Qualifications Euro handball féminin 2026 : Les Bleues enchaînent en Finlande
EURO HANDBALL FÉMININ 2026 – Deuxième succès en autant de matchs pour la France en qualifications, avec la victoire en Finlande (32-15). Les Bleues ont été sérieuses sans être ultra-brillantes, face à un adversaire plus faible, mais coriace. C’est une semaine positive, tant au niveau des résultats, qu’au niveau du travail.
Deux matchs, deux victoires et une impression de solidité. Bien sûr, on est loin de la Norvège, Suède ou Danemark, qui seront les épouvantails des Bleues sur la route de leur défense du titre mondial acquis en 2023, mais cela fait toujours du bien de gagner. En cela, la semaine est forcément réussie pour les joueuses de Sébastien Gardillou. Qui ont largement dominé, ce dimanche après-midi, la Finlande (32-15). Une équipe courageuse, mais trop limitée pour espérer faire douter cette équipe de France sur une heure. Des Bleues en construction, avec quelques certitudes, mais aussi des axes de travail pour la suite.
VICTOIRE ! 🇫🇮15-32🇫🇷
C’est terminé ! Les BLEUES s’imposent face à la Finlande et signent une deuxième victoire en deux matchs sur cette semaine internationale ! 💪
Bravo les filles ! 👏#BleuetFier pic.twitter.com/gtc7c6Tc5p— Equipes de France de Handball (@FRAHandball) October 19, 2025
Des Bleues solides, mais pas saignantes dans le premier acte
On savait que le match serait plus compliqué que contre le Kosovo, où les Bleues ont déroulé (43-12), mais on ne s’attendait sans doute pas à un tel début de match. Sept minutes sans marquer pour les Françaises et des Finlandaises qui mènent rapidement 3-0 (7ème). Une petite gifle, les mais Françaises n’ont pas tendu l’autre joue. Emma Jacques sonne la charge et avec un peu plus de sérieux, l’écart est comblé deux minutes plus tard. Elles enchaîneront six buts de rang (3-6, 14ème). Pour autant, tout n’est pas parfait, loin de là. Les Tricolores ont rendu trop de ballonS (37 % d’efficacité en attaque) et ont globalement peiné sur attaque placée. Face à une équipe qui monte en puissance, qui a accroché longtemps la Croatie ce mercredi, il faut en mettre plus que contre le Kosovo (5-7, 18ème).
Suffisant pour faire la course en tête et creuser petit à petit l’écart (7-11, 25ème puis 7-13, 29ème). Avec toujours une défense solide, qui a pris moins de dix buts, dont quatre sur les 23 dernières minutes de ce premier acte. Mais les soucis offensifs, parfois entrevus lors de l’Euro 2024, ne sont pas encore totalement de lointains souvenirs, même si l’apport du banc (et de Clarisse Mairot) a apporté au collectif. Favorites de la partie, il était important pour les joueuses de Sébastien Gardillou de marquer leur territoire et ne pas voir le doute s’installer. Mais ce premier acte montre qu’il y a du travail, alors que le mondial 2025 se profile, avec la défense du titre acquis en 2023. Néanmoins, les Bleues basculent largement en tête (7-14).
La jeunesse utilisée en fin de match
Défensivement, les Françaises ont poursuivi avec un grand sérieux. En encaissant encore une fois moins de dix buts dans le second acte. Qui a permis à Camille Depuiset de se faire plaisir dans les cages (6/14 ce dimanche après midi, alors que Floriane André a réalisé une parade de plus dans le premier acte). Les Françaises n’ont encaissé qu’un seul but en 13 minutes, pour creuser rapidement l’écart (8-18, 38ème puis 12-24, 48ème). Sans être parfaites, les Bleues ont haussé le curseur offensivement (18 buts dans le second acte et 42 % d’efficacité offensive sur l’ensemble du match). Surtout, Sébastien Gardillou a pu tester ses joueuses, dont les plus jeunes. Avec, à un moment, une équipe qui ressemble furieusement à celle championne du monde U20 en 2024. Avec Enola et Lylou Borg, Lilou Pintat ou encore Nina Dury.
Et ça, c’est peut-être la meilleure nouvelle de ce dimanche, avec la défense solide (les Finlandaises n’ont tiré que 33 fois au but, preuve de leur impuissance). Ce réservoir qui semble presque inépuisable en équipe de France. Avec une quantité de jeunes joueuses déjà très performantes. Certaines sûrement un peu tendres pour prétendre à participer au mondial. Alors que d’autres frappent déjà très fort à la porte. Comme Nina Dury, encore auteure de quatre buts, sur un poste d’aile gauche ouvert, en l’absence de Chloé Valentini. Sans avoir marqué beaucoup de buts, Pauletta Foppa (trois buts) a été indispensable défensivement et a été élue meilleure joueuse du match. C’est devenue la joueuse majeure de la France dans ce secteur. Elle a été utilisée dans tous les dispositifs défensifs.


