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Coupe du monde de ski alpin

Ski alpin 2025/2026 : L’équipe de France à l’assaut d’une année décisive

Louka Lesueur

Publié le

Ski alpin 20252026 L'équipe de France à l’assaut d’une année décisive
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COUPE DU MONDE DE SKI ALPIN 2025/2026 – Alors que la nouvelle saison de Coupe du monde commence ce week-end du côté de Sölden (Autriche), l’heure est venue de dresser les attentes concernant les équipes de France, avec les Jeux Olympiques de Milan-Cortina en ligne de mire.

Ça y est, la Coupe du monde de ski alpin reprend ses droits. Fin octobre, neige abondante sur le glacier du Rettenbach, et tous les feux sont au vert pour l’ouverture de cette nouvelle saison. Un exercice 2025-2026 qui s’annonce grandiose avec les Jeux Olympiques de Milan-Cortina en février prochain.

Avec l’absence prolongée de Cyprien Sarrazin et la récente retraite de Mathieu Faivre, quels seront les espoirs des Bleus et des Bleues cette saison ?

La qualification olympique, premier objectif

C’est certain, l’objectif premier des skieurs et skieuses tricolores sera d’obtenir le ticket qualificatif pour les Jeux. Il sera possible d’emmener jusqu’à 11 athlètes par nation et par genre, et d’en aligner jusqu’à quatre sur la même épreuve.

Si l’on ne connaît pas encore les noms des qualifiés, on peut déjà citer les principaux favoris pour le sésame olympique. En slalom, Clément Noël est idéalement placé en tant que champion olympique en titre et meilleur Français. Derrière lui, Steven Amiez devrait se démarquer après une magnifique saison 2024/2025.

Parmi les favoris, on peut également citer le géantiste Léo Anguenot, auteur d’un podium la saison dernière du côté d’Alta Badia (Italie). En vitesse, Nils Allègre a toutes ses chances après une saison prometteuse, où il est passé proche du podium à plusieurs reprises.



Du côté des dames, cela s’annonce plus brouillon. Romane Miradoli sera certainement la plus sereine si elle continue sur la dynamique de la saison passée, où elle était parvenue à monter sur le podium (3ᵉ du Super-G de La Thuile, en Italie). Pour les autres, la bataille s’annonce très serrée et les places seront cher.



Au-delà des Jeux, quelles chances ?

Une chance de petit globe

Mais si l’on sort un peu du contexte olympique, que peuvent espérer les Bleus en Coupe du monde ? Pour être honnête, pour le gros globe, personne ne semble avoir les moyens de jouer. En revanche, pour les petits globes, il y a une chance, et en particulier sur le slalom messieurs. Comme cité précédemment, Clément Noël devrait jouer le classement de la discipline. La saison passée, il avait terminé à la 4ᵉ position, avec quatre victoires. S’il n’a pas pu figurer plus haut, c’est la faute à quatre abandons, dont celui des Mondiaux de Saalbach (Autriche). Mais les fans de ski alpin le savent : quand il va au bout, c’est souvent pour gagner. Alors s’il parvient à atteindre la régularité qu’il vise, il pourrait prétendre à ce globe.

11ᵉ de ce même classement, Steven Amiez tentera de décrocher ce podium qui le fuit depuis plusieurs courses. 4ᵉ à Gurgl (Autriche), à Madonna (Italie), 6ᵉ à Adelboden (Suisse) et 7ᵉ à Schladming (Autriche), l’Annécien tourne autour et aura à cœur d’ouvrir son compteur. Et pourquoi pas cette saison ?

Les deux slalomeurs devront être très costauds dans une discipline hyper concurrentielle, où une dizaine de skieurs peuvent être cités comme favoris à chaque départ.

Un renouveau chez les dames ?

Dans le contingent féminin, c’est difficile depuis plusieurs saisons. Notamment depuis la retraite de Tessa Worley, qui portait l’équipe féminine depuis déjà plusieurs années. Lors de la dernière Coupe du monde, les Bleues n’ont rapporté qu’un seul podium, au profit de Romane Miradoli en Super-G. C’était déjà le cas sur la saison 2023-2024.

Hormis Miradoli, les Bleues sont plutôt en reconstruction et tentent de faire évoluer les jeunes vers le haut du classement. On pense à Marion Chevrier, Caitlin McFarlane, Clarisse Brèche ou encore Marie Lamure pour les épreuves techniques. On pense aussi à Chira Pogneaux, handicapée par des problèmes de dos récurrents qui l’ont conduite à l’opération en mars dernier, et qui pourra de nouveau s’exprimer en pleine possession de ses moyens.

Du côté de la vitesse, c’est également difficile. Laura Gauché, 24ᵉ du classement de la descente la saison dernière, fait désormais partie des anciennes. Et du côté des plus jeunes, on peine à évoluer dans le haut du classement. C’est le cas de Karen Smadja-Clément, dont les meilleurs résultats sont une 16ᵉ place en Super-G et une 25ᵉ en descente, ou de Camille Cerutti avec une 11ᵉ place comme meilleure performance.

Quid d’Alexis Pinturault ?

De retour cette saison après une nouvelle blessure en janvier dernier (fracture du plateau tibial du genou droit), Alexis Pinturalt sera présent pour le géant d’ouverture à Sölden, puisqu’il a décidé de se reconcentrer sur sa discipline de prédilection. Forcément, l’ancien champion du monde est bien descendu dans la hiérarchie, donc il lui faudra marquer des points précieux pour ne pas s’élancer sur des pistes trop dégradées.

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