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Top 14 : Le Stade Toulousain en quête d’un exploit

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Top 14 : Le Stade Toulousain en quête d'un exploit
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TOP 14 – FINALE – Le dénouement de la saison approche à grands pas. En effet, vendredi soir, le Stade Toulousain et le Stade Rochelais vont s’affronter, au Stade de France, pour déterminer le champion de France pour la saison 2020-2021. Le champion de France et d’Europe en titre est en quête d’un exploit, à savoir le doublé championnat de France – Coupe d’Europe, lors de la même saison. Les Toulousains ont conscience de la difficulté que représente une telle rencontre, qui plus est au terme d’une saison quasiment interminable. 

Cela n’aura échappé à personne. Le Stade Toulousain est redevenu la place forte du rugby européen depuis plusieurs mois. En effet, en tant que champion de France et d’Europe en titre, difficile de dire le contraire. Seulement, pour cette équipe dominante, il reste encore une marche à gravir pour marquer l’histoire de son empreinte.

La rareté du doublé

Depuis 25 ans, seules deux équipes ont réalisé l’exploit de faire un doublé. D’ailleurs, le Stade Toulousain fait partie de ces équipes. Lors de la première édition de la Coupe d’Europe, en 1996, Toulouse l’avait remportée, tout comme le Bouclier de Brennus. En 2014, c’était le Rugby Club Toulonnais, mené par de nombreuses stars dont la légende anglaise Johnny Wilkinson, qui avait réussi cette belle performance. Etant donné la difficulté de ces deux compétitions, faire un doublé relève de l’exploit. Seulement, désormais, Toulouse n’est plus qu’à 80 minutes de réaliser un pareil exploit.

Depuis son retour au sommet en 2019, le club de Haute-Garonne enchaîne les saisons historiques et les titres. En 2019, c’est le Bouclier de Brennus qui est revenu dans la ville rose, sept ans après. Il y a un mois, c’était au tour de la Coupe d’Europe, onze ans après. Cette impressionnante dynamique permet aux Toulousains de croire au triomphe suprême pour un club français, matérialisé par le doublé. D’ailleurs, les principaux intéressés ne s’y trompent pas. « On peut rentrer dans l’histoire », s’enthousiasmait le coach toulousain Ugo Mola. Pourtant, malgré cette moisson depuis deux ans, les Toulousains rejettent le statut de favori, qui leur colle naturellement à la peau.

Les Toulousains ne se voient pas favoris

« On ne peut pas prétendre à un statut de favori », affirmait Thomas Ramos, arrière de Toulouse, au Midi Olympique. Etant donné l’impression de puissance que dégage le Stade Toulousain depuis plusieurs mois, difficile d’être du même avis que les acteurs. Pourtant, si les Haut-Garonnais ne se voient pas favoris, c’est pour plusieurs raisons. D’abord, il y a l’adversaire de la finale, à savoir le Stade Rochelais, qui a réalisé une grosse demi-finale et, plus globalement, une saison remarquable. « Nous ne sommes pas favoris au regard des dernières performances du Stade Rochelais, » affirmait Laurent Thuery, entraîneur de la défense toulousaine, en conférence de presse.

Effectivement, si les Toulousains ne se voient pas favoris, c’est bien parce qu’ils vont affronter le meilleur adversaire possible. En face, La Rochelle a terminé 2ème de saison régulière et, également, finaliste de Champions Cup. De plus, les joueurs rochelais seront certainement galvanisés par cette envie de revanche après la désillusion de Twickenham.

Pourtant, Toulouse peut aussi se reposer sur un avantage psychologique, lié à son invincibilité face aux Maritimes cette saison. Les Toulousains ont battu La Rochelle à Toulouse, en Charente Maritimes, ainsi que sur terrain neutre. C’était à Twickenham, en finale de Champions Cup (22-17). D’ailleurs, cette saison, Toulouse est bien la seule équipe à s’être imposée à Marcel Deflandre. Toulouse sait donc comment battre son adversaire en finale, ce qui n’est pas forcément le cas de ce dernier.

Le bout de la saison et des efforts

Concernant ce sentiment particulier qui anime les Toulousains, on peut aussi se poser la question du ressenti en interne. En effet, cette finale viendra clôturer une saison longue pour les Stadistes, marquée par deux phases finales de Coupe d’Europe notamment. Le week-end dernier, en demi-finale, le Stade Toulousain est venu à bout, tant bien que mal, de l’Union Bordeaux-Bègles (24-21). Néanmoins, ce match a laissé des traces et fait apparaitre des Toulousains qui semblaient très marqués physiquement en fin de rencontre. D’ailleurs, le fait que Toulouse, 1er de saison régulière, ait un match de repos en moins que La Rochelle, a fait réagir. « Un jour, à la 58ème semaine de compétition, c’est beaucoup », a soupiré Ugo Mola après la demi-finale.

De plus, Toulouse doit faire face à de nombreuses absences. En premier lieu, c’est celle de Romain Ntamack qui semble la plus préoccupante. L’ouvreur international s’est pris un énorme K.O, après un «plaquage» maladroit et dangereux d’Ulupano Seuteni, samedi dernier. Son remplaçant devrait sûrement être Thomas Ramos, arrière habituellement, mais qui avait déjà joué ouvreur lors de la finale de Top 14, en 2019. « Si je dois jouer à l’ouverture, c’est un poste que je connais, auquel j’ai l’habitude de jouer. Je ne serai pas dépaysé. » Ce repositionnement fera certainement les affaires de Maxime Médard, qui devrait couvrir le poste d’arrière.

Le meilleur effectif de France

Il existe aussi quelques problèmes aux postes de centres et de deuxième ligne. En effet, si Toulouse a su s’adapter au centre avec des blessures de longue date, la deuxième ligne semble bien plus préoccupante, avec des joueurs comme Joe Tekori ou Richie Arnold qui sont incertains. Malgré tout, l’effectif toulousain reste ce qui se fait de mieux en France, et de loin. Depuis plusieurs semaines, le staff toulousain ne tarit pas d’éloges sur le All Black Jerome Kaino, qui avait notamment dépanné au poste de deuxième ligne samedi dernier.

Pour le reste, Toulouse a la chance de compter, dans ses rangs, certains des meilleurs joueurs du monde à leur poste. On pourrait citer Antoine Dupont, Julien Marchand ou encore Cyril Baille, qui font également le bonheur du XV de France. Au centre, Pita Akhi fait l’unanimité comme l’un des meilleurs centres du Top 14. A l’aile, Cheslin Kolbe, même s’il semble moins décisif ces derniers temps, reste une arme offensive redoutable.

Tous ces joueurs de talent permettent à Toulouse de surfer sur la vague du succès. Avec un paquet d’avant dominateur et une ligne de trois-quarts aussi bien huilée, le club aux 20 boucliers de Brennus peut difficilement prétendre à un autre statut que celui de favori, même si le statut de favori n’octroie pas de titres. Quoi qu’il arrive, ce doublé arrivera au bout d’une saison extrêmement longue pour les Toulousains, et d’ores et déjà validée par ce succès en Champions Cup.

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Journaliste/Rédacteur depuis octobre 2020 - Bolt qui foudroie le record du monde du 100 mètres, les derniers essais de Dominici, les premières charges dévastatrices de Bastarocket... de beaux souvenirs pour une grande passion, celle du sport. L’histoire du sport aussi. Comprendre le rôle qu’il a eu, celui qu’il a et celui qu’il aura dans notre société. Le sport au passé, au présent, au futur. Le sport tous les jours, matin, midi et soir. A défaut d’être un grand sportif, je suis et je raconte l’actualité et l’histoire des championnes et des champions qui savent se dépasser pour accomplir des merveilles.

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