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Cyclisme sur route

Silvan Dillier : « Sagan était comme mon ange, mais aussi mon démon »

Nicolas Jacquemard

Publié le

Silvan Dillier Sagan était comme mon ange, mais aussi mon démon
Photo Icon Sport

CYCLISME SUR ROUTE – Pour nos confrères de L’Équipe, Silvan Dillier est revenu sur sa deuxième place lors de Paris-Roubaix 2018 où il n’avait été battu que par Peter Sagan. 

À l’époque, Silvan Dillier avait pris l’échappée matinale et avait donc passé tous les secteurs pavés de Paris-Roubaix à l’avant. Peter Sagan était sorti en costaud et avait repris les fuyards, le Suisse y compris. Ce dernier avait été le dernier à suivre le Slovaque et avait choisi de collaborer avec lui, il raconte :

J’ai toujours vu l’addition de Sagan à notre groupe comme un avantage. Il voulait absolument gagner cette course, il ne faisait pas une manoeuvre comme ça juste pour le plaisir. Sagan était comme mon ange, mais aussi mon démon. D’un côté, il m’a aidé à finir sur le podium, mais il était tellement dur à battre pour la victoire. (…) Je n’ai jamais pensé à la victoire, mais plutôt à sécuriser le podium, effectivement. C’est pour ça que j’ai collaboré avec lui. Si j’avais cessé, je ne sais pas s’il aurait continué à travailler jusqu’au vélodrome. Et les cinq ou six coureurs derrière nous auraient rattrapés et j’aurais tout perdu. Là, j’avais toujours la possibilité de gagner tout en étant sûr d’être deuxième.

Silvan Dillier, qui est au départ de l’édition 2022, ne regrette pas ses choix ce jour-là et explique que pour lui l’Enfer du Nord est la meilleure course pour être dans une échappée.

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