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Tour de France 2022

Tour de France 2022 : Que peuvent espérer les coureurs français ?

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Tour de France 2022 Que peuvent espérer les coureurs français
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TOUR DE FRANCE 2022 – Le cyclisme tricolore vit une année riche, en termes de succès en World Tour. Le dernier Critérium du Dauphiné n’a pas fait démentir cette tendance, avec trois victoires d’étapes. Alors, à quoi peut-on s’attendre de la part des Français engagés à l’approche du départ de la Grande Boucle, malgré les absences majeures de Julian Alaphilippe et d’Arnaud Démare ?

Des candidats sérieux pour le podium

Romain Bardet (DSM) n’avait pas prévu de courir le Tour de France cette année. Le Giro était son objectif principal, et les premiers jours de course lui ont donné raison. Cependant, alors qu’il paraissait en mesure de jouer un rôle pour le podium (voire la première marche), un virus l’a contraint à l’abandon. Le temps de se remettre émotionnellement de ce coup du sort, le natif de Brioude s’est remobilisé et fixé de nouveaux objectifs. Il arrive avec quelques incertitudes, mais sera un vrai poil à gratter pour les autres leaders.

L’équipe Groupama-FDJelle, se présente avec un groupe taillé pour jouer la gagne en montagne, et lutter pour le classement général. Organisée autour de David Gaudu, l’équipe de Marc Madiot mixe intelligemment grimpeurs et rouleurs, permettant de voir loin sur les trois semaines de compétition. Thibaut Pinot sera a priori là pour jouer l’électron libre, chercher les victoires d’étapes (et pourquoi pas le maillot à pois), pour peu qu’il ait récupéré du Covid contracté après le dernier Tour de Suisse. Le Franc-Comtois sera aussi au service de son leader, David Gaudu. Le Breton vient, lui, pour jouer un rôle dans la course au podium, même si son classement final sur le Critérium du Dauphiné (17e) ne pousse pas à l’optimisme.

Des chasseurs d’étapes de prestige pouvant prétendre au maillot à pois

Outre Thibaut Pinot, le plateau français des grimpeurs/baroudeurs sera très relevé et devrait permettre au public de frissonner dans les Vosges, les Alpes et les Pyrénées.

Déjà vainqueur de deux étapes sur la Grande Boucle, maillot blanc sur les Champs-Elysées (2011) et top 10 à trois reprises, Pierre Rolland (B&B Hotels KTM) vit à 35 ans ses dernières années professionnelles. Et les faits montrent qu’il a envie de les vivre en prenant un maximum de plaisir. Son Critérium du Dauphiné en atteste : à l’attaque tous les jours, il a frôlé la victoire d’étape et remporté le classement de la montagne. Assurément un des coureurs à suivre dès que la route s’élèvera.

Dans le même style, on pourra citer Alexis Vuillermoz (TotalEnergies) et Warren Barguil (Arkéa-Samsic), tous les deux redoutables et infatigables attaquants, mais surtout en confiance après une première partie de saison réussie. Barguil, déjà deux fois top 10 sur le Tour de France, un maillot à pois et un prix du super combatif a remporté cette année une étape de Tirreno-Adriatico et le Grand Prix Miguel Indurain, et a très bien figuré sur la saison des classiques. Vuillermoz a lui moins de références sur le Tour, mais il semble en grande forme, en atteste sa superbe victoire sur la 2e étape du Critérium du Dauphiné.

Guillaume Martin (Cofidis), dont l’état de forme sera une énigme après son Giro, reste un coureur extrêmement fiable et régulier. Il pourrait se lancer dans de grands raids dont il a le secret pour grappiller des points au classement de la montagne. Les Bleus pourront éventuellement se mêler à la lutte pour les étapes de sprinteurs (Bryan Coquard, Hugo Hofstetter), ou à des échappées dans la dernière semaine (Mathieu Burgaudeau, Franck Bonnamour, Geoffrey Bouchard).

Le pari de la rédaction : une 5e étape en bleu-blanc-rouge ?

Se déroulant entre Lille et Arenberg, cette étape sera une sorte de mini Paris-Roubaix. L’occasion pour les amateurs de classiques de s’illustrer. Et le contingent français en comptera parmi les meilleurs. Même si le Néerlandais Mathieu van der Poel (Alpecin-Deceuninck) fera office d’épouvantail, la France pourra notamment compter sur son nouveau champion national, Florian Sénéchal (Quick-Step Alpha Vinyl) très à l’aise sur ce type de parcours, et redoutable au sprint si un groupe conséquent venait à se disputer la victoire.

Le local de l’étape, Adrien Petit (Intermarché-Wanty-Gobert Matériaux) a coché cette étape qui, à l’instar de Sénéchal, lui sied parfaitement. Enfin, on ne peut évoquer un profil de classique aujourd’hui sans parler d’Anthony Turgis (TotalEnergies). C’est le coureur français le plus régulier depuis deux saisons lorsque les routes se gondolent et les pavés sortent de terre.

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