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Quentin Fillon Maillet : « Les objectifs seront les mêmes »

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AFP

BIATHLON – Troisième de la Coupe du monde 2019-2020 et champion du monde avec le relais masculin à Antholz, Quentin Fillon Maillet a répondu aux journalistes lors d’un point presse en visioconférence, organisé ce jeudi. 

Sorti du confinement dans son Jura natal, Quentin Fillon Maillet voit, comme l’ensemble de l’équipe de France de biathlon, le bout du tunnel. Le nouveau chef de file des Bleus a repris la course à pied et le ski roues, avant de reprendre le tir lundi prochain. Le natif de Champagnole est d’abord revenu sur la saison passée, avec du bon et du moins bon, selon le principal intéressé. « Il y a eu de bons résultats, mais avec une petite part de déception car j’étais proche de mes gros objectifs. Cela laisse un petit goût d’inachevé », déclare-t-il dans un état d’esprit conquérant pour la saison 2020-2021. « Les objectifs seront les mêmes », prévient-il.

En pleine réflexion sur sa stratégie de préparation en vue de la prochaine Coupe du monde, QFM est revenu sur son confinement. « Je ne suis pas du tout quelqu’un qui va se morfondre » assume-t-il. « Il y a toujours du positif, quoiqu’il se passe. Il faut juste savoir s’adapter et cela permet de voir les choses autrement. […] Personnellement, en temps normal, je passe plus de temps avec mes coéquipiers de l’équipe de France qu’avec ma copine. Là, j’ai passé deux mois complets avec elle, elle s’en est réjouie ». Un mal pour un bien en somme.

La retraite de Johannes Boe en 2026

Interrogé par nos confrères sur l’annonce de Johannes Boe concernant sa probable retraite à l’issue des JO de 2026, Quentin Fillon Maillet n’a pas manqué de réagir avec humour. Le biathlète de 27 ans prévient néanmoins qu’il faut être vigilant sur le sens de la déclaration du Norvégien.

C’est sûr que Johannes Boe est un adversaire de taille. Après, ça me fait un peu rire ce genre d’annonce. Il annonce qu’il sera là jusqu’en 2026 si tout se passe bien. Mais si la saison prochaine il n’a plus les mêmes résultats ou qu’une quelconque raison le pousse à arrêter, peut-être qu’il n’arrivera pas jusqu’en 2026. À mon avis, le sens, ce n’est pas « je vais jusqu’en 2026 », c’est plutôt « j’ai envie d’aller jusqu’en 2026 ».

Quentin Fillon Maillet, lui, ne se fixe pas de date pour sa fin de carrière. Toujours concernant le double vainqueur en titre du gros globe de cristal, ce dernier a récemment déclaré qu’il n’irait probablement pas à Pékin pour l’étape pré-olympique (26/02 au 1/03/21). Le Français semble sur la même longueur d’ondes. « Stratégiquement, par rapport à la fatigue engrangée sur toute une saison, s’il y a une étape à éviter, c’est à mon sens la pré-olympique » affirme-t-il.

« Je prends l’exemple d’Emil Svendsen qui n’a fait aucune étape pré-olympique et qui pour le coup, n’est pas revenu sans médaille l’année suivante. » Quand on sait que cette étape chinoise aura lieu cinq jours après la fin des Mondiaux de Pokljuka, il est facile d’imaginer que beaucoup de biathlètes ne feront pas le déplacement. Néanmoins, le Tricolore prévient. « Je déciderai en temps voulu. Si je suis bien placé au général, j’irai sur toutes les étapes. » Voilà qui est dit.

Biathlon - Pokljuka - Quentin Fillon Maillet remporte la mass start

Quentin Fillon Maillet lors du relais masculin de Ruhpolding, en janvier dernier – AFP

L’arrivée du super-sprint en Coupe du monde

Durant le point presse, nous avons interrogé Quentin Fillon Maillet sur l’arrivée du super-sprint au calendrier. Comme Johannes Boe il y a peu, l’homme aux 26 podiums individuels en Coupe du monde semble plutôt dubitatif. Et pour cause.

C’est une épreuve sur laquelle je n’ai pas encore couru. J’ai juste eu les retours d’Antonin (Guigonnat) et Fabien (Claude) qui eux ont couru sur ce format en IBU Cup. Personnellement, je ne suis pas spécialement pour. Les premiers retours, justement, ne sont pas exceptionnels, le tir prenant une place trop importante avec le ski délaissé. Je pense qu’il faut un compromis entre ski et tir. Après, j’ai envie de me faire mon propre avis.

Le leadership en équipe de France

Enfin, Quentin Fillon Maillet a abordé ce nouveau rôle avec les Bleus, suite au départ à la retraite de Martin Fourcade. Troisième du général lors des deux dernières saisons et impressionnant de régularité, le champion du monde du relais masculin à Antholz se sait attendu. Sans pour autant en faire une fixation, bien au contraire.

Il y a un leadership sportif sur lequel je souhaite m’imposer en tant que meilleur français l’hiver prochain. Après, il n’y a pas spécialement de capitaine dans l’équipe. Il y a un aspect de cohésion d’équipe qui est important. Par exemple, j’essaye de donner le maximum d’informations aux plus jeunes et eux peuvent aussi me donner certaines pistes de travail. Cet aspect du leadership, il ne se ressent pas spécialement en équipe de France, je ne souhaite pas instaurer une étiquette de capitaine.

Désormais, Quentin Fillon Maillet va monter en puissance dans sa préparation. Avant de retrouver début juin, à Prémanon (Jura), le reste de l’équipe de France pour le premier stage de la saison.

Dicodusport


Journaliste/Rédacteur depuis septembre 2015 - Mes premiers souvenirs dans le sport ? Les envolées du Stade Toulousain et les duels Villeneuve-Schumacher et Häkkinen-Schumacher à la fin des années 90, la Coupe du monde de football en 1998, l’exploit du XV de France face aux All Blacks en 1999, mais aussi Richard Cœur de Lion qui vole sur les montagnes du Tour de France. Bien parti pour devenir professeur d’EPS, les événements de la vie (et la flemme d’animer des séances de 3x500 mètres toute ma vie) m’ont conduit à revoir mes plans. Me voilà depuis fin 2017 sur Dicodusport, média grâce (et pour) lequel je partage ma passion : le sport dans tous ses états. Le tout accompagné par les fous furieux et folles furieuses cités sur cette page !

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