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Tour de France 2025 : Nos Tops et Flops

Maxime Cazenave

Publié le

Tour de France 2025 : Les Tops et les Flops
Photo Icon Sport

TOUR DE FRANCE 2025 – Au bout de trois semaines de spectacle, la Grande Boucle 2025 s’est achevée ce dimanche. Si certains coureurs et équipes ont brillé, d’autres sont passés totalement à côté de leur course. Voici les tops et les flops.

Les Tops

Kévin Vauquelin superstar

Dans la foulée d’un Tour de Suisse brillant, Kévin Vauquelin (Arkéa-B&B Hotels) était attendu sur les routes du Tour. Mais alors que tout le monde s’accordait pour le voir chasser les étapes, le Normand a repoussé ses limites en se mêlant à la lutte pour le général, au point d’être le meilleur Français de cette Grande Boucle ! À l’aise en première semaine, il est passé proche de porter le maillot jaune, avant de défendre chèrement sa peau dans les Pyrénées, puis les Alpes. Parfaitement entouré par les Cristian Rodriguez, Raúl García Pierna ou Ewen Costiou, il est parvenu à limiter les dégâts de manière admirable afin de se hisser à une incroyable 7ème place. Entre Tobias Johannessen et Primoz Roglic, excusez du peu.

Thymen Arensman, king of the mountain

On attendait Carlos Rodriguez pour faire briller les couleurs de la formation INEOS Grenadiers, mais c’est finalement Thymen Arensman qui a permis aux Britanniques de quitter le Tour avec le sentiment du devoir accompli. Rapidement largué au général, le Néerlandais a, comme tous ses coéquipiers, montré un tempérament offensif. Au-delà de ce tempérament, il disposait également de jambes de feu. Que ce soit à Superbagnères (14ème étape) où sur l’étape reine au Col de la Loze (18ème étape), Arensman est parvenu à jouer finement le coup pour se retrouver à l’avant dans le final. Tout en puissance, il a ainsi levé les bras à deux reprises, et s’est imposé comme l’un des grands bonhommes du mois de juillet.

Oscar Onley, l’invité surprise

Contrairement à un Arensman, Oscar Onley disposait d’une expérience bien maigre des Grands Tours (39ème du Tour en 2024, abandon sur la Vuelta la même année). Fort de résultats convaincants depuis le début de l’année, le Britannique représentait toutefois un outsider sérieux pour une bonne place dans le Top 10. Cependant, il a littéralement franchi un cap en se mêlant de manière inattendue à la lutte pour le podium et le maillot blanc. Dans l’ombre du duel Pogacar – Vingegaard, le leader de la Picnic-PostNL a bataillé héroïquement avec Florian Lipowitz une fois Evenepoel hors-jeu. S’il a dû laisser les honneurs à l’Allemand, il a montré du haut de ses 22 ans qu’il pouvait devenir une véritable menace sur les Grands Tours à l’avenir en se positionnant solidement à la 4ème place.

Jonathan Milan, un géant vert bien accompagné

Un grand sprinteur doit toujours bien entouré, et la Lidl-Trek a répondu présente autour de Jonathan Milan tout au long des trois semaines. Vainqueur de deux étapes, l’Italien a pu bénéficier d’un train cinq étoiles pour emmener tous ses sprints, que ce soit aux intermédiaires ou sur la ligne d’arrivée. Alors que le maillot vert a longtemps été incertain en raison de la concurrence involontaire de Tadej Pogacar, le collectif Lidk-Trek a cadenassé le début des étapes montagneuses pour permettre à leur sprinteur d’engranger les points nécessaires à son succès. Au-delà de l’infatigable Quinn Simmons, les Theuns, Consonni, Stuyven ou Skujins se seront sacrifiés corps et âme dans cette quête de vert.

Tadej Pogacar, le meilleur coureur entouré par la meilleure équipe

Si Pogacar avait l’ascendant sur Vingegaard avant même le départ du Tour, les débats étaient plus animés pour savoir quelle équipe était la plus consistante entre le Team UAE Emirates et la Visma Lease a bike. La réponse a été claire et nette. Durant trois semaines, le futur maillot jaune a été parfaitement entouré, et ce, malgré l’abandon rapide de Joao Almeida (9ème étape).





En véritable stakhanoviste, Nils Pollitt a abattu un boulot monstrueux sur tous les terrains tandis que les Soler, Wellens et Yates ont à tour de rôle affiché une forme éblouissante par alternance. Et que dire de Jhonatan Narvaez, qui aura servi à plusieurs reprises d’ultime relais dans les bosses comme les cols ? Seul un Pavel Sivakov malade, a eu du mal à apporter sa pierre à l’édifice. Mais peu importe, le quintet royal cité précédemment aura été à la hauteur pour contrer la menace Visma Lease a bike.

Les Flops

Remco Evenepoel, un 3ème homme hors du coup

Il est le grand absent du podium final à Paris. Attendu à la 3ème place, Remco Evenepoel avait maintenu son rang la première semaine malgré une chute intervenue dès le premier weekend. Favori du contre-la-montre autour de Caen (5ème étape), le champion du monde de la spécialité avait tenu son rang pour décrocher une victoire. Mais à partir de la 2ème semaine, tout a commencé à dérailler. À Hautacam, il a fini seulement à la 7ème place, affichant d’énormes difficultés, avant de souffrir sur le contre-la-montre de Peyragudes (12ème). Le lendemain, il abandonnera après avoir été mis en difficulté rapidement. S’il a ensuite affirmé avoir une côte cassée depuis le départ, le leader de la Soudal-Quick Step restera la grande déception de cette édition 2025.

La Lotto n’a pas tiré le bon numéro

Parmi les bonnets d’ânes de ce Tour, la formation Lotto tient malheureusement une place majeure. Seul Arnaud De Lie est parvenu à montrer le maillot lors de sprints en décrochant la bagatelle de 5 Tops 10, dont une belle 3ème place à Châteauroux. Il aurait même pu prétendre à la victoire en dernière semaine à Valence s’il n’avait pas touché la roue de Milan au moment de lancer. Encore loin de son meilleur niveau, le champion de Belgique a livré un Tour correct.

Autour de lui en revanche, difficile de trouver quelque chose à grignoter, excepté une maigre 10ème place de Jenno Berkmoes sur la 2ème étape. À côté de la plaque, Lennert Van Eetvelt n’a pas pesé sur la course avant son abandon tandis que le reste du collectif n’a pas réussi à tirer son épingle du jeu en échappée. Bref, cette édition ne restera pas dans les annales de l’historique équipe belge.

La Groupama-FDJ rapidement tombée dans l’oubli

Un weekend et puis plus rien, ou presque. En quête d’une victoire d’étape depuis 2019, la formation Groupama-FDJ n’a pas mis un terme à sa disette malgré les espoirs fondés autour de Romain Grégoire. Le Français est passé proche lors de la 2ème étape en faisant jeu égal avec les cadors à Boulogne-sur-Mer. Alors 1ère du classement par équipe, la formation française a ensuite été quasi invisible. Alors qu’il visait un Top 10, Guillaume Martin a échoué à la 16ème place, dans l’ombre de ses compatriotes Jegat et Vauquelin. Le salut aurait pu venir de Grégoire en dernière semaine. Mais alors qu’il jouait la gagne, une chute a ruiné ses chances lors de la 20ème étape. Comme un symbole d’un Tour à oublier.

Enric Mas de retour dans le rang

Qu’il semble loin le temps où Enric Mas (Movistar) était un garçon inévitable dans le Top 10 de la Grande Boucle (5ème en 2020, 6ème en 2021). Si l’année dernière, il avait pu être un acteur en dernière semaine pour faire oublier un Tour raté, l’Espagnol n’a même pas eu ce loisir cet été. Rapidement largué au général, il était attendu pour aller chercher une victoire d’étape. Malgré plusieurs tentatives, il n’a été dans le coup qu’à une seule reprise, sur les pentes du Mont Ventoux (16ème étape). Cependant, là encore, cela n’était pas suffisant, des garçons étant bien plus saignants dans le final (Paret-Peintre, Healy, Buitrago). À 30 ans, le Basque voit son histoire avec le Tour virer à l’eau de boudin dernièrement.

Dylan Groenewegen aux abonnés absents

Il ne faisait pas partie des grands favoris, mais il devait être un outsider sérieux sur les sprints massifs. Entouré du train solide mis en place par la Jayco-AlUla (Plapp, Durbridge, Reinders, Schmid, Mezgec), le Néerlandais est pourtant passé à côté. Pour la première fois en 9 participations, celui qui compte 6 victoires d’étape sur la Grande Boucle n’a pas signé le moindre Top 10 ! La déception est donc de taille pour le sprinteur de 32 ans, et son équipe.

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