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Toulouse explose le Racing 92 et défendra son titre en finale du Top 14

Maxime Cazenave

Publié le

Toulouse explose le Racing 92 et défendra son titre en finale du Top 14
Photo Icon Sport

TOP 14 2025/2026 – Auteur d’une démonstration de force avec 10 essais à la clé, Toulouse n’a fait qu’une bouchée du Racing 92 en demi-finale, 71-17.

Une place en finale de Top 14 se jouait au Vélodrome de Marseille ce vendredi soir. Solide leader de la saison régulière, le Stade Toulousain effectuait son entrée en phase finale face à un Racing 92 détonant, parvenu à s’extirper des barrages en brisant l’invincibilité à domicile de Pau. Favori, le champion de France en titre faisait néanmoins preuve de méfiance face à des Franciliens en pleine confiance.

Toulouse plie l’affaire en patron dès le premier acte

Les Racingmen ont pourtant pris le match par le bon bout en scorant d’entrée sur une pénalité obtenue en mêlée. Mais ces cinq premières minutes prometteuses ont rapidement été balayées par des Toulousains en feu, qui ont pratiquement tué tout suspense en seulement 23 minutes. Le temps nécessaire pour inscrire trois essais.

Pour ouvrir le festival, Antoine Dupont a fait parler son génie en créant un décalage avant d’envoyer Teddy Thomas à l’essai grâce à une passe au pied chirurgicale (7-3, 7e). Dans la foulée, une touche dans les 22 mètres a débouché sur un deuxième essai signé François Cros (14-3, 12e), avant qu’Emmanuel Meafou ne triple la mise en force (21-3, 20e).

Totalement dépassé, le Racing 92 a continué de sombrer. En plus des sorties prématurées de deux soldats dans la bataille (Manyarara, Tarrit) et de nombreuses maladresses, l’accumulation de fautes a été sanctionnée par deux cartons jaunes.

Réduits à 14 durant près de vingt minutes, les Franciliens ont vu la rencontre leur échapper définitivement avant même la pause. Jack Willis, en force, puis Antoine Dupont, au terme d’une course dont il a le secret, ont ajouté deux nouveaux essais. Avec le sans-faute de Romain Ntamack face aux perches (5/5), le Stade Toulousain a regagné les vestiaires avec une avance abyssale : 38-3. Une véritable démonstration collective.



Le champion de France en titre est prêt à défendre son bien

Et cela était loin d’être terminé. Face à un Racing encore à 14, une percée de Kalvin Gourgues puis les appuis de Matthis Lebel ont prolongé le festival, permettant au Stade Toulousain de franchir la barre des 50 points après seulement 45 minutes de jeu (52-3, 45e).



Il n’y aura, pour ainsi dire, jamais eu match entre une équipe toulousaine qui a déroulé à la perfection son rugby et des Racingmen totalement impuissants face à une machine parfaitement huilée.

Ugo Mola a ainsi pu se permettre le luxe de faire tourner rapidement son effectif afin de préserver ses cadres. Ce qui n’a pas empêché le spectacle de se poursuivre, Julien Marchand participant lui aussi à la fête (59-3, 56e). Incapable de se procurer la moindre situation dangereuse et constamment sous pression, le Racing 92 a même concédé un troisième carton jaune.

Dans le dernier quart d’heure, deux essais de Jordan Joseph et Max Spring ont permis de sauver l’honneur. Mais dans le même temps, Toulouse a atteint la barre des dix essais grâce à Peato Mauvaka et Ange Capuozzo. De quoi s’offrir une victoire aux allures de correction : 71-17.

Auteur d’un véritable récital, le champion de France en titre a sorti le grand jeu et envoyé un message fort à son futur adversaire, qu’il s’agisse de Montpellier ou du Stade Français.

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