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Rudi Garcia, la Ligue des Champions en trompe-l’œil

Nicolas Jacquemard

Publié le

OL : Quatre pistes pour remplacer Rudi Garcia
Icon Sport

FOOTBALL – L’Olympique Lyonnais a de nouveau concédé un match nul face à l’Olympique de Marseille dimanche (1-1), en ayant joué pourtant plus de 70 minutes en supériorité numérique. 

L’été lyonnais a été ensoleillé, avec une demi-finale de Ligue des Champions et deux exploits face à des géants d’Europe, la Juventus et Manchester City. Ce parcours a donné du crédit à l’entraîneur des Gones, Rudi Garcia, alors que son bilan à la tête de l’équipe est très loin des attentes. L’ancien coach du LOSC et de l’OM n’a remporté que 45% des 42 matchs lors desquels il a été assis sur le banc de touche. Qui plus est, l’Olympique Lyonnais n’avait pas affiché autant de pauvreté dans le jeu proposé depuis de très nombreuses années.

La Ligue des Champions, la bouée de sauvetage

Si l’OL a réussi deux vrais exploits lors de sa campagne en août, il faut les remettre dans le contexte. Et prendre en compte tous les facteurs. Sur ces deux matchs, face à la Juve et City, Lyon a été largement dominé avec une possession très faible et un bloc très bas, permettant de jouer le contre. En Ligue 1, à part contre le PSG, l’OL a le ballon et le schéma appliqué lors de cette campagne européenne ne peut pas être reproduit. Jouer en dominant ou en étant dominé sont deux choses bien différentes. Et si Rudi Garcia a montré qu’il avait des idées dans l’un des deux cas, il est aussi impuissant dans l’autre qui est pourtant le plus fréquent. Car celui de presque tous les matchs de championnat.

Depuis le début de la saison, excepté lors du premier match face à Dijon, les Rhodaniens sont incapables de proposer quelque chose en ayant la possession du ballon. Et encore plus face à des équipes regroupées jouant très bas. Conséquence, les équipes mettent le bus quand ils affrontent Lyon. La seule chose proposée par les joueurs lyonnais sont des centres en pagaille, sans aucune construction. Des centres tellement prévisibles que les défenses ont à peine besoin de s’employer pour les repousser. En 6 matchs de championnat, les Lyonnais ont centré 209 fois, soit plus de 35 centres par match. Pour seulement deux buts marqués, face à Dijon, donc CSC après un centre de Memphis Depay et un but du Néerlandais après un centre de Toko Ekambi.

Des choix d’hommes à défaut d’être tactiques

Le technicien français fait des choix d’hommes, et n’a pas hésité à mettre certains cadres sur le banc, notamment face à Marseille. Mais s’il change les joueurs, la copie rendue est exactement la même à chaque match. Pourquoi ? Car le plan de jeu et l’organisation tactique mis en place, difficilement perceptibles, ne changent pas malgré les difficultés rencontrées. Houssem Aouar, la seule satisfaction lyonnaise de ce début de saison, se démène dans l’entrejeu. Mais les mouvements de ses partenaires ne lui permettent que trop peu souvent de créer des décalages.

Après 6 journées, le Lyon de Garcia pointe au 14ème rang de la Ligue 1. Mais au-delà du classement, c’est la manière qui inquiète pour la suite des opérations. En fin de contrat dans quelques mois, le coach de 56 ans va devoir proposer autre chose s’il veut espérer une prolongation. Et il ne pourra pas trouver l’excuse de la qualité de son groupe. Lyon a en effet toujours l’un des meilleurs effectifs du championnat.



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