Le Markstein, Plateau de Solaison, Alpe d’Huez : les 9 étapes à ne pas manquer du Tour de France 2026
TOUR DE FRANCE 2026 – Le Tour de France (4-26 juillet 2026) sacrera un champion au terme de ses 21 étapes. Une étape casse-pattes au Lioran, une arrivée au Plateau de Salaison, mais surtout une double ration de l’Alpe d’Huez. Certaines étapes seront à ne manquer sous aucun prétexte.
Toutes les stars du peloton mondial devraient être présentes sur les routes du Tour de France 2026 (4-26 juillet), pour cette 113e édition. Le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, a dévoilé le 23 octobre 2025 le parcours. 3 333 kilomètres seront au programme des 21 étapes. Certaines seront à ne pas manquer, comme chaque année. Tour d’horizon.

2e étape : Tarragone – Barcelone (182 km)
Au lendemain d’un contre-la-montre par équipes dans les rues de la capitale catalane, les coureurs feront véritablement la course dans la deuxième partie de l’étape. C’est là que toutes les difficultés sont concentrées, avec notamment un triple passage par la côte du Château, le versant le plus pentu de Montjuïc. Premier rendez-vous pour les puncheurs et les favoris du Tour de France. « La montée de Montjuïc, c’est 1 600 m à plus de 9 %. Et les trois derniers vainqueurs lors du Tour de Catalogne s’appellent Evenepoel, Pogacar et Roglic. Ils dessinent le portrait-robot du vainqueur potentiel. Donc il n’y a pas de dessin à faire ni d’explication complémentaire nécessaire », a déclaré Christian Prudhomme lors de la présentation du parcours.
6e étape : Pau – Gavarnie-Gèdre (186 km)

10e étape : Aurillac – Le Lioran (167 km)
Un festival est attendu sur cette étape du 14 juillet, assez courte (167 km), qui mènera au Lioran. Mais avant l’ascension finale, les coureurs devront franchir le col de la Griffoul (5,9 km à 6,7 %), Puy Mary – Pas de Peyrol (7,8 km à 6 %) et le col de Pertus (4,4 km à 8,5 %). En 2024, Jonas Vingegaard, alors maillot jaune, avait laissé partir Tadej Pogacar dans le Pas de Peyrol, avant de revenir dans Pertus. Les deux hommes forts du classement général s’étaient ensuite départagés au sprint, avec la victoire du Danois. 3 900 mètres de dénivelé positif sont annoncés pour cette 10e étape. « C’est totalement dans l’esprit de ce qu’on fait depuis une dizaine d’années : aller chercher, ailleurs que dans les Alpes et les Pyrénées, des parcours hautement probants. Pour moi, la plus belle étape du Tour 2024, c’était celle du Lioran, avec ce final où Vingegaard l’avait emporté devant Pogacar », a souligné Christian Prudhomme.
14e étape : Mulhouse – Le Markstein (155 km)
Trois ans après la victoire de Tadej Pogacar et le virage Pinot, le Markstein est de retour sur la route du Tour. Cette fois, le départ sera donné de Mulhouse. Au programme : une étape courte (155 km), mais qui fera mal aux jambes. Grand Ballon, col du Page, Ballon d’Alsace et surtout, pour finir, une des sept nouveautés du Tour de France 2026, le col du Haag. Ce dernier n’était qu’un chemin cabossé il y a trois ans. Transformée en route pour le Tour de France, cette montée très irrégulière (11,2 km à 7,3 %, avec des passages à plus de 19 %) pourrait provoquer des indigestions chez de nombreux coureurs. « Donc là, ça va faire mal », a annoncé le directeur du Tour de France.
15e étape : Champagnole – Plateau de Solaison (184 km)
16e étape : Evian-les-Bains – Thonon-les-Bains (26 km)
Le décor est idyllique. Le lac Léman en toile de fond, et des cyclistes prêts à tout dans ce premier et unique contre-la-montre individuel du Tour de France 2026, de 26 kilomètres. « Avec un départ d’étape à Evian, qui était le premier grand départ, on ne disait pas grand départ à l’époque, mais hors de Paris en 1926. Donc cela fera 100 ans. », a raconté Christian Prudhomme. Toutefois, le contre-la-montre sera loin d’être plat. Les coureurs débuteront en effet par la côte de Larringes (9,7km à 4,3%). Avant une redescente, puis quelques kilomètres de plat pour aller chercher l’arrivée à Thonon-les-Bains. Le parcours accidenté de ce contre-la-montre risque de sacrer un homme du général, et non les spécialistes de l’effort solitaire (même si Remco Evenepoel fait finalement partie des deux catégories, et qu’il sera le grand favori).
19e étape : Gap – Alpe d’Huez (128 km)
La première des deux journées à l’Alpe d’Huez, et ses mythiques 21 virages. L’étape est courte (128 kilomètres), difficile (3 500 m de dénivelé positif) et divisée en trois parties. Pour sans doute créer l’échappée, deux cols seront franchis par les coureurs (le col de Bayard et celui de Noyer). Mais rien ne devrait se passer dans le groupe des favoris, car il y aura ensuite 60 kilomètres de transition. Mais après cette transition, l’enchaînement col d’Ornon – Alpe d’Huez par Bourg d’Oisans (13,8km à 8,1%) promet d’être un feu d’artifice.
20e étape : Bourg d’Oisons – Alpe d’Huez par Sarenne (171 km)
Quels adjectifs peut-on trouver pour qualifier cette avant-derrière étape du Tour de France 2026 ? 5600 mètres de dénivelé positif, des cols mythiques, et une arrivée qui le sera tout autant. C’est l’étape reine de cette 113e édition. La Croix de Fer, le Télégraphe, le Galibier (le toit du Tour), trois immenses sommets de l’histoire du Tour de France. Mais après le Galibier, les coureurs ne seront pas en reste. Il restera en effet l’ascension de l’Alpe d’Huez par le col de Sarenne, une route uniquement empruntée en 2013 dans le sens de la descente. À la veille de l’arrivée finale, c’est tout simplement inédit. « Cela veut dire que là, très clairement, le leader écrasera peut-être encore plus la course, mais en tout cas, ce jour-là, il ne faudra pas être en baisse de régime parce qu’autrement, tout va exploser. C’est une certitude… », a déclaré le président du Tour de France.
21e étape : Thoiry – Paris Champs-Élysées (130 km)
Le retour à Paris, et le passage à la Butte Montmartre. Le parcours est légèrement différent de celui du Tour de France 2025, car les coureurs reviendront sur les Champs-Élysées par l’Arc de Triomphe. Par conséquent, le dernier passage au sommet de Montmartre sera à 15 kilomètres de l’arrivée, contre 6 en 2025. De quoi favoriser une arrivée pour les derniers sprinteurs présents à Paris ?





