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Qui sont les favoris pour le maillot blanc du Tour de France 2025 ?

Victor Clot-Amiot

Publié le

Qui sont les favoris pour le maillot blanc du Tour de France 2025
Photo Icon Sport

TOUR DE FRANCE 2025 – Qui succèdera à Remco Evenepoel au palmarès du classement du maillot blanc de meilleur jeune ? Dicodusport passe en revue les prétendants à la tunique.

Qui succèdera à Remco Evenepoel ?

L’an dernier, Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step) n’avait pour ainsi dire pas le moindre rival à l’arrivée finale dans les rues de Nice. Le Belge a de fait conservé sa tunique blanche de meilleur jeune acquise dès la deuxième étape en terminant l’épreuve avec plus d’un quart d’heure d’avance sur son dauphin ibérique Carlos Rodríguez (INEOS Grenadiers). Cette année, ils sont plusieurs à pouvoir espérer inscrire leur nom au palmarès de ce classement annexe de la Grande boucle. Entre favoris et outsiders, la course au titre de meilleur jeune promet de belles passes d’armes au cours du mois de juillet.

Pour succéder au Belge, il faudra cependant courir de manière intelligente, éviter les chutes au sein d’un peloton tendu sur les premières étapes ou au contraire trop relâché et fatigué à mesure que la course avancera. Il faudra aussi éviter les bordures alors que des étapes comme celle qui conduira les coureurs vers Dunkerque pourraient permettre la formation d’éventails. D’autres pré-requis seront nécessaires : s’il faudra être dans le coup lors du contre-la-montre de Caen, il faudra surtout ne pas connaître de grosse défaillance dans les Pyrénées et dans les Alpes ou alors, pire qu’un au-revoir à tout espoir de maillot blanc à Paris, cela pourrait être un adieu pur et simple à toute possibilité de bien figurer au classement général.

Les favoris

Remco Evenepoel

Si le Belge n’a pas été en mesure de batailler avec Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard sur les routes du Critérium du Dauphiné, il reste néanmoins le favori à sa propre succession. Cette édition sera la dernière lors de laquelle il pourrait prétendre à cette distinction puisqu’il a fêté ses 25 ans en janvier. Impliqué dans un accident en décembre dernier, le champion du monde 2022 a dû prendre le temps de panser ses plaies. Si sa reprise a été couronnée de succès puisqu’il s’est imposé mi-avril sur la Flèche Brabançonne, la suite a été plus délicate, en atteste sa 59ème place à Liège-Bastogne-Liège.
Cinquième du Tour de Romandie, quatrième du Critérium du Dauphiné, Evenepoel se cherche encore sur les courses par étapes. Il pourrait cependant faire jouer ses qualités de rouleur pour s’emparer rapidement du maillot à l’issue du contre-la-montre de Caen. Comptant déjà deux victoires dans cet exercice cette saison, on le sait à l’aise et en mesure de frapper fort dès la première semaine. Par ailleurs, son début de saison tardif pourrait lui donner davantage de fraîcheur en troisième semaine puisqu’il ne totalise pour l’instant que 17 jours de course, beaucoup moins que certains autres coureurs en lice.

Florian Lipowitz

Difficile de ne pas faire figurer Florian Lipowitz dans notre liste de favoris dans la mesure où l’Allemand a terminé meilleur jeune sur le Critérium du Dauphiné en devançant Remco Evenepoel. Cette saison semble être celle de l’explosion pour celui qui s’était révélé en 2023 en remportant le Tour de République Tchèque. Il a notamment terminé deuxième de Paris – Nice, quatrième sur le Tour du Pays Basque et troisième sur le Critérium du Dauphiné. Ces performances lui ont à chaque fois permis de terminer meilleur coureur de moins de 25 ans et donc de remporter le classement de meilleur jeune sur Paris – Nice et sur le Critérium. Sur le Tour du Pays Basque en revanche, il n’était pas éligible à ce maillot puisque la course a la spécificité de réserver le classement du meilleur jeune aux coureurs de moins de 23 ans.
Toutefois, à la différence du Belge qui sera le leader de sa formation, Lipowitz endossera le rôle d’équipier de Primoz Roglic. Sur le papier du moins puisque le Slovène n’a terminé qu’un des trois derniers grands tours auquel il a participé. Cela étant, il plane encore quelques doutes quant à sa capacité à tenir sur trois semaines. Excellent en moyenne montagne, le Tour sera pour lui un révélateur puisqu’il ne compte qu’une participation en grand tour pour l’heure. Il avait ainsi terminé la Vuelta à la septième place l’an dernier alors que quatre des six premiers sortaient du Tour de France.

Mattias Skjelmose

Le Danois disputera cette année son deuxième Tour de France après une vingt-neuvième place finale en 2023. Cette année-là, il s’était révélé au grand public quelques jours auparavant en remportant le Tour de Suisse, concrétisant ainsi un excellent début de saison. Encore un peu tendre pour jouer le général sur trois semaines, on l’avait plutôt vu à l’offensive en tentant régulièrement de se glisser dans des échappées. Entre temps, Skjelmose a pris de l’âge et du galon en terminant cinquième de la Vuelta l’an dernier et en remportant l’Amstel cette année. À 24 ans, il s’agit de sa meilleure et dernière chance pour remporter le maillot blanc sur le Tour.

Toutefois, sur le papier, la Lidl – Trek devrait envoyer sur le Tour de France une équipe destinée à entourer du mieux possible son sprinteur, Jonathan Milan. Le Danois risque ainsi de se retrouver assez seul lorsque la route s’élèvera. On peut penser que le capitaine de route Julien Bernard sera capable d’épauler son grimpeur pendant quelques kilomètres lorsque la pente affichera un pourcentage supérieur à 5% mais rien n’indique qu’il sera suffisamment entouré sur trois semaines pour prétendre au maillot blanc.

Les outsiders

Nombreux sont ceux qui peuvent prétendre à endosser le maillot blanc à Paris s’il devait arriver des mésaventures aux trois noms cités plus haut. On pense en premier lieu à Carlos Rodriguez à nouveau bien que l’Espagnol soit plutôt discret cette saison sur les courses à étapes. Son meilleur résultat reste une sixième place sur les routes du Tour de Romandie. Lennert Van Eetvelt (Lotto) pourrait jouer le général, mais tout comme Lipowitz, on scrutera sa capacité à tenir la distance sur trois semaines, lui qui n’a terminé qu’un seul grand tour jusqu’à présent.

Oscar Onley (Team Picnic PostNL) réalise lui une saison très solide. Quatrième sur le Tour Down Under, cinquième sur l’UAE Tour et neuvième sur le Tour du Pays Basque, le Britannique a montré qu’il était en forme grâce à sa toute récente troisième place sur le Tour de Suisse. En revanche, il faudra surveiller sa forme en troisième semaine puisqu’il totalise déjà 39 jours de course. En sa qualité de tenant du titre sur le Tour de l’Avenir, il conviendra aussi de garder un œil sur Joseph Blackmore (Israel – Premier Tech) qui découvrira les grands tours sur les routes du Tour de France.





Les chances françaises

Deux noms se détachent côté français. D’abord, Kévin Vauquelin (Arkéa – B&B Hotels). Le Français vient tout juste de terminer deuxième du Tour de Suisse, mais paraît encore trop tendre pour jouer le général. S’il avait pris de l’avance sur João Almeida au soir de la première étape, il a néanmoins concédé près de quatre minutes au vainqueur portugais sur le reste de la semaine. Jouer le général ne semble pas être sa meilleure option et on pourrait plutôt le retrouver à l’attaque pour chercher des étapes.

Lenny Martinez réalise quant à lui un début de saison impressionnant, fort de trois victoires en World Tour lorsque la route s’élevait. Il sera sans doute la meilleure carte française pour le classement général avec Guillaume Martin-Guyonnet. Seulement, le grimpeur de la Bahrain Victorious totalise déjà 39 jours de course et il n’est pas impossible que d’un instant à l’autre, ses espoirs de classement général s’envolent complètement à l’image du dernier Critérium du Dauphiné où il avait perdu 35 minutes lors de la septième étape. Encore faut-il que le général soit son objectif et rien n’est moins sûr !

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