus occasionnelle lors des derniers mois mais avec l’ambition cette fois-ci d’arriver à 100% aux playoffs. Cela aurait pu ne pas être le cas après une alerte aux côtes la semaine dernière. Reste à voir s’il sera totalement au top au moment de débuter ses premiers playoffs le week-end prochain.

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *