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Tour de France 2026 : nos 5 favoris pour le maillot à pois de meilleur grimpeur

Maxime Cazenave

Publié le

Tour de France 2026 les favoris pour le maillot à pois de meilleur grimpeur
Photo Icon Sport

TOUR DE FRANCE 2026 – Toujours très convoité, le maillot à pois de meilleur grimpeur sera une fois de plus le théâtre d’une bataille au sommet. Qui succédera à Tadej Pogačar ?

Tadej Pogačar (UAE Team Emirates-XRG)

Évidemment, le tenant du titre sera avant tout en quête d’une 5e couronne, ce qui lui permettrait de rejoindre Eddy Merckx, Bernard Hinault, Jacques Anquetil et Miguel Indurain au panthéon du Tour. Néanmoins, comme ce fut déjà le cas en 2020, 2021 et 2025, Tadej Pogačar pourrait également aller chercher son 4e maillot à pois, encore une fois sans réellement le jouer.

Sur cette Grande Boucle 2026 qui présente un plateau plus relevé que jamais, on peut imaginer que Pogačar aura la volonté d’asseoir sa domination pour égaler le record de victoires avec la manière. Ainsi, s’il ne devrait pas gratter énormément de points dans les deux premières semaines, hormis à Gavarnie-Gèdre (6e étape), l’avant-dernier week-end pourrait déjà le remettre dans la course avec l’enchaînement Markstein – Solaison sur les 14e et 15e étapes.

Puis, le programme dément du jeudi au samedi précédant l’arrivée finale devrait lui donner l’occasion de tuer la concurrence. En s’appuyant sur une équipe XXL pour contrôler les échappées, Tadej Pogačar aura toutes les cartes en main.

Jonas Vingegaard (Visma Lease a Bike)

Qui dit Pogačar, dit Jonas Vingegaard. Seul coureur en capacité de tenir le Slovène en haute montagne ces dernières semaines, le Danois a montré un visage conquérant sur le Giro. Battu lors des deux dernières éditions de la Grande Boucle, il compte bien mettre un terme à la domination absolue du cannibale des temps modernes.

Dans cette optique, on peut imaginer que son équipe cherchera à faire mal lorsque les gros cols seront au programme. Ainsi, cela signifie que les échappées ne bénéficieront pas d’une grande latitude, et que Vingegaard pourrait, comme son éternel rival, se retrouver en position de porter la tunique blanche à pois rouges.





Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step)

Pendant un temps, on pouvait imaginer qu’il viserait un bon classement général. Mais dans les colonnes du Dauphiné, Valentin Paret-Peintre a mis les choses au clair il y a quinze jours : « Je viserai les étapes et le maillot à pois ».

Le grimpeur poids plume de la Soudal Quick-Step dispose du profil traditionnel d’un potentiel meilleur grimpeur du Tour si les cadors du général laissent une latitude suffisante. Déjà vainqueur d’étape sur le Giro et la Grande Boucle à la suite de longues échappées lors d’étapes montagneuses, VPP devrait ainsi multiplier les raids à l’avant pour tenter de mettre le grappin sur ce maillot. Ainsi, il y a de grandes chances de le voir animer la dernière semaine pour mener à bien sa mission.

Lenny Martinez (Bahrain Victorious)

Au départ, la Bahrain Victorious compte s’appuyer sur Antonio Tiberi pour un bon classement général. En conséquence, Lenny Martinez aura sans doute un rôle de coéquipier à jouer, mais on peut aisément imaginer qu’il disposera de la latitude nécessaire pour prendre des échappées. En fonction des scénarios, le Français pourrait ainsi jouer des étapes ou servir de point d’appui à son leader.

Mais aussi pourquoi pas aller chercher le maillot à pois. L’année dernière, il avait ainsi revêtu la tunique plusieurs jours avant de devoir la laisser à l’ogre Pogačar. S’il faudra des circonstances favorables, comme une défaillance de Tiberi pour lui donner encore plus d’opportunités, le Français compte bien succéder à son grand-père Mariano Martinez, meilleur grimpeur du Tour 1978.

Richard Carapaz (EF Education-EasyPost)

Au départ de Barcelone, Richard Carapaz visera un bon classement général. Mais au vu de la redoutable concurrence sur cette Grande Boucle, difficile d’imaginer le récent 2e du Tour de Romandie se frayer un chemin vers le podium. Ainsi, s’il se retrouve écarté de la course à l’aube de la dernière semaine ou même avant, l’Équatorien deviendra automatiquement un candidat sérieux.

Au-delà de ses capacités exceptionnelles en haute montagne, Carapaz a déjà remporté le maillot à pois sur le Tour en 2024. L’expérimenté coureur de 33 ans sait donc comment manœuvrer pour parvenir à ses fins. Un avantage non négligeable. D’autant plus que depuis l’avènement des ogres Pogačar et Vingegaard, il est le seul avec Ciccone (2023) à avoir ramené le maillot à Paris.

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