Nous suivre
JO d'hiver 2026

Qui est Violette Braun, la valeur montante du patinage de vitesse français ?

Etienne Goursaud

Publié le

Qui est Violette Braun, la valeur montante française du patinage de vitesse ?
Photo Fédération Française de Roller et Skateboard

PATINAGE DE VITESSE – Portrait de Violette Braun, 19 ans, valeur montante du patinage de vitesse tricolore.

Violette Braun, recordwoman de France à seulement 19 ans

Violette Braun, retenez bien ce nom, car on pourrait vite en reparler. Pourquoi pas dès les Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026, au mois de février prochain. Spécialiste du patinage de vitesse, la Française n’a que 19 ans, mais elle est déjà considérée comme l’une des grandes promesses de sa discipline. Et ce ne sont pas seulement les observateurs français qui le disent, mais aussi les Néerlandais, référence mondiale dans ce sport.

Que ce soit sur 3 000 m ou sur 5 000 m, deux distances sur lesquelles elle vient de briller, Violette Braun a frappé fort. Initialement pressentie pour disputer les JO 2030, la trajectoire de sa carrière s’est considérablement accélérée ces derniers mois.

Son début d’hiver est très probant. À Calgary, elle a établi un nouveau record de France du 3 000 m, devenant la première tricolore à passer sous la barre des quatre minutes, avec un chrono de 3:59.794. Un record synonyme de quota olympique pour la France, une première chez les femmes depuis 1988. Une éternité effacée.

Si elle n’est pas encore officiellement qualifiée pour l’Italie, il serait toutefois très surprenant de ne pas la voir aux Jeux. D’autant plus qu’elle s’est également illustrée sur 5 000 m, distance sur laquelle elle a pulvérisé le record de France début décembre à Heerenveen, aux Pays-Bas, en 6:57.064. Si ce chrono ne lui permet pas encore de décrocher un second quota, un repêchage reste envisageable. Quoi qu’il en soit, son quota sur 3 000 m lui ouvre déjà les portes de l’Italie.

Tombée amoureuse du patinage de vitesse en 2018 grâce à un reportage télé

Ces performances sont d’autant plus impressionnantes qu’elle n’a commencé le patinage de vitesse sur glace qu’à l’occasion de la saison 2023-2024. Comme beaucoup, Violette Braun s’est d’abord illustrée en roller, avec une participation aux championnats d’Europe jeunes, puis aux championnats du monde en 2023. C’est à cette occasion qu’elle est repérée par Alain Nègre, entraîneur national de l’équipe de France.

« Il m’a dit d’essayer, alors je me suis lancée », raconte Violette Braun, lors d’une conférence de presse de l’équipe de France. « C’est un sport que je voulais essayer depuis 2018, après un reportage de l’émission Stade 2 sur Alexis Contin, triple médaillé mondial et idole de tous les jeunes patineurs. J’ai commencé à regarder les épreuves aux Jeux Olympiques et je suis rapidement tombée amoureuse de ce sport », poursuit-elle.





Il s’écoule pourtant près de cinq ans avant qu’elle ne puisse enfin essayer cette discipline, jugée trop onéreuse pour celle qui est issue d’un milieu modeste. « J’ai fait quinze jours d’initiation avec Tristan Loy, ancien patineur de vitesse ayant participé à des Coupes du monde, pour faire la passerelle entre le roller et la glace ». La révélation est immédiate : « J’ai tout de suite eu un vrai amour pour ce sport », confie Violette Braun.

Un amour qu’elle explique ainsi : « J’aime les sensations de glisse, j’ai tout de suite eu l’impression de voler, cela va plus vite qu’en roller. J’aime les efforts solitaires, durs, où l’on ne doit penser qu’à soi et à son effort. Il ne faut pas avoir peur d’avoir les jambes exterminées à la fin d’une course et le goût du sang dans la gorge. Savoir se faire mal seule ».

Une progression spectaculaire et des limites encore inconnues

Cette progression fulgurante pourrait faire de Violette Braun une outsider crédible en Italie. Si l’expérience ne sera pas encore totalement de son côté, son insouciance et le fait de n’avoir rien à perdre peuvent jouer en sa faveur, tout comme ses qualités de résistance. « Je pense que je suis dure au mal, je sais aller loin dans l’effort. Je suis très perfectionniste. Ce sont deux qualités qui m’aident dans ma progression », explique-t-elle.

La principale intéressée reconnaît elle-même être la première surprise de cette ascension rapide : « C’est une grande satisfaction, car depuis toute petite, mon entraîneur me répète que le travail finit par payer. Et il avait raison. C’est une surprise, dans le bon sens du terme », confie Violette Braun.

S’entraîner avec le groupe de l’équipe de France a également pu accélérer sa progression. Un collectif en pleine émulation, en train de réaliser quelque chose d’historique avec sept quotas décrochés pour les Jeux Olympiques 2026, alors qu’aucun n’avait été obtenu quatre ans plus tôt pour Pékin.

« Je me suis longtemps entraînée seule. S’entraîner avec les garçons est à la fois génial et compliqué, mais cela crée une vraie émulation. Les résultats de chacun nous tirent vers le haut, et cela ne peut être que bénéfique », explique Violette Braun, tout en reconnaissant la difficulté physique de ces séances. Forte de ses progrès, elle fait désormais partie des Tricolores sur lesquels il faudra garder un œil attentif dans les semaines à venir.

Dicodusport vous conseille

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *