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JO Tokyo 2020

Rugby à 7 – Jeux Olympiques de Tokyo : qui remportera le tournoi féminin ?

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Rugby à 7 - Jeux Olympiques de Tokyo qui remportera le tournoi féminin
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JO TOKYO 2020 – RUGBY À 7 – Le tournoi féminin de rugby à 7 débute jeudi prochain. Si les Néo-Zélandaises seront les grandes favorites, d’autres équipes auront des arguments pour s’emparer du titre comme, par exemple, les Australiennes, tenantes du titre . Les Françaises auront aussi une belle carte à jouer. 

Nouvelle-Zélande

Les Blacks Ferns seront les grandes favorites du tournoi. Depuis 2016, les joueuses néo-zélandaises cumulent des statistiques assez incroyables. En effet, elles ont remporté trois fois le circuit mondial, avec, notamment, 16 étapes remportées sur 22 possibles. Il n’y a qu’en 2018 que le Seven Series leur a échappé. Au final, bien leur en a pris puisque les Kiwis sont devenues championnes du monde cette année-là ! Mais seulement voilà, en 2016, avant les JO de Rio, les Blacks Ferns étaient également favorites pour remporter le premier tournoi olympique de rugby à 7 de l’histoire. Malheureusement pour elles, elles ont chuté face aux Australiennes, en finale.

Depuis quelques saisons, les Néo-Zélandaises dégagent l’impression d’écraser la concurrence. L’équipe est menée par plusieurs stars. Entre Ruby Tui, nommée meilleure joueuse du monde en 2019, ou encore Michaela Blyde, qui a reçu ce titre honorifique lors des deux années précédentes, la Nouvelle-Zélande est bien armée pour ne pas se prendre les pieds dans le tapis une seconde fois. En phase de poules, les Black Ferns devront principalement se méfier de la Grande-Bretagne et de la Russie. Tous les voyants sont donc au vert pour les coéquipières de Sarah Hirini, la capitaine. Malgré tout, il ne faudra pas oublier la désillusion de Rio et ne pas sous-estimer les autres équipes.

Australie

Elles seront les principales adversaires des Blacks Ferns. Il y a cinq ans, ce sont les Australiennes qui ont privé les Néo-Zélandaises du titre olympique. En dehors de ce titre prestigieux, elles sont aussi de sacrées clientes sur le circuit mondial. En effet, dans leur histoire, elles ont déjà remporté six fois le Seven Series (le circuit mondial annuel), dont la dernière fois en 2018, ainsi que deux coupes du monde.

Comme pour la Nouvelle-Zélande, l’Australie dispose de joueuses exceptionnelles et qui sont des stars de leur discipline. Il y a cinq ans, la grande star qui a brillé aux JO de Tokyo s’appelait Charlotte Caslick. Elle sera aussi là, à Tokyo, pour aider l’Australie à conquérir le titre. Malgré l’absence de la rapide ailière Ellia Green, les Pearls pourront compter sur la finisseuse Emma Tonegato. Avant de penser à faire tomber les Néo-Zélandaises, les Australiennes devront sortir de leur poule, qui semble très abordable puisque seuls les Etats-Unis représentent une réelle menace. A Tokyo, les Australiennes feront tout pour accomplir l’exploit de réaliser le doublé olympique.

États-Unis

Comme pour l’équipe masculine, l’équipe féminine de rugby à 7 américaine ne cesse de progresser depuis plusieurs années. En effet, depuis 2016, les Américaines ont déjà remporté deux étapes du circuit mondial, ce qui n’est pas un mince exploit lorsque l’on sait que les Néo-Zélandaises et les Australiennes ont tendance à se partager ces victoires. De plus, lors de leur mondial, en 2018, qui avait lieu à San Francisco, elles ont terminé à la 4ème place.

A Tokyo, c’est dans le groupe C que les Eagles se trouveront. Hormis l’Australie, qui sera une concurrente difficile, le Japon et la Chine ne devraient pas poser beaucoup de problèmes. Parmi les joueuses qui composent cette équipe, on peut relever la présence d’Alev Ketler. Cette ancienne joueuse de football et de hockey sur glace est la meilleure réalisatrice de l’équipe. Les Etats-Unis pourront aussi compter sur les cannes de la flèche Naya Tapper. Au Japon, les femmes auront tout autant de chances de ramener une belle médaille que les hommes.

Canada

Dans le paysage du rugby féminin, le Canada est bien implanté depuis plusieurs années. Que ce soit à XV ou à VII, les équipes canadiennes de rugby féminin sont de vraies clientes. Le plus impressionnant chez l’équipe de rugby à 7, c’est de la voir aussi régulière au haut niveau depuis tant d’années. En effet, en huit participations au circuit mondial, les Canadiennes ont déjà terminé sept fois sur le podium. En 2016, la médaille de bronze olympique était venue récompenser le gros travail entrepris par cette sélection de Seven. Désormais, les Canadiennes en voudront certainement davantage.

Lors de ces JO de Tokyo, elles se trouveront dans la poule B. Leur principal adversaire sera la France et il faudra se méfier des Fidjiennes. Depuis plusieurs saisons, le Canada est porté par des joueuses de classe mondiale. En premier lieu, Ghislaine Landry est l’atout numéro un de cette sélection. En effet, c’est elle qui domine le classement des meilleures réalisatrices, toutes nations confondues, sur le circuit mondial. De plus, des joueuses comme Bianca Farella ou Charity Williams sont capables de faire la différence à tout moment. A Tokyo, les Canadiennes seront donc candidates pour obtenir une très belle médaille.

Grande-Bretagne

Comme l’équipe masculine, les dames du rugby à 7 ont dû passer par un tournoi de qualification pour obtenir le sésame d’entrée aux Jeux de Tokyo. Néanmoins, la Team GB sera très compétitive au Japon car elle sera représentée par les meilleures joueuses de l’Angleterre, nation phare du circuit mondial, ainsi que des joueuses de l’Écosse et du Pays de Galles. En 2016, la Grande-Bretagne avait loupé, de près, le podium et n’a dû se contenter que d’une 4ème place.

A Tokyo, le piège majeur pour cette équipe britannique sera de rester dans les poules. En effet, elles seront, d’une part, opposées aux Black Ferns, grandes favorites, en phase de groupes. D’autre part, elles défieront aussi les Russes, équipe très solide du circuit international. Pour éviter un tel désastre, les Britanniques seront bien sûr armées. Dans leurs rangs, elles pourront compter sur le leadership des co-capitaines Abbie Brown et Megan Jones, ainsi que sur la vitesse de Jasmine Joyce. Ayant échoué tout près d’une médaille olympique il y a cinq ans, les Britanniques seront certainement revanchardes à Tokyo.

France

Les Françaises ont beau être les dernières à avoir obtenu leur ticket pour Tokyo, elles n’en demeurent pas moins prétendantes à une médaille olympique. En effet, si elles n’ont encore jamais remporté d’étapes sur le circuit mondial, elles progressent beaucoup depuis quelques années. Leur année référence reste 2018, au cours de laquelle elles ont fini 3èmes du circuit mondial mais, surtout, vice-championnes du monde de rugby à 7. A Rio, il y a cinq ans, elles avaient terminé en 6ème position du premier tournoi olympique de l’histoire du Seven.

En phases de poules, les Françaises éviteront les deux ogres que représentent la Nouvelle-Zélande et l’Australie. En revanche, elles devront se frotter aux solides canadiennes. Les Fidji et le Brésil seront des adversaires plus abordables. A 35 ans, la capitaine Fanny Horta disputera ses derniers JO. La leader de cette équipe de France sera accompagnée de joueuses très talentueuses, à l’instar des flèches Anne-Cécile Ciofani et Lina Guérin, ainsi que de la sérial-marqueuse Séraphine Okemba. A Tokyo, l’équipe de France aura une vraie carte à jouer.

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Journaliste/Rédacteur depuis octobre 2020 - Bolt qui foudroie le record du monde du 100 mètres, les derniers essais de Dominici, les premières charges dévastatrices de Bastarocket... de beaux souvenirs pour une grande passion, celle du sport. L’histoire du sport aussi. Comprendre le rôle qu’il a eu, celui qu’il a et celui qu’il aura dans notre société. Le sport au passé, au présent, au futur. Le sport tous les jours, matin, midi et soir. A défaut d’être un grand sportif, je suis et je raconte l’actualité et l’histoire des championnes et des champions qui savent se dépasser pour accomplir des merveilles.

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