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Foot français : les 4 faits marquants du mois de janvier

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Le mois de janvier a été marqué très largement par la disparition d’Emiliano Sala. On a alors vu que tous les acteurs et les amateurs de football étaient une véritable famille. Auparavant, il y a eu d’autres faits marquants dans le football français comme les polémiques sur la VAR mais aussi le traitement des supporters et la magie de la Coupe de France qui disparaît peu à peu.

1) Le football mondial uni autour d’Emiliano Sala

Depuis une semaine, l’ensemble du football français témoigne de son attachement à l’attaquant argentin. Après être revenu dire au revoir à son ancien staff et à ses anciens coéquipiers, les radars ont perdu le signal de l’avion dans lequel il était monté pour retourner à Cardiff lundi soir. Dès le lendemain, les supporters des Canaris se sont réunis à la Place Royale, lieu traditionnellement où l’on a observé des scènes populaires comme lors des grandes heures du FC Nantes. Le club a ensuite permis de montrer des marques de soutien devant les grilles du centre d’entraînement de la Jonelière et du Stade de la Beaujoire.

Sur les réseaux sociaux, on a vu les rivalités disparaître entre supporters et de nombreux messages de soutien venant de joueurs de Ligue 1 et de l’étranger. Même l’idole de jeunesse de l’ancien attaquant de Bordeaux, l’Argentin Gabriel Batistuta a relayé un message de soutien. Durant le week-end, dans les tribunes des stade de football, on a souvent entendu le chant en l’honneur d’Emiliano Sala à la 9e minute de chaque rencontre.

À l’heure actuelle, aucune trace de l’avion, du pilote ou de celui qui était le co-meilleur buteur de Ligue 1, avec le Parisien Kylian Mbappé au soir de la trêve hivernale. Vendredi, la police de Guernesey annonçait qu’elle mettait fin aux recherches. Dès lors, de nombreux supporters et joueurs de football ont participé à la cagnotte ouverte par l’agent du joueur ayant pour but de financer les recherches, et qui a dépassé 300 000€. Aujourd’hui, les recherches sous-marines vont débuter. Ce soir, les hommes de Vahid joueront un match rempli d’émotion face à Saint-Étienne où le score n’aura guère d’importance pour les supporters.

Tant qu’Emiliano Sala n’a pas été retrouvé, sa famille et ses proches ne feront pas le deuil et auront toujours l’espoir de le retrouver vivant. C’est pour cette raison que ce soir, il ne s’agira pas de rendre hommage à Emi comme le surnomment beaucoup de supporters nantais, mais de montrer que l’ensemble du club (direction, entraîneurs, joueurs et supporters) garde espoir de le revoir jouer au football.

2) Le traitement des supporters ne s’améliore pas en 2019

L’année 2019 n’a pas bien commencé pour les amoureux du ballon rond en France. En effet, les supporters rennais, lors de leur déplacement, à Nantes à la mi-janvier, ont vécu un calvaire. On les a forcés à rester dans les cars jusqu’à 15 minutes avant le coup d’envoi. La cause, un dispositif disproportionné consistant à faire descendre les supporters rouge et noir, car par car, ce qui a causé beaucoup d’agacement. Trois personnes ont tenté de sortir mais les gendarmes ont répondu par la violence et les ont matraqués. Résultat, deux personnes ont été transférées au CHU de Nantes et une personne placée en garde à vue pour violences sur une personne dépositaire de l’autorité publique.

De son côté, l’Olympique de Marseille et l’ensemble de ses supporters sont victimes de la personne qui a introduit le pétard et qui a explosé aux pieds des deux joueurs marseillais Jordan Amavi et Kevin Strootman. L’événement a causé l’interruption de la rencontre, vendredi, pendant plus de 30 minutes, face aux Lillois. En effet, la Ligue a décidé de condamner le club olympien à jouer toutes ses rencontres à huis clos à titre conservatoire. Une décision qui est injuste dans le sens où l’acte d’un seul en punit 60 000 autres. Elle est d’autant plus incompréhensible car généralement, lorsqu’il y a des incidents, seule la tribune est logiquement concernée.

Les supporters rennais lors de la rencontre à Nantes – SIPA

3) La Coupe de France perd de son attrait et de sa magie

La Coupe de France fête cette année ses 102 ans. Il s’agit là de la doyenne des compétitions et de la plus prestigieuse grâce à son histoire. Les 32èmes et 16èmes de finale de la Coupe de France se sont déroulés au mois de janvier et ont apporté leurs lots de surprises. Cependant, les stades sont pour la plupart vides à partir des 16ème de finale. La raison, le diffuseur Eurosport, qui conjointement avec la Fédération, décide que les matchs se déroulent à des horaires contraignants, comme le samedi à 13h lors des 32èmes de finale et le mardi et le mercredi à 18h30. Les supporters qui travaillent se retrouvent alors dans l’impossibilité de suivre la rencontre.

Les supporters visiteurs, eux, sont complètement oubliés comme bien souvent. La dernière preuve de ce triste constat s’est déroulée vendredi dernier. La Fédération, contre toute attente, a une nouvelle fois reporté le 16ème de finale opposant l’Entente Sannois Saint-Gratien et le FC Nantes qui devait se jouer deux jours plus tard. De nombreux supporters des Canaris avaient prévu de faire le déplacement en région parisienne, d’autant plus qu’il s’agissait là en théorie du premier match après la disparition de l’ancien attaquant des Jaune et Vert, Emiliano Sala. La raison du report est pour le moins lunaire. Il s’agit d’un problème de plancher d’une tribune, en plus ouverte par le club francilien, qui attendait davantage de monde le samedi par rapport à la date initiale du mercredi. Pour l’entraîneur du FC Nantes, il s’agit là d’un manque de professionnalisme. Sportivement, pour les clubs amateurs, il n’est pas simple de jouer en semaine car la plupart des joueurs travaille en parallèle.

Enfin, on oublie pas de souligner qu’il est également regrettable que le règlement impose aux clubs d’Outre-Mer de se déplacer systématiquement en Métropole. Elle rend quasiment impossible la possibilité de se rendre au-delà des 32èmes de finale qui est le stade de la compétition où bien souvent, les clubs outre-marins s’arrêtent. La Coupe de France perd peu à peu de sa magie et de ses valeurs.

4) La VAR aura beaucoup fait parler d’elle

Lors de nombreuses rencontres de ce mois de janvier, la VAR a été à l’origine de nombreux débats. Lorsqu’elle fonctionne qu’une mi-temps, mais également quand elle permet à l’arbitre de revenir sur sa décision et d’annuler un but à cause d’une faute discutable lors de Marseille – Monaco. A l’inverse, elle n’a pas été consultée lorsque l’arbitre a pris la décision de ne pas siffler penalty après une faute évidente durant Lyon-Reims ou de ne pas sortir de carton rouge indiscutable lors de Paris – Rennes.

Tous les cas de figure permettent de rappeler à ceux qui en doutaient que la technologie n’est pas infaillible et ne remplace pas l’Homme. L’arbitre, lui, commet des erreurs et a parfois un ego qui ne changera pas sa décision, quand bien même il se tromperait. Désormais, il apparaît impératif que les instances du football se penchent sur divers moyens pour que l’objectif initial de réduire le nombre d’injustices dans le football soit rempli. Cela permettrait d’éteindre les polémiques et de mettre tout le monde sur un pied d’égalité.

Nelson Emane

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