Sport au féminin #16 : hommage à Karine Ruby, le constat de Claire Lavogez


Après huit premiers épisodes sur Sport-Inside, la chronique l’émission de radio Sport au féminin a pris ses quartiers sur Dicodusport ! Et pour ce premier numéro en 2018, Sport au féminin fait peau neuve. Au menu cette semaine, hommage à la regrettée Karine Ruby et focus sur Claire Lavogez.

#Portrait des Légendes : Karine Ruby

Championne olympique française de snowboard, spécialiste du slalom géant, du slalom parallèle et du boardercross, Karine Ruby aurait fêté ses 40 ans le 4 janvier dernier. Guide de haute montagne après sa carrière sportive, elle est décédée en tombant dans une crevasse pendant une sortie dans le massif du Mont-Blanc.

Elle fut la première championne olympique de snowboard, à seulement 20 ans, en 1998 aux Jeux Olympiques de Nagano dans sa spécialité qu’est le slalom géant. Elle récidivera en 2002 aux Jeux de Salt Lake City. Mais son palmarès ne s’arrête pas là puisqu’elle remporte, entre 1996 et 2005, 6 médailles d’or et 4 d’argent aux championnats du Monde dans différentes disciplines : le slalom parallèle, le slalom géant et le cross. Avec 67 victoires en Coupe du Monde et 6 globes de cristal, elle est la snowboardeuse la plus titrée de son temps.

Malgré de grosses blessures (genou en 2004 et vertèbres en 2005), elle parvient à participer à ses troisièmes JO à Turin en 2006. Mais la marche était trop haute et termine à la 16ème place de l’épreuve de boardercross. Elle décide de se retirer de la compétition et de consacrer sa vie à la montagne en devenant guide de haute montagne. Karine Ruby restera une figure emblématique du sport français qui a ouvert la voie du snowboard aux athlètes françaises.

#Et si vous nous donniez votre avis ?

Après son prêt au FC Fleury 91 (11e de D1F) Claire Lavogez avait réagi dans les colonnes du Parisien :

« C’est un bon choix pour rebondir et retrouver l’équipe de France. […] Après ma blessure, j’ai tout fait pour revenir à mon meilleur niveau, mais on ne m’a pas donné ma chance. […] On ne fait pas confiance aux jeunes françaises ». Elle regrette que Reynald Pedros, entraineur de l’OL ne lui ait « pas fait confiance » « La pilule a été dure à avaler, il n’a pas pris le temps de me connaitre (..) » Elle ajoute : « le constat c’est qu’il y a beaucoup d’étrangères dans les grands clubs français et qu’on ne fait pas confiance aux jeunes joueuses françaises ».

Claire Lavogez avec le maillot de l’équipe de France – Fédération Française de Football

Sur Twitter, nous vous avons posé la question suivante : la présence d’un nombre important de joueuses étrangères dans les grands clubs de D1 peut-elle nuire au développement des joueuses françaises et donc à l’équipe de France, en vue de la future Coupe du Monde 2019 en France ?

A la fin de notre sondage, 60 % des participants ont estimé que la présence des joueuses étrangères dans les grands clubs de D1 ne nuisait pas au développement des joueuses françaises. Et vous qu’en pensez-vous ?

Deborah Sarfati          

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