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Coupe du monde de ski alpin

Ski alpin : Victor Muffat-Jeandet rallume du vert 

Killian Tanguy

Publié le

Ski alpin Victor Muffat-Jeandet rallume du vert 
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE SKI ALPIN 2024-2025 – 6ème du slalom de Kranjska Gora dimanche, Victor Muffat-Jeandet a signé sa meilleure performance depuis près de quatre ans. Retour sur ces longs mois loin des premières places du classement. 

Finir dans le top 10 d’une épreuve individuelle en Coupe du monde, cela faisait 1 442 jours que cela n’était pas arrivé à Victor Muffat-Jeandet. La dernière fois, c’était le 21 mars 2021 et le skieur de Val d’Isère avait alors terminé huitième du slalom de Lenzerheide (Suisse). Une semaine plus tôt, il avait même pris la deuxième place du slalom de Kranjska Gora (Slovénie) derrière Clément Noël. À un an des Jeux olympiques de Pékin (Chine), le médaillé de bronze du combiné à Pyeongchang en 2018 – où il avait pris la 6ème place sur le slalom – était en bonne position pour aller chercher une nouvelle médaille. 

Sauf que Victor Muffat-Jeandet n’a pas vu la capitale chinoise et cela n’a pas été la faute au Covid-19 qui a obligé les athlètes à rester dans le village olympique. Victime d’une fracture de la cheville de la jambe droite à Zagreb (Croatie) début janvier 2022, il a été contraint de mettre fin à sa saison, et donc de dire au revoir à l’échéance olympique.

Nouvelle blessure et série noire

Depuis, le skieur aux 11 podiums en Coupe du monde (une seule victoire) était loin des avant-postes. Il a même été éloigné des pistes l’année suivante, dès janvier 2023, après une nouvelle chute lors du géant d’Adelboden (Suisse) qui a engendré une blessure au genou gauche. Oscillant entre la 11ème et la 26ème place à compter de son retour, Victor Muffat-Jeandet a même vécu une série noire il y a un an. Entre début janvier et fin mars, le skieur qui aura 36 ans mercredi, a enchaîné neuf courses – cinq slaloms et quatre géants – sans parvenir se qualifier pour la deuxième manche (à sept reprises), ou bien sans réussir à franchir la ligne d’arrivée sur la première manche (deux fois). 

Les performances semblent néanmoins être de retour en 2025 après une fin de saison 2024 où il est passé par la Coupe d’Europe et le circuit FIS. Depuis le passage à la nouvelle année, Victor Muffat-Jeandet a disputé sept slaloms (sept en Coupe du monde, un lors des championnats du monde) et a fait preuve de régularité en se qualifiant en deuxième manche sur six d’entre elles. Il est d’ailleurs exclusivement concentré sur cette discipline. Non qualifié pour la deuxième manche du géant de Beaver Creek (États-Unis) début décembre, il n’avait été sélectionné que sur le slalom la semaine suivante, chez lui, à Val d’Isère.

Le lion rugit à nouveau

Sur ses réseaux sociaux, il expliquait le choix de mettre le Géant de côté et prioriser le Slalom.

J’arrive de moins en moins à me préparer correctement aux compétitions : d’un point de vue technique, matériel ou encore de conditions de neige et de piste. Je me retrouve avec deux fois moins d’entraînements qu’une majorité de mes concurrents et je suis tout le temps à courir partout. Au vue des circonstances de ces dernières saisons, ça devient trop compliqué à gérer et surtout j’hypothèque trop mes chances et le travail pour revenir au très très haut-niveau que j’aspire tant. Ces dernières années je sais que mon meilleur potentiel est sur le Slalom donc je vais m’y consacrer pleinement pour l’instant.

Un choix qui semble donc avoir fonctionné. Dimanche, à Kranjska Gora (6ème), parti avec un dossard élevé (38), il a dû faire face à une piste dégradée et s’est alors qualifié avec le 26e temps. Quelques heures plus tard, Victor Muffat-Jeandet a alors bénéficié d’une piste en parfait état lorsqu’il s’est élancé dans les tout premiers de la deuxième manche pour signer le meilleur temps, et prouver qu’il faisait toujours partie des meilleurs tacticiens. Avec son habituel bonnet du Roi de la savane sur la tête hier lorsqu’il a occupé le siège de leader pendant 19 dossards, « Le lion est (encore) vivant et rugissant ! », a-t-il réagi à son Top 10 sur ses réseaux sociaux. Il n’y avait pas meilleur timing pour rugir, à un an des Jeux de Milan-Cortina (Italie).





 

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