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« The English Game », la série Netflix sur la naissance du football

Nico

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le

Netflix

Netflix vient de dévoiler sa nouvelle création originale. « The English Game », une série sur la naissance du football en Angleterre, et plus globalement sur la lutte des classes à la fin du 19ème siècle.

Julian Fellowes, connu pour avoir créé la série emblématique Downton Abbey, est l’un des co-créateurs de cette nouvelle série historique. Celle-ci se consacre à la naissance du football à la fin du 19ème siècle. Inspiré d’une histoire vraie, le scénario montre l’opposition des classes qui existait au Royaume-Uni. Cette dernière est symbolisée par deux personnages : Fergus Suter pour les ouvriers et Arthur Kinnaird pour les plus aisés.

La lutte des classes au cœur de la série

Au moment de sa création au milieu du 19ème siécle, le football est avant tout un sport de riches. La Coupe d’Angleterre est longtemps dominée par une équipe élitiste appelée les Old Etonians, dont Arthur Skinnair est le capitaine. Un industriel de la ville de Darwen décide alors de faire venir deux joueurs écossais pour renforcer son équipe. Le but ? Tenter de remporter le trophée tant convoité. Fergus Suter, accompagné de Jimmy Love, débarque alors en Angleterre depuis son Écosse natale. Il devient le premier joueur à être payé pour jouer eu football. Une révolution.

La série met en avant l’évolution du football. D’abord sport très brutal, avec beaucoup de contacts à l’image d’Arthur Skinnair, le football évolue vers un jeu de passe, où l’on court beaucoup moins balle au pied, sous l’impulsion de Fergus Suter.

« The English Game », une réussite

Mais la lutte des classes, qui agite l’Angleterre dans les années 1890, prend une place prépondérante dans la série. Six épisodes pour cette première saison qui plaira à la fois aux fans du ballon rond, mais plus globalement aux amateurs de fictions tirées de faits réels, tant Justin Fellowes arrive une nouvelle fois à nous faire entrer dans son univers.

Découvrez la vie de celui qu’on considère comme le premier joueur de football professionnel, dans une Angleterre où les ouvriers tentaient de faire valoir leurs droits face à une aristocratie qui ne les considérait que très peu.

Dicodusport


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The Last Dance : 6 choses à retenir de ce documentaire inédit

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Netflix / Europa Press

BASKET-BALL – Véritable phénomène sur la planète basket en ce moment, The Last Dance a su nous faire oublier qu’il n’y avait plus de matchs NBA depuis plus de deux mois maintenant. Récit de l’épopée des Bulls de Michael Jordan depuis 1984, jusqu’à leur dernière danse en 1998, cette série-documentaire de Netflix a passionné les fans de basket mais aussi les curieux désirant en savoir plus sur une idole du sport mondial. Et justement, The Last Dance nous a offert des anecdotes et infos inédites que nous avons récapitulé en six titres, comme le nombre de bagues de champions des Bulls.


1 – Ne jamais provoquer Air Jordan

The Last Dance

« From that point on, he’s been on my list, it became personnal with me » (À partir de ce moment il est passé sur ma liste, c’est devenu une affaire personnelle pour moi)

Cette phrase, on a l’impression de l’avoir entendue à chaque épisode de The Last Dance, mais personne n’a retenu la leçon au sein de la grande ligue américaine. Bryon Russell, Reggie Miller, George Karl, B.J. Armstrong, Karl Malone et même le pauvre LaBradford Smith qui n’avait pourtant rien demandé à personne : quand tu es sur la liste de Jordan, tu sais que tu vas passer une sale soirée. Qui aurait cru qu’Arya Stark et Michael Jordan avaient un si grand point commun, celui de faire une liste avec des ennemis à abattre ?


2 – Dennis Rodman n’est définitivement pas tout seul dans sa tête

Dans The Last Dance, nous avons eu le droit à un véritable best-of du génie capillaire de Chicago : entre ses sorties nocturnes (« It’s Kamikaze Time »), ses relations particulières avec Madonna et Carmen Electra ou encore ses combats de catch entre deux matchs de Playoffs, la série nous a montré à quel point Dennis Rodman est un personnage inoubliable dans l’histoire de la NBA.

Mais côté basket, Rodman est aussi un des rebondeurs les plus talentueux de l’histoire. Dans l’épisode 3, « The Worm » nous explique sa technique pour attraper le plus de rebonds sur le parquet, et ses explications se sont vite transformées en mème Internet :


3 – Une bande-son de toute beauté

Dès les premiers épisodes, la bande-son colle parfaitement avec l’ambiance des Bulls, notamment grâce à la musique d’intro du United Center, « Sirius » de The Alan Parsons Project.

Ensuite, chaque musique illustre ce que veut montrer la série : Quand Jordan débute en NBA, il doit faire ses preuves et montrer que « I Ain’t No Joke » (titre de Eric B. & Rakim). Quand Jordan devient le patron, c’est « Down With The King » de Run-D.M.C. qui résonne dans nos oreilles. Les titres des autres musiques présentes dans la bande-son sont évocateurs sans même les écouter : « I’m Bad », « Vengeance », « If I Ruled The World », « Be Like Mike » etc.


4 – Ne confiez jamais votre négociation de contrat à l’agent de Scottie Pippen

The Last Dance

Photo : Andrew D. Bernstein/NBAE/Getty Images

Durant quasi toute l’intégralité de son passage aux Bulls, Scottie Pippen était probablement le joueur le plus mal payé de la Ligue au vu de son niveau. Si son contrat rookie était plutôt honnête, il signe en 1991 une extension de 5 ans, qui prendra effet en 1993, d’un total de 18 millions de dollars. Sauf qu’entre temps, et notamment grâce à l’impact médiatique de Jordan et de la dynastie des Bulls, les revenus des droits télés et du merchandising vont exploser.

Tous les joueurs en NBA vont avoir leur part du gâteau, sauf Scottie Pippen qui est bloqué avec son contrat jusqu’en 1998. Cette année-là, Scottie touche 2,775 millions de dollars, ce qui en fait seulement le 6ème joueur le mieux payé des Bulls, et le 122ème joueur en NBA. Dérisoire pour un des dix meilleurs joueurs de la Ligue à cette époque. Comme on l’a vu dans The Last Dance, Scottie avait toutes les raisons du monde d’être fâché contre son management et cela entraînera notamment son départ après le 6ème titre des Bulls.


5 – Michael Jordan est le meilleur pour créer des « mèmes » malgré lui

On connaissait déjà le « Crying Jordan« , ce mème (image détournée reprise en masse sur Internet) qui est devenu légendaire, accueillons maintenant le « Jordan Laugh ».

The Last Dance

Interrogé par les réalisateurs de la série, l’ancien meneur des Sonics Gary Payton pense qu’il avait trouvé un moyen de défendre sur MJ en l’épuisant. Michael, qui regarde cet extrait sur sa tablette, ne peut s’empêcher d’éclater de rire en entendant ces propos, une manière de dire que personne ne pouvait défendre sur lui.


6 – Jerry Krause est un génie incompris

The Last Dance

Photo : BILL KOSTROUN/Associated Press

Véritable bouc émissaire de Michael Jordan durant l’intégralité de The Last Dance, Jerry Krause est dépeint comme une personne peu appréciable humainement et qui ne respecte pas ses joueurs. Mais, si on peut débattre sur l’objectivité du documentaire, qui donne surtout le point de vue de Mike, on ne peut pas débattre sur l’immense talent de General Manager de Jerry Krause.

Ce dernier a rassemblé au sein d’une même équipe le meilleur joueur de l’histoire, Michael Jordan avec celui qui est devenu le meilleur coach de l’époque, Phil Jackson. Il a eu du flair pour drafter Scottie Pippen, qui est devenu le meilleur lieutenant dans une équipe NBA de l’histoire, et a assemblé un sacré roster autour de ces 3 hommes. Horace Grant, John Paxson, B.J. Armstrong, Bill Cartwright pour les 3 premiers titres, Dennis Rodman, Toni Kukoc, Steve Kerr ou encore Luc Longley pour le deuxième three-peat. Un assemblage parfait de la part de Jerry Krause et pas assez mis en valeur dans la série, surtout que Krause, décédé en 2017, n’a malheureusement pas pu s’exprimer dans The Last Dance.


The Last Dance nous aura apporté de nombreuses anecdotes et témoignages inédits sur la dynastie des Chicago Bulls, nous aura fait revivre les grands moments de la carrière de Michael Jordan et nous aura offert des images d’archives de qualité. Un plaisir pour les yeux, n’hésitez pas à voir ou revoir cette série/documentaire qui saura ravir aussi bien les geeks du basket que ceux qui souhaitent découvrir pour la première fois cette partie de l’histoire du basket.

Mathieu Veillon


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Culture

Ne vous privez pas de « The Last Dance »

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ESPN / Netflix

Voilà un peu plus d’un mois que The Last Dance, le docu’ de l’année sur Michael Jordan et les Bulls, est sorti. L’attente était grande et le résultat ne déçoit pas.

Tout le monde en parlait et tout le monde en parle. Dans cette disette de sport à la TV, The Last Dance tombe à point nommé. Le succès est planétaire et la qualité du fond comme de la forme y est pour beaucoup.

Attirer le public avec Michael Jordan, ce n’est pas très compliqué, mais encore faut-il le conserver. Si on trouvera toujours certains grincheux pour avoir à redire, dans l’ensemble tout le monde est satisfait. Fan de Jordan, fan des Bulls, fan de basket, fan de sport voire aucun des 4, il y en a pour tout le monde.

Ceux qui, comme moi, connaissent bien et l’époque et le personnage, doivent faire le deuil d’apprendre de nouvelles choses. Logique, tout a déjà été dit ou écrit. Mais le plaisir de revivre l’explosion mondiale de la NBA, de recroiser des légendes du jeu, vous ravira. Les images d’archives inédites sont autant de pépites qui se rajoutent à votre gros sac d’anecdotes sur MJ.

Les plus jeunes, fan des Bulls (notamment la génération Derrick Rose) ou tout simplement de basket, découvriront cette époque extraordinaire de la NBA des années 80/90 et les pierres qui ont bâti le championnat nord-américain qu’ils aiment aujourd’hui. Avec des personnages hauts en couleur que vous entendez souvent critiquer le jeu moderne.

Une odyssée sportive et humaine

Les novices, qui se retrouvent forcés de regarder à cause de leur compagne ou compagnon y trouveront aussi certainement leur compte. Construit comme une véritable série, le héros y affronte toute une série de « méchants », aidé par des amis de passage et par son fidèle lieutenant. Le tout orchestré par un Zen Master mystérieux qui tire les ficelles de cette odyssée sportive et humaine.

La construction temporelle du docu avec des aller-retours dans le passé en a perturbé certains. Mais avec un minimum de concentration, on arrive à suivre et il nous permettent de découvrir le background des différents protagonistes, indispensable.

Pour conclure, je ne vois aucune bonne raison de se passer du visionnage de The Last Dance. L’histoire de l’une des plus grandes icônes du sport. Non seulement de sa dernière danse mais aussi de toutes celles qui l’ont amené au sommet.

Julien Castagnet

Dicodusport


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Culture

On a revu les 5 films sur le football les plus ratés

JMPPMJ

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FenuaTV

Netflix, Amazon Prime et toutes les plateformes de VOD sont devenus depuis le début du confinement nos meilleurs amis. Alors pour tromper nos derniers jours d’ennui, on a décidé de revoir quelques films sur le football. Avant le meilleur, voilà le pire.

À nous la victoire (1981) – John Huston

Une légende ne devrait pas faire ça. Quand on a réalisé Key Largo, Les Insurgés ou The Misfits, on ne peut pas se fourvoyer dans un bourbier pareil.

Un ancien footballeur professionnel allemand, en charge pendant la Seconde Guerre Mondiale d’un camp de prisonnier, veut organiser un match entre les meilleurs gardes et les meilleurs prisonniers. Un deal qui est accepté par John Colby (Michael Caine) qui va permettre de mettre sur pied un ingénieux plan d’évasion.

Mais comme un Britton ne peut raisonnablement pas faire ça tout seul, l’opération sera pilotée par un Capitaine américain : Robert Hatch aka Sylvester Stallone. Il faut désormais appesantir l’esprit, déjà torturé d’une pandémie mondiale et d’une déconfinement incertain, de la vision terrifiante de Sylvester Stallone – l’Étalon italien, jouant au football. Dans les cages certes, mais tout de même…

Pour affronter l’armada de grands blonds costauds, John Colby recrute donc les meilleurs prisonniers de guerre. Coup de bol, il tombe sur Pelé, Bobby Moore, Kazimierz Deyna ou Osvaldo Ardiles, 5 Coupes du Monde à eux 4. Et Stallone dans les cages donc.

Apoula Edel a bien joué avec Pauleta


Les Seigneurs (2012) – Olivier Dahan

Franck Dubosc, ancien joueur qui se rêve acteur (même si on a parfois l’impression que c’est l’inverse). Gad Elmaleh, ancien international qui ne rêve que de jeux vidéos (et de vannes originales). Omar Sy, professionnel sur la touche à cause de problèmes cardiaques. Ramzy Bedia, aussi cocaïné que le Diego de la grande époque (oui, c’est un rôle de composition). Et Joey Starr, repris de justice et milieu de terrain hargneux.

Tout ce petit monde est appelé par José Garcia, en TIG à Molenne pour sauver le club de football dont il a la charge.

Voilà… Les Seigneurs c’est à peu près tout. C’est surtout un film qui filme le football comme jamais on l’a aussi mal filmé. Le sport n’y est certes qu’un prétexte. On s’en voudrait d’oublier le Comte de Bouderbala en pêcheur breton qui répond au nom (hilarant) de Yoann Le Penis.


Trois Zéros (2002) – Fabien Onteniente

Qu’est-ce qu’un bon titre ? Vendeur pour donner envie, mystérieux pour susciter l’intérêt, provocant pour interpeler. Il n’y a probablement pas de recette miracle.

Il y en a une pourtant qui marche à tous les coups. Le titre explicatif, celui qui balance d’emblée ce qu’on va voir à l’écran. Les Trois Frères, La Prisonnière du Désert, Mort à Venise, les exemples ne manquent pas. Pour 3 Zéros c’est pareil. Zéro réalisateur, ou plutôt un réalisateur aussi réalisateur que Cyril Jeunechamp est poète. 0 scénario, ou plutôt un scénario sans queue ni tête qui tente péniblement d’enquiller les (mauvaises) vannes. Zéro football, là encore pris comme prétexte à développer un sujet à la mode.

Et un, et deux, et…


Goal ! Naissance d’un prodige (2005) – Danny Cannon

Christopher Vogler dans « Le Guide du Scénariste » explique tout ce qu’il faut savoir pour bâtir un parfait scénario « à la Hollywood ». Entre autres choses, il explique que l’histoire est bien efficace si ce n’est pas le héros qui vient à l’aventure mais l’aventure qui vient au héros. Il introduit aussi les temps nécessaires du team building, de l’aventure qui commence, des premiers échecs du héros pour finir par le voir triompher de toute adversité.

Dans « Goal ! Naissance d’un prodige », Danny Cannon et ses scénaristes l’ont tant et si bien compris que leur film est la parfaite illustration de ce qu’ils n’ont rien compris de la leçon de Vogler. Car s’ils respectent évidemment toutes les étapes cruciales du maître, ils en oublient l’essentiel : la vraisemblance.

G!NDP nous conte en effet l’histoire d’un joueur amateur de 22 ans qui est repéré à Los Angeles par un ancien recruteur de Newcastle. Santi Munez, le prodige qui nait, cache son asthme et échoue lamentablement sur les pelouses détrempées du nord de l’Angleterre. Heureusement, grâce à l’amour et l’amitié, il va triompher et boire des godets avec Zidane, Raul et Beckham.

Pas aussi invraisemblable que ce qui se cache à la fin du film : Newcastle se qualifie pour la Coupe d’Europe.


Pelé – Naissance d’une légende (2016) – Michael et Jeff Zimbalist

L’ennui avec les biopics de personnes vivantes, c’est qu’ils ne peuvent être qu’hagiographiques. On voit mal Dexter Fletcher dire qu’Elton John est un musicien surcoté ou Eastwood brosser un tableau en demi-teinte de Mandela.

Dans « Pelé – Naissance d’une légende » (titre clairement pompé sur G!NDP), les Zimbalists‘ vont au delà de l’hagiographie. Le film déforme la réalité, met en scène des séquences qui oscillent entre l’improbabilité et le manichéisme extrême. Les ralentis à chaque fois que le Brésilien joue  touchent au ridicule. Son talent est réduit à une sorte de super-héros du ballon rond.

Le summum du bon goût est atteint quand les géants footballeurs suédois opposés à Pelé et l’équipe brésilienne de 1958 sont dépeints comme des protos-nazis. La légende de Pelé n’avait pas besoin qu’on embellisse ainsi une vérité suffisamment bigger than life.

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Culture

Arts et sport : L’Équipe de Cardiff de Robert Delaunay

JMPPMJ

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Lankaart

Crise sanitaire liée au Covid-19 oblige, les musées sont fermés. Pas de quoi nous décourager quand il s’agit d’arts, Dicodusport analysera chaque semaine une œuvre liée au sport. Aujourd’hui, Robert Delaunay et son « Équipe de Cardiff ». 

Espace et Temps

Le sport est un double combat contre le temps et l’espace. Conquérir le plus d’espace possible en un minimum de temps. Laisser le moins de temps disponible à l’adversaire pour le contraindre à reculer et finalement à commettre des erreurs ou à renoncer.

La peinture ne procède pas d’autre chose que la représentation d’un espace et d’un temps. Et il se trouve que les révolutions picturales s’emparent du temps et de l’espace pour les modifier, les tordre et faire autre chose de la représentation du réel. L’invention de la perspective par Brunelleschi, le réel multimodal de l’impressionnisme ou le dépassement du réel dans le surréalisme. Chaque avancée ou chaque révolution s’empare de ces deux dimensions pour donner du réel une image différente.

Robert Delaunay multiplie, décortique, juxtapose

Le cubisme ne fait pas exception. Né de la vision de Georges Braque et Pablo Picasso, il donne des personnes, des paysages, des choses une représentation à plat, en petits cubes et formes géométriques. Surtout, il multiplie les faces, les décortique et les juxtapose pour donner du sujet une représentation aussi complète qu’étrange.

C’est dans une phase de développement du cubisme, l’orphisme, que Robert Delaunay s’inscrit. Synthèse entre l’abstraction et le cubisme, l’orphisme est une tendance qui réconcilierait Picasso et Kandinsky.

Pour « L’Équipe de Cardiff », Robert Delaunay donne paradoxalement dans un cubisme originel. Ce tableau, présenté au XXIe Salon des Indépendants, fait partie d’une série que le peintre parisien donne d’un même motif : le rugby.

L'Equipe de Cardiff par Robert Delaunay

Crédit photo : Pierre Silvant

Tour Eiffel et Blériot

Le tableau est monumental : 3m26 sur 2m08. On y voit cinq hommes jouer au rugby ; l’un d’entre eux saute, le ballon à la main. Derrière eux, la Tour Eiffel et une grande roue. Ils sont entourés de panneaux publicitaires. Le premier, à droite du tableau, donne une réclame pour son peintre. On y lit « Delaunay New-York – Paris ». Le peintre cabotine, assure sa publicité. Sur le second, celui qui occupe une partie importante du tableau, on lit : « Astra, société construction aéroplanes ».

Si la forme n’est pas abstraite, le tableau n’en demeure pas moins un manifeste de la modernité. La Tour Eiffel, la grande roue, les avions, tout est pris dans ce qui se fait de plus neuf dans la société de 1912-1913. Il reprend une bonne partie des obsessions de Robert Delaunay. La Tour Eiffel donc que, enfant du XVIe arrondissement de la fin du XIXe siècle à Paris, il a vu se construire. On la trouve dans beaucoup de ses tableaux, parmi lesquels le remarquable « Portrait de Philippe Soupault ». L’aviation, ensuite, par laquelle Robert Delaunay était fasciné. Il en peindra une version tout à fait personnelle et pour le coup abstraite du retour de Blériot.

Détail de l'Equipe de Cardiff de Robert Delaunay

Crédit photo : Pierre Silvant

Rugby et modernité selon Robert Delaunay

Le rugby finit donc de faire de « L’Équipe de Cardiff » un tableau moderne, si ce n’est modernolâtre. Au début du XXe siècle, il est très en vogue en France. Le rugby mondial s’organise alors peu à peu et depuis 1910, la France a intégré le Tournoi. Paradoxalement, le rugby est d’abord un sport parisiano-parisien. Quand il intègre les Jeux Olympiques du 1900, le Stade Français et le Racing sont les principaux club du pays.

Au-delà de ces sujets, Robert Delaunay reprend à son compte les techniques picturales qui font du cubisme une avant-garde. Les visages et les formes sont simplifiés à l’extrême dans la veine primitiviste de Picasso. La Tour Eiffel est essentialisée, réduite à une sorte de flèche. La division du tableau est presque scientifique : rectangles qui se superposent et règlent géométriquement l’espace.

Détail de l'Equipe de Cardiff de Robert Delaunay

Crédit photo : Pierre Silvant

« L’Équipe de Cardiff » est en somme un condensé de modernité à la sauce des années 1910. Une modernité qui ne serait toutefois pas passée de mode. Ceci grâce au talent de Robert Delaunay, mais aussi peut-être à son choix de mettre en scène du rugby.

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Culture

Sport et musique #2 : Les chansons des grandes victoires du sport français

JMPPMJ

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AFP

L’accès à la musique n’étant pas encore confiné, Dicodusport vous propose d’étudier les rapports étroits que musique et sport entretiennent. Après les sportifs qui se sont essayés à la musique, voici les chansons des grandes victoires du sport français. 

Saga Africa – Yannick Noah (1991)

Il n’existe pas à notre connaissance de chanson avant Saga Africa qui ait à ce point symbolisé une victoire française. Peut-être parce que les victoires internationales du sport français avant les années 1990 n’étaient pas légion.

Tube de l’été 1991, Saga Africa est repris quelques mois plus tard dans et par le Palais des sports de Lyon. Le staff et les joueurs tous derrière, Yannick Noah devant.

La victoire est d’autant plus belle qu’elle est prestigieuse. Première victoire française en finale de Coupe Davis depuis 1932, elle est remportée contre une équipe américaine pas piquée des hannetons. Face à Sampras et Agassi notamment, les Bleus n’auront besoin que de 4 matchs.

De quoi faire danser les Forget, Leconte, Boetsch, Santoro et autres Delaitre.

I will survive – Gloria Gaynor (1978)

« Prouvez que Gloria Gaynor est meilleure que Johnny Hallyday« . Si par extraordinaire c’était le sujet d’un examen de conservatoire, il ne faudrait pas trois heures pour y répondre. La réponse est simplissime : I will survive > Tous ensemble. D’un côté, une chanson devenue pour tout un pays un hymne synonyme de victoire et de défilé sur les Champs-Elysées. De l’autre, un morceau qui nous a porté l’œil et fait sortir dès le premier tour de la Coupe du monde 2002.

Certes la version mise ne boucle dans les vestiaires français en 1998 par Vincent Candela était celle du Hermès House Band. Mais la reine Gloria en est bien sa créatrice et admettons-le, sa version est indépassable. Surtout avec une étoile sur le cœur.


The final Countdown – Europe (1986)

L’équipe de France de handball est incontestablement la plus grande de toutes nos équipes nationales. En plus évidemment d’être devenue la meilleure de l’histoire de ce sport.

En matière de musique, on qualifiera les goûts de plus incertains. Avant la finale Coupe du monde suédoise de 2011, les Experts ont la possibilité de devenir la première équipe depuis 1974 à conserver un titre mondial. Conservant leur proverbiale décontraction, ils enregistrent ce que l’on appelait alors un lip dub du Final Countdown d’Europe. Aujourd’hui, on appellerait ça une tannée.

Malgré cette entorse au bon goût musical, les Experts ont gagné.


Johnny B. Goode – Chuck Berry (1958)

Dans son livre « Un Président devrait dire ça plus souvent », Mourad Boudjellal raconte : « […] alors que tout le monde s’interrogeait pour savoir si Jonny Wilkinson allait venir ou non sur la rade, je fais résonner le morceau Johnny B. Goode de Chuck Berry dans le stade. C’était très court et personne n’a relevé. J’aime bien semer des petits indices sur les transferts ».

Un choix gagnant bien au-delà des espérances du président du RCT. Car, si Jonny Wilkinson a souvent rimé avec défaite française, Sir Jonny va participer cette fois-ci à l’une des plus belles réussites du sport français. Pilier – et pourtant demi d’ouverture, des noirs et rouges entre 2009 et 2014, Wilko ramènera 2 des 3 Coupes d’Europe successives du RCT à Mayol. Entouré de Hayman, Botha, Van Niekerk, Smith, Gitteau ou des frères Armitage, l’Anglais de tous les records a écrit parmi les plus belles pages de l’histoire du club.

De quoi réjouir Mourad Boudjellal de ses choix musicaux.


Nouvel ordre – Génération YavBou (2015)

Depuis 2015 et la folle saison de l’Equipe de France de volley-ball, celle-ci s’est subtilement surnommée « La Team YavBou ». Il faut dire qu’avec une Ligue Mondiale et un Championnat d’Europe dans la musette, il y avait de quoi légitimement claironner.

Pour enfoncer le clou et pendant le championnat d’Europe victorieux, Ngapeth et Sidibé sortent leur nouveau son Nouvel ordre. Dans un clip filmé au smartphone et diffusé sur les réseaux sociaux, l’équipe se montre dans son quotidien depuis son départ de Paris jusqu’aux entraînements.

Le groupe vit bien.


Ramenez la Coupe à la Maison – Vegedream (2018)

On a longtemps hésité entre les chefs d’œuvre Benjamin Pavard ou la Pogsong. La première a été entonnée par tout bon supporter français dans un bar entre deux bières. La simplicité de ses paroles en a fait une chanson virale :

« Benjamin Pavard, Benjamin Pavard,
Je crois pas que vous connaissez,

Il sort de nulle part,

Une frappe de bâtard,
On a Benjamin Pavard »

La deuxième, réservée à Paul Labile, a chauffé tout un vestiaire après la victoire contre l’Argentine. On retiendra « la longueur Nzonzi » et « demi-volée Pavard », encore lui. Avec pour tout instrument une glacière que n’aurait pas renié Marcelo Bielsa.

Devant ce dilemme, on sort la carte Vegedream. Certes plus convenue, mais qui a ambiancé tout de même la France pendant tout un été.

JMPPMJ


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