Tour de France 2026 : nos 5 favoris pour le maillot vert du classement par points
TOUR DE FRANCE 2026 – Découvrez les favoris du maillot vert : Jasper Philipsen face à Mads Pedersen, Tim Merlier, Olav Kooij ou Biniam Girmay dans la lutte pour le classement par points.
Un parcours favorable aux sprinteurs
Rarement le maillot vert aura autant souri aux purs sprinteurs. Le Tour de France 2026 propose en effet six étapes de plaine, auxquelles s’ajoutent plusieurs étapes vallonnées propices aux arrivées en peloton réduit. Sur les trois semaines de course, un sprinteur au sommet de sa forme peut légitimement viser six à sept victoires d’étape. C’est considérable.
Reste cependant que le parcours n’est pas une autoroute. La première semaine, au départ de Barcelone, réserve quelques pièges. Entre les étapes pyrénéennes et les routes du Massif central, les favoris du sprint devront gérer leur effort pour rester dans les délais. La dernière semaine alpestre exclura quant à elle les poids lourds de la finale, bien qu’un sprint massif à Paris puisse être envisageable, malgré les ascensions de la butte Montmartre. Le maillot vert devrait se jouer dans les deux premières semaines.
Un nouveau barème pour récompenser les vainqueurs
ASO a revu en profondeur le système de points pour cette édition 2026. L’objectif est clair : redonner la primauté aux sprinteurs dans la course au classement par points, afin d’éviter la victoire d’un leader comme Tadej Pogacar, 2e en 2025.
Désormais, le vainqueur d’une étape de plaine empoche 70 points, contre 50 auparavant, le deuxième 50 et le troisième 40. Les sprints intermédiaires ont également été revalorisés avec 25 points au premier passage, contre 20 précédemment. Ce barème favorise très largement la régularité : celui qui s’impose à trois reprises en arrivée massive sera quasiment assuré de figurer en tête du classement du maillot vert.
Cinq étapes en coefficient maximal sont identifiées : Pau (5e étape), Bordeaux (7e), Bergerac (8e), Nevers (11e) et Chalon-sur-Saône (12e). Autant d’opportunités à ne pas manquer pour les candidats au maillot vert.

Philipsen – Pedersen, duel au sommet
Jasper Philipsen, l’homme à battre
Si un coureur a le profil pour enfiler le maillot vert dès les premières arrivées massives, c’est bien Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech). Le Belge de 28 ans aborde ce Tour de France dans la peau du favori numéro un, fort d’une saison 2026 déjà bien remplie : vainqueur de la Copenhagen Sprint en juin, puis sacré lors de la dernière étape du Tour de Belgique, il affiche déjà cinq succès à son compteur avant même le départ de Barcelone.
Philipsen, c’est aussi dix étapes du Tour de France remportées en carrière et un maillot vert, en 2023. Un bilan éloquent, construit sur un sprint explosif mais aussi sur l’un des meilleurs trains du peloton. Mathieu van der Poel sera une fois encore son principal allié, formant avec lui la paire la plus redoutée du peloton dans le dernier kilomètre.
Le Belge aura à cœur de prendre sa revanche après une édition 2025 difficile. Sur la 3e étape du Tour de France 2025, alors qu’il portait le maillot vert glané grâce à une victoire sur l’étape inaugurale, Philipsen a lourdement chuté. Il n’avait pas été en mesure de repartir.
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Mads Pedersen, le principal rival
Il n’a pas remporté le maillot vert sur le Tour, mais le maillot cyclamen sur le Giro 2025. C’est pourtant bien sur la Grande Boucle que Mads Pedersen (Lidl-Trek) revient avec de fortes ambitions en 2026, après avoir manqué la dernière édition. Le Danois a traversé une saison compliquée : une chute à la Volta a la Comunitat Valenciana lui a valu un poignet gauche et une clavicule droite fracturés. Il est toutefois revenu rapidement, à temps pour les classiques du printemps.
Pedersen n’est pas un pur sprinteur dans l’âme. Sa valeur est ailleurs : sur les étapes vallonnées, venteuses ou sur un final accidenté où le peloton se fractionne, il n’a quasiment pas d’égal. Ces profils, il y en a plusieurs sur ce Tour 2026. Avec Juan Ayuso comme leader pour le général, Pedersen bénéficiera d’une équipe Lidl-Trek qui saura aussi le positionner sur les étapes à sa main.
Le duel Philipsen – Pedersen promet d’être l’un des fils conducteurs de cette édition. Deux styles différents, deux façons de grappiller des points, pour un même objectif : le maillot vert final.
Tim Merlier, l’un des favoris
Double vainqueur d’étape sur le Tour de France 2025 et auteur de 16 victoires sur l’ensemble de la saison, Tim Merlier (Soudal Quick-Step) s’est imposé comme l’un des meilleurs sprinteurs au monde. En 2026, il ne s’est pas arrêté : six nouvelles victoires au compteur avant le départ de Barcelone. Sur le Tour de Belgique, il a montré toute sa palette : capable de battre Girmay et Kooij dans un sprint massif, il s’est en revanche incliné de peu face à eux à deux reprises. Un signe que la hiérarchie n’est pas figée.
Pour ce Tour de France, Soudal Quick-Step a clairement dessiné son collectif autour de lui dans les sprints. Son principal atout ? Jasper Stuyven, recruté cet hiver après douze ans chez Lidl-Trek, qui avait largement contribué aux trois victoires d’étape de Paul Magnier sur le Giro 2026. Le Belge de 33 ans connaît parfaitement son rôle d’équipier de luxe, et Merlier en sera le premier bénéficiaire sur les routes du Tour.
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Kooij et Girmay, outsiders de luxe
Olav Kooij, la grande inconnue
L’arrivée d’Olav Kooij chez Decathlon CMA CGM constitue l’un des transferts les plus attendus de l’hiver. Le Néerlandais, qui évoluait chez Visma Lease a Bike, a retrouvé la compétition fin mai et s’est immédiatement signalé avec deux victoires d’étape aux Boucles de la Mayenne et une autre au Tour de Belgique. Malgré une première partie de saison marquée par son absence, en raison d’un virus, le Néerlandais est de retour en forme.
Mais l’exercice sera délicat pour lui. Car l’équipe française s’est construite en grande partie autour de Paul Seixas, le prodige lyonnais de 19 ans qui figure lui aussi dans la sélection. Le partage des rôles entre les deux hommes et l’organisation du train dans les derniers kilomètres seront des éléments déterminants. Kooij court son premier Tour de France, et si l’intégration collective fonctionne, il a le potentiel pour créer la surprise. Il reste néanmoins un outsider, dans une équipe dont les priorités ne lui sont pas entièrement dédiées.
Biniam Girmay, moins tranchant qu’en 2024
Il y a deux ans, Biniam Girmay (NSN Cycling Team) avait fait sensation en remportant le maillot vert du Tour de France, un exploit historique pour un coureur africain. En 2026, l’Érythréen dispute sa première saison sous les couleurs de NSN Cycling Team et affiche déjà trois victoires : un succès au Tour de Valence, un autre à la Clásica de Almería et une étape du Tour de Belgique.
Pour autant, Girmay semble aujourd’hui moins dominant qu’il y a deux ans. Ses résultats, sans être décevants, ne dégagent pas la même impression de toute-puissance qui l’avait caractérisé lors de son Tour de France 2024. NSN Cycling dispose d’un bon train pour le lancer, mais dans le contexte d’un Tour très relevé sur le plan des sprints, le maillot vert paraît difficilement accessible. Une ou deux victoires d’étape, en revanche, restent un objectif parfaitement réaliste.
Les autres prétendants
Le plateau de sprinteurs est l’un des plus relevés que le Tour de France ait connus depuis longtemps. En dehors des cinq cités, on notera la présence d’Arnaud De Lie (Lotto Intermarché), toujours en quête de son premier succès sur un Grand Tour et parfaitement à l’aise sur les parcours vallonnés. Phil Bauhaus (Bahrain Victorious), Pascal Ackermann et Michael Matthews (Jayco AlUla) peuvent également s’inviter dans les arrivées au sprint. Ces coureurs seront des candidats légitimes à la victoire d’étape, sans toutefois pouvoir prétendre au maillot vert final.
En conclusion
Le Tour de France 2026 s’annonce comme un grand millésime pour les sprinteurs. Le nouveau barème va dans le bon sens et les six étapes de plaine offrent de belles occasions. Au sommet, le duel entre Jasper Philipsen et Mads Pedersen s’impose comme l’angle principal de la bataille pour le maillot vert. Le premier a l’avantage de la puissance pure et du meilleur train du peloton, le second mise sur sa polyvalence et sa capacité à gratter des points là où les autres ne peuvent pas le suivre.
Tim Merlier a toutes les qualités pour s’immiscer dans ce duel et remporter une ou plusieurs étapes. Kooij et Girmay seront présents, mais peinent à s’imposer comme de véritables favoris. Une chose est sûre : le maillot vert ne sera pas offert, et la lutte pour le porter à Paris promet d’être palpitante jusqu’au bout.


