Rugby à XIII : Le Toulouse Olympique veut sa place en Super League
En finale du Championship pour la 4ème fois lors des cinq dernières saisons, le TO XIII veut retrouver la première division anglaise de rugby à XIII. Mais cette année, l’accession ne passe pas uniquement par une victoire en finale.
Encore parmi les favoris cette saison, le Toulouse Olympique est de retour en finale du Championship (2ème division anglaise de rugby à XIII). Comme en 2021, les Toulousains espèrent remporter l’ultime bataille et retrouver le sommet du rugby à XIII européen. Mais cette année, une donnée change : la montée n’est plus seulement sportive, elle est aussi administrative. De nombreux critères viennent désormais s’ajouter à la victoire en finale pour espérer accéder à l’élite. Alors, le TO XIII sera-t-il en Super League la saison prochaine ?
D’abord, la finale
Il est toutefois important de ne pas mettre la charrue avant les bœufs. En effet, si le ticket d’accession semble tendre les bras aux hommes de Sylvain Houlès, il reste à valider un paramètre essentiel, voire capital, pour espérer rêver à un duo d’équipes françaises en Super League en 2026. Grâce à une saison quasi parfaite, au cours de laquelle les joueurs de la Ville rose ont terminé deuxièmes derrière York, le TO s’est envolé vers les phases finales.
En terminant deuxième du classement, le Toulouse Olympique s’est offert le droit de recevoir la demi-finale à domicile. Dans un stade Ernest-Wallon chauffé à blanc, les Olympiens sont revenus d’entre les morts (0-16, 40’) pour finalement s’imposer avec bravoure face à Bradford (24-20, 80’), un autre sérieux candidat à la montée en Super League.
En finale, les Haut-Garonnais devront se mesurer à ce qui s’est fait de mieux cette saison en Championship : les Knights de York. Une opposition entre le premier et le deuxième du classement, disputée sur la pelouse des Anglais. Face à York, que les Toulousains avaient battus chez eux (6-7) avant de s’incliner en France (8-16). Un partout, donc, entre deux formations qui se connaissent par cœur et qui se disputent une place en Super League. Mais qui des Knights ou des Toulousains remportera ce match couperet ?
🫡 The @TOXIII skipper has spoken!
👀 Anthony Marion is relishing another @Betfred Championship Grand Final appearance in 2025, but can his side come away with the victory? pic.twitter.com/T1cejcnsNb
— Rugby Football League (@TheRFL) October 3, 2025
La Super League s’étend
Au-delà du prestige d’être sacré champion de deuxième division, une victoire pourrait offrir une belle option aux hommes du duo Houlès-Toustou. En effet, contrairement aux dernières finales où l’accession n’était qu’exclusivement sportive, l’enjeu est cette année bien différent. Dans un communiqué publié en milieu de saison, les instances dirigeantes de la Super League ont officialisé une réforme du championnat avec l’ouverture de deux places supplémentaires à l’horizon 2026. Une Super League à 14 clubs dès la prochaine saison donc, visant à renforcer la structuration et le développement du rugby à XIII professionnel.
Mais pourquoi un tel enjeu pour le TO ? Parce qu’en ouvrant ces deux places, la Super League permet à plusieurs équipes de postuler, sans forcément passer par le titre de champion d’Angleterre. Bradford, club emblématique des années 1990-2000, a ainsi déposé un dossier solide, tout comme Londres, récemment racheté par la légende australienne Darren Lockyer. Si Toulouse ne peut rivaliser financièrement avec de tels clubs, la Ville rose mise sur le sportif et la formation. Reste à espérer que la balance penche du côté des Olympiens…
Les notes IMG
Une finale à jouer qui vaut cher face à un concurrent direct, une concurrence féroce avec des clubs financièrement puissants, et une première division qui s’ouvre à deux places supplémentaires : la fin de saison promet d’être animée. Mais qu’est-ce qui détermine vraiment qui monte, qui descend et selon quels critères ? C’est là qu’intervient IMG, une agence spécialisée dans la gestion de championnats. En 2023, la Super League lui a confié la gestion de son organisation, modifiant profondément les modalités d’accession et de relégation. Désormais, les clubs sont notés selon plusieurs critères : 25% de la note concerne les résultats sportifs, 25% dépend de la fanbase, 25% des finances, 15% des infrastructures et du stade, et les 10% restants du rayonnement régional du club.
IMG grading live announcement as Super League set and clubs react. #rugbyleague https://t.co/PFnzkrFyun
— All Out Rugby League (@AORugbyLeague) October 23, 2024
Autant de critères qui déterminent une note finale, répartie en trois catégories. Le Grade A donne un accès inconditionnel à la Super League. Le Grade B permet aux mieux classés d’occuper les places restantes en Super League, tandis que les moins bien notés évoluent en Championship. Enfin, le Grade C concerne les équipes reléguées en troisième division anglaise, la League 1. La saison passée, le Toulouse Olympique avait obtenu une note de 13,58/20 et terminé 13ème, premier club non sélectionné pour la Super League, juste derrière Salford (13,97/20).
Le Toulouse Olympique vit donc une période charnière de son histoire et s’apprête peut-être à la marquer en réintégrant la Super League. Le club avait déjà goûté à l’élite en 2022, lors d’un passage probant, avant de redescendre. C’est une occasion rêvée pour les Toulousains de retrouver la première division anglaise, ses stades, ses ambiances et ses affiches prestigieuses. Mais avant cela, il faudra dominer York ce dimanche à 15h au York Community Stadium, pour espérer composter, au moins partiellement, le précieux billet vers la Super League.
𝑱-𝟑 : 𝑭𝑰𝑵𝑨𝑳𝑬 𝟐𝟎𝟐𝟓 ⏳
Plus que quelques jours avant le grand rendez-vous : la finale qui opposera nos Olympiens à York ! 🔥
Ce dimanche à 15h (heure 🇫🇷), rendez-vous devant vos écrans sur la chaîne YouTube de @TheSportsman pour vibrer et pousser derrière nos… pic.twitter.com/J06Gcu1wJF— Toulouse Olympique XIII (@TOXIII) October 2, 2025


