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Tour de France 2023 : Le fiasco total de l’équipe DSM-Firmenich

Maxime Cazenave

Publié le

Tour de France 2023 Le fiasco total de l'équipe DSM-Firmenich
Photo Icon Sport

TOUR DE FRANCE 2023 – Incapable de gratter le moindre résultat depuis le début de la Grande Boucle, la Team DSM-Firmenich traverse l’épreuve de manière fantomatique. À trois jours de l’arrivée à Paris, difficile d’imaginer l’équipe néerlandaise capable de remonter la pente pour sauver les meubles.

Ce jeudi, la Soudal-Quick Step a été la grande gagnante sur les routes du Tour. Alors qu’un sprint massif semblait inévitable à Bourg-en-Bresse, l’équipe belge est parvenue à tirer son épingle du jeu en voyant Kasper Asgreen lever les bras au bout d’une échappée victorieuse. Aux côtés de cette dernière, les équipes Lotto-Dstny (Campenaerts et Eenkhorn) et Uno-X (Abrahamsen) ont récolté des places d’honneur, récompensant toutefois leurs efforts. Ces trois équipes avaient un point commun : un Tour à rattraper après deux semaines et demie peu fructueuses.

Un Bardet vous manque et tout est dépeuplé

Pendant ce temps-là, la DSM-Firmenich est restée au chaud, attendant patiemment le sprint pour Sam Welsford. Une stratégie plus que critiquable étant donné les résultats moyens du sprinteur australien. Alors que les Néerlandais auraient pu tenter d’envoyer un gros moteur à l’avant (Eekhoff, Vermaerke, Degenkolb), ces derniers n’ont absolument rien tenté. Au final, Welsford prend une anecdotique 20e place, laissant une nouvelle fois la DSM-Firmenich dans l’anonymat. Une constante terrible depuis le premier jour. Les résultats parlent d’eux-mêmes.

Avec sa 7e place acquise dans un sprint en comité réduit lors de la 2e étape à Bilbao, Romain Bardet a signé l’un des meilleurs résultats des siens. Le grimpeur tricolore s’était également immiscé à la 10e place de l’étape 6. Pire, seuls Sam Welsford (10e à Moulins) et le surprenant Nils Eekhoff (5e à Limoges) sont parvenus à se hisser dans le Top 10 d’une étape. En dehors de cette moisson infime, Bardet était le seul à surnager au sein du marasme collectif en se stabilisant autour de la 10e place. Et ce malgré des résultats potables, sans plus. Sa volonté d’attaquer permettait au moins de voir le maillot de l’équipe à l’avant de la course. Ce qui est malheureusement arrivé trop peu. On a bien vu Kevin Vermaerke ou Matthew Dinham accrocher des échappées. Malheureusement, sans jamais un impact réel sur la course.

Un poids sur la course proche du néant total

Ainsi, 43e au classement général, Christopher Harper est le coureur le mieux classé des siens. Totalement absente de la lutte aux maillots distinctifs, la DSM-Firmenich est gratifiée d’une 13e place au classement par équipes. Bref, bien trop peu pour ne pas considérer ce Tour de France comme un véritable échec. Le moment le plus marquant restera le premier quart d’heure du contre-la-montre de mardi, marqué par les retards d’Alex Edmondson et Sam Welsford, mais également les chutes dès le premier virage de John Degenkolb et Nils Eekhoff. Pas terrible au moment de faire le bilan.

À trois jours de l’arrivée finale aux Champs-Élysées, les opportunités sont extrêmement restreintes. Ce vendredi, la 19e étape menant à Poligny pourrait convenir à une échappée, mais difficile d’imaginer les sprinteurs laisser filer cette opportunité après l’occasion gâchée la veille. Le lendemain, les hommes forts seront de la partie pour se livrer une dernière bataille entre Belfort et Le Markstein. Si l’on peut supputer que des hommes seront envoyés à l’avant, difficile d’imaginer l’un des sept coureurs restants être en capacité de tenir la distance sur un parcours aussi difficile.





Enfin, la dernière étape sera le théâtre d’un dernier sprint massif à Paris, sauf improbable coup de Trafalgar. Là encore, Sam Welsford tentera de faire de son mieux. Mais à part accrocher un nouveau Top 10 à l’arrachée, la DSM-Firmenich ne semble pas avoir les possibilités de faire mieux. Avec le Tour de France Femmes débutant dimanche à Clermont-Ferrand, l’équipe néerlandaise aura l’occasion de se recentrer rapidement sur une épreuve sur laquelle elle sera en capacité de briller, avec Juliette Labous en cheffe de file. En gros, de quoi retrouver un peu le sourire après trois semaines de morosité.

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