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Rugby à XV

Rugby Coupe du monde U20 : Les Bleuets en demies après leur victoire contre le Pays de Galles

Etienne Goursaud

Publié le

Rugby Coupe du monde U20 : Les Bleuets en demie, après leur victoire contre le Pays de Galles
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE RUGBY U20 2024 – Il fallait une victoire bonifiée aux Bleuets pour aller en demies, c’est chose faite ce mardi après-midi (29-11), face au Pays de Galles. En difficulté avant le match, les Français ont inscrit quatre essais pour sauver leur peau. Et continuer de croire en la défense de leur titre.

Les Bleuets respirent ! En ces temps où le rugby français fait parler de lui pour de bien mauvaises raisons, la jeune garde offre un tout petit sourire. Eux ne peuvent être responsables des accusations envers leurs aînés. Ils ont surtout fait le travail, ce mardi après-midi, pour rallier le dernier carré de la Coupe du monde U20. La donne était simple pour les Bleuets. Une victoire bonifiée contre les Gallois, pour espérer rallier les demies et se donner le droit de croire en la défense de leur titre. Cela a été fait, avec pile les quatre essais. D’abord inspirés, les Français ont ensuite fait le minimum syndical dans la deuxième partie du match. Mais l’essentiel est fait.

La France fait une grande partie du chemin dans le premier acte

Dans des conditions dantesques, avec le vent de face et sur un terrain plus que limite, avec de la boue, difficile de faire du jeu. On a vu des chandelles revenir au même endroit que le coup de pied. Mais on a surtout vu un premier essai des Bleuets absolument magnifique. Il part d’une énorme séquence, à la suite d’une touche. Les avants concassent ceux des Gallois. Et avec de la précision dans les passes, ce qui a manqué contre les Baby Blacks. Hugo Reus tente une passe sautée, qui aboutit à Hoani Bosmorin, qui aplatit en coin (3-7, 9e). Et c’est à l’image de Français plutôt bons dans les fondamentaux, avec quelques pénalités récupérées.

Sur une d’entre-elles, les Français envoient du jeu, après un ballon porté. Hoani Bosmorin s’échappe, tente une passe récupérée par Hugo Reus. Mathis Castro-Ferreira hérite du ballon et marque. Mais, au départ de l’action, les Bleuets ont commis en en-avant (21e). Les Français recommencent à souffrir là où cela avait déjà été dur contre les Néo-Zélandais. À savoir la touche et les rucks. Mais ce sont bien eux qui trouvent la faille une deuxième fois. Après un essai qui ressemble au premier. Si ce n’est que le filou Thomas Lacombre prouve qu’un talonneur peut n’avoir rien à envier à un demi-de-mêlée. Il voit un trou et s’infiltre, jusqu’en terre promise (14-6, 33e). Et dans la foulée, les Bleuets vont enfoncer le clou, quand Fabien Brau Boirie trouve l’ouverture et sert Hoani Bosmorin, qui s’offre le doublé (21-7, 38e)

Les Bleuets finissent rapidement le travail

Des Bleus dominateurs, qui vont se retrouver à 15 contre 14, quand Lucas de la Rua écope d’un carton jaune pour un plaquage à la tête (44e). Et sur l’action qui suit, Mathis Castro Ferreira conclut une séquence de pilonnage, pour aller chercher le fameux essai du bonus (26-6, 45e). Sans doute libérés et moins inspirés, les Bleuets ont livré quelques minutes un peu plus brouillonnes. Sans néanmoins être en danger, bien au contraire. Acculés contre le vent, les Gallois subissent, de plus belle, les vagues françaises et ne sortent pas de leurs 22 mètres. Et le sélectionneur français a pu faire tourner plus tôt que prévu, avec des organismes éprouvés par ces conditions dantesques, mais qui devront être opérationnels pour la demi-finale.

Ceci dit, les deuxièmes mi-temps des Français sont un problème depuis le début du tournoi. Que ce soit contre l’Espagne, la Nouvelle-Zélande et là, les Bleuets pèchent. Et ont même encaissé un essai en fin de match (26-11, 71e). Si la qualification en demies est actée, cela risque de pas pardonner dans un match couperet. Comme ce fut le cas, déjà, contre les Baby Blacks. Le chantier est important.

Journaliste et amoureux de sport. Ancien footballeur reconverti athlète quand ses muscles le laissent tranquille. Elevé à la sauce des exploits de Thomas Voeckler en 2004, du dernier essai de légende de Eunice Barber à la longueur lors des championnats du monde d'athlétisme de 2003 mais aussi Zidane, Omeyer et Titou Lamaison.

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