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Tour de France 2025 : Jonathan Milan règle un sprint massif à Laval sur la 8ème étape

Maxime Cazenave

Publié le

Tour de France 2025 Jonathan Milan règle un sprint massif à Laval sur la 8ème étape
Photo A.S.O / Billy Ceusters

TOUR DE FRANCE 2025 – Au terme d’une 8ème étape monotone, Jonathan Milan a dominé un sprint massif dans les rues de Laval. Surpuissant, le maillot vert s’offre son premier succès sur la Grande Boucle, et met un terme à six ans de disette pour le cyclisme italien. Wout Van Aert et Kaden Groves complètent le podium.

Au lendemain d’une étape très animée en direction de Mûr-de-Bretagne, la 8ème étape proposait un tracé dédié aux sprinteurs. En effet, seule une difficulté était répertoriée sur les 171,4km menant de Saint-Méen-le-Grand à Laval : la Côte de Nuillé-sur-Vicoin. Toutefois, cette dernière ne présentait pas de réelle difficulté (0,9km à 3,8%), même pour les éléments les plus faibles lorsque la route s’élève.

Burgaudeau et Vercher brisent la monotonie

Comme l’on pouvait le craindre, cette étape a été dénuée de toute échappée. Il aura suffi d’une poignée de kilomètres pour comprendre qu’aucun coureur n’allait prendre la poudre d’escampette. Ainsi, il a fallu attendre plus de 80 bornes, et l’arrivée du sprint intermédiaire de Vitré pour enfin vibrer. À la barre depuis de nombreux kilomètres, la formation Intermarché-Wanty a mis dans les meilleures conditions possibles Binyam Girmay, mais l’Erythréen a échoué en 4ème position, derrière le maillot vert Jonathan Milan (Lidl-Trek), mais aussi Tim Merlier (Soudal-Quick Step) et Anthony Turgis (TotalEnergies). Dans la foulée, Mathieu Burgaudeau et Matéo Vercher (TotalEnergies) ont forcé pour former la première échappée du jour, à plus de 70 bornes de la ligne.

Si ce coup n’avait aucune chance d’aller au bout, les deux Français ont rompu la routine d’une étape qui était jusque-là plus monotone que jamais. Durant plus de 60 bornes, le duo TotalEnergies a donc ouvert la route avec une avance infime, ce qui lui a permis de se partager à deux le prix de la combativité. Sans que cela entrave la tenue du sprint final tant attendu.

Jonathan Milan un cran au-dessus

Avant que l’emballage se déclenche, la formation Intermarché-Wanty a encore été frappée par une lourde chute, celle de Jonas Rutsch. Un nouveau coup dur au lendemain de celle de Louis Barré. Le coureur allemand est reparti, et le peloton est ensuite progressivement monté en pression. À 12km de l’arrivée, un premier tournant majeur est intervenu puisqu’un problème mécanique a contraint Tim Merlier (Soudal-Quick Step) à s’arrêter. Malgré cela, le Belge n’a mis que 3 petites bornes à retrouver sa place en fond de peloton. En revanche, également victime d’un souci mécanique, Paul Penhoët (Groupama-FDJ) n’est lui pas parvenu à revenir en tête de groupe.

Suite à une longue guerre de position, les Alpecin-Deceuninck ont comme souvent pris les commandes du peloton afin de mettre sur orbite Kaden Groves. Cependant, la Lidl-Trek a effectué une remontée progressive pour se retrouver idéalement positionnée dans les deux dernières bornes. Tous les sprinteurs sont idéalement placés et une bataille intense s’est déroulée sur les pourcentages du final. Comme souvent, van der Poel a déclenché les hostilités en déposant Groves. Mais en déployant une puissance incroyable, Jonathan Milan (Lidl-Trek) n’a laissé aucune chance à ses rivaux, s’imposant avec un vélo d’avance sur Wout Van Aert (Visma Lease a bike). Kaden Groves complète le podium du jour. Premier Français, Bryan Coquard (Cofidis) s’est emparé de la 7ème place.





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