Stan Wawrinka, à quand le rebond ?
ATP – Stanislas Wawrinka, qui occupait le 3ème rang mondial en 2016, a dégringolé au classement ATP suite à deux opérations subies au genou. Le Suisse connaît un début d’année difficile, à l’image de sa défaite au premier tour du tournoi de Sofia aujourd’hui. Retour sur la période difficile du joueur.
Vainqueur de trois des quatre tournois du Grand Chelem, l’Open d’Australie en 2014, Roland-Garros en 2015 et l’US Open en 2016, seul Wimbledon manquant à son palmarès, Stanislas Wawrinka alias « Stanimal » n’a plus goûté aux joies de soulever un trophée depuis sa victoire à Genève en 2017. En 2018, ses deux principaux faits d’armes sont deux demi-finales, respectivement à Sofia et Saint-Pétersbourg, son physique lui jouant des vilains tours dont il a du mal à se remettre, en témoigne sa défaite face au Roumain Marius Copil (6-3, 6-7, 4-6). Le joueur, qui réussissait à faire taire l’hégémonie de Djokovic, Federer et Nadal, n’est plus que l’ombre de lui même depuis deux années.
Un genou à l’origine de ses maux
Alors que son genou le faisait « souffrir depuis un an », la fin de non retour pour lui a été un tournoi à Bâle où la douleur devenait insupportable. Il allait donc s’en suivre deux opérations, une première qui consistait à une arthroscopie afin de diagnostiquer d’une manière plus approfondie le mal qui pouvait ronger le joueur, tandis que la deuxième a permis de résorber un trou qu’il avait dans le cartilage. Il s’en est suivi pour lui 8 semaines de béquilles ainsi qu’un travail physique important afin de récupérer la musculature qu’il avait perdu. Selon ses propres aveux au journal Le Temps, cela a été une période très compliquée, ayant même envisagé de mettre un terme à sa carrière : « Honnêtement, ça a été très dur. Tous les jours, je me battais contre la douleur. C’est à l’entraînement que j’ai souffert le plus. Et sans Pierre Paganini [son préparateur physique], j’aurais arrêté ma carrière. » Une période d’autant plus difficile que son coach de l’époque, Magnus Norman, décida durant ce moment de mettre un terme à leur collaboration, une décision vécue comme un choc pour le joueur.

Stan Wawrinka, vainqueur de Roland-Garros en 2015 – AFP
Parviendra-t-il à revenir au sommet ?
Rien que le fait de poser la question nous permet de douter de la positivité de la réponse. Depuis son retour sur le circuit, le joueur alterne le bon et le moins bon, alors qu’il approche de ses 34 printemps, le temps ne joue clairement pas en sa faveur. Lors du dernier tournoi du Grand Chelem, il s’inclina face à Milos Raonic au 2ème tour et en 4 sets pour autant de tie-breaks (7-6, 6-7, 6-7, 6-7), une performance encourageante face au géant canadien actuel 14ème mondial mais qui n’a pas été suivie des faits cet après-midi donc.
Retombé à une très modeste 57ème place mondial, l’Helvète va encore dégringoler au classement, n’ayant pu défendre les points qu’il avait glané l’an passé au tournoi bulgare. Les atouts qui peuvent jouer en sa faveur pour un retour parmi les plus grands, outre ses qualités de tennisman, sont sans contestation possible sa rage de vaincre et son fort caractère : « Parfois, on perd des matchs serrés. Il faut continuer à s’entraîner, à se battre. (…) Bien sûr, je suis déçu du résultat, mais je dois continuer à avancer. » a-t-il confié après la rencontre face à Copil.
Celui qui se distinguait également par ses shorts à carreaux, mais aussi pour ses faits d’armes en dehors du terrain (les joueurs de l’équipe de France de tennis se souviennent sans doute de ses mots à l’issue de la finale de la Coupe Davis en 2014 opposant la France aux voisins suisses) : « Ils avaient mis les bouteilles dans le vestiaire des Français mais ils les ont vite remises dans le nôtre ! » espère sans doute goûter à nouveau à ce breuvage qui serait synonyme de renaissance pour lui.


