Rudy Gobert positif au coronavirus, la saison NBA suspendue
Alors que la possibilité de matchs à huis clos était envisagée depuis plusieurs jours en NBA, l’annonce de la positivité de Rudy Gobert au coronavirus a conduit la ligue à suspendre temporairement sa saison. Les instances de la NBA doivent maintenant prendre une décision pour la suite. Une suite qui dépendra évidemment de l’évolution de la pandémie au niveau mondial.
1h37 du matin en France. 18h37 à Oklahoma City, aux États-Unis. La rencontre Thunder-Jazz est annoncée reportée, sans raison apparente. Moins d’une heure après, on apprend qu’un des joueurs a été testé positif au coronavirus. Le média The Athletic révèle l’identité de celui-ci : il s’agit du Français Rudy Gobert, pivot du Jazz et absent du match du soir pour « maladie ». Quatre minutes plus tard, la sentence tombe : la NBA suspend sa saison jusqu’à nouvel ordre. Les matchs en cours vont jusqu’à leur fin, dans une ambiance très particulière. Officiellement, la ligue a annoncé vouloir utiliser cette suspension pour réfléchir à la suite des événements : reprendre avec des matchs à huis clos ? stopper la saison ? pour combien de temps ? La réponse à ces questions est encore à déterminer.
Following Rudy Gobert’s positive COVID-19 test, the NBA is in an indefinite suspension. https://t.co/h7YpWMrvGE
— Shams Charania (@ShamsCharania) March 12, 2020
Accélération des événements
Ces derniers jours, des discussions avaient eu lieu entre dirigeants des franchises et de la ligue pour mettre au point un huis-clos généralisé en prévention de l’épidémie. Mais l’annonce de la contamination de Rudy Gobert a précipité les choses. Le pivot français ayant joué contre plusieurs équipes ces derniers jours, un risque de contamination généralisée n’est pas à exclure. C’est pourquoi la NBA n’a préféré prendre aucun risque et suspendre la saison.
La dernière fois qu’une saison NBA a été suspendue remonte à la saison 2011-12, lors du fameux lock-out. La NBA avait à l’époque décrété le report du début de saison, à cause de l’échec des traditionnelles négociations contractuelles de pré-saison entre joueurs et propriétaires de franchises. La saison avait alors été amputée d’une quinzaine de matchs.

