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Tour de France 2027 : dénivelé, contre-la-montre, cols… les chiffres clés du parcours

Flo Ostermann

Publié le

Tour de France 2027 dénivelé, contre-la-montre, cols, les chiffres clés du parcours
Photo Icon Sport

TOUR DE FRANCE 2027 – Deux contre-la-montre, plus de 53 000 mètres de dénivelé positif, six étapes de montagne et un dernier grand rendez-vous dans les Pyrénées : le parcours du Tour de France 2027, dévoilé ce jeudi 22 octobre, promet trois semaines bien remplies. Avec 71 kilomètres d’effort solitaire, les grimpeurs auront notamment du pain sur la planche. Tour d’horizon des principaux chiffres de cette 114e édition.

Tour de France 2027 : 3 479 kilomètres et plus de 53 000 mètres de dénivelé positif

Il faudra parcourir 3 479 kilomètres pour rejoindre Paris depuis Édimbourg, où sera donné le départ du Tour de France 2027, le 2 juillet prochain. Entre les deux, les coureurs auront trois semaines pour en découdre, sur un tracé qui ne leur laissera pas beaucoup de répit.

Avec plus de 53 000 mètres de dénivelé positif au programme, cette 114e édition ne manquera pas de difficultés. Les Alpes et les Pyrénées concentreront évidemment les plus gros morceaux, mais les journées de transition ne seront pas toutes de simples promenades.

Certaines étapes accidentées pourraient même laisser des traces. C’est notamment le cas de celle reliant Mende à Montpellier, avec quelque 4 300 mètres de dénivelé positif. Un sacré programme pour une journée qui ne se dispute pourtant pas en haute montagne.

Les favoris devront donc se méfier des grands cols, mais aussi de ces étapes casse-pattes où une défaillance, une bordure ou une mauvaise journée peuvent coûter cher.

71 kilomètres de contre-la-montre : une première depuis 2012

C’est sans doute l’un des chiffres les plus marquants de ce parcours. Avec 71 kilomètres de contre-la-montre individuel, le Tour de France 2027 redonne une vraie place à l’exercice solitaire. Il faut remonter à 2012 pour retrouver une telle distance sur la Grande Boucle.



Deux rendez-vous attendent les prétendants au maillot jaune. Le premier, long de 38 kilomètres entre Blois et Chambord, interviendra dès la première semaine. Sur un terrain plutôt favorable aux rouleurs, les spécialistes pourront déjà creuser des écarts importants.



Le second, disputé sur 33 kilomètres autour de Toulouse, sera d’une tout autre nature. La côte de Pech-David, avec des passages à 20 %, viendra notamment compliquer la tâche des coureurs. Il ne suffira pas d’être puissant sur le plat pour y faire la différence.

Avec un tel kilométrage, les grimpeurs sont prévenus. Ceux qui concèdent régulièrement du temps dans les chronos devront probablement passer à l’attaque en montagne. À l’inverse, les coureurs les plus complets pourraient trouver sur ce Tour un terrain particulièrement favorable.

Six étapes de montagne, mais pas seulement

Sur les 21 étapes de cette édition 2027, les organisateurs ont prévu six étapes de montagne, auxquelles s’ajoutent six journées accidentées, sept étapes de plaine et deux contre-la-montre individuels.

Sur le papier, les sprinteurs disposeront donc de plusieurs occasions de lever les bras. Mais entre le départ en Écosse, les routes bretonnes et les nombreuses difficultés disséminées sur le parcours, les étapes promises aux hommes rapides ne seront pas forcément toutes faciles à contrôler.

Les puncheurs et les baroudeurs auront également de quoi s’exprimer. Avec six étapes accidentées, les possibilités de voir des échappées aller au bout ne manqueront pas.

Quant aux favoris du classement général, ils devront être présents sur tous les terrains. Car si les plus gros écarts devraient se faire en montagne et dans les chronos, le Tour peut aussi se perdre sur une journée a priori sans histoire.

Le Grand Colombier dès la 9e étape, les Alpes en premier juge de paix

Les amateurs de haute montagne devront patienter jusqu’au dimanche 11 juillet, date de la première arrivée au sommet. Et pas n’importe laquelle, puisque le peloton retrouvera le Grand Colombier, dans l’Ain, à l’occasion de la 9e étape.

Cette ascension hors catégorie constituera le premier véritable test pour les candidats au maillot jaune. Après une semaine déjà bien remplie, difficile d’imaginer les principaux favoris rester longtemps dans l’observation.

La suite du programme alpin ne sera guère plus reposante. Les coureurs retrouveront notamment Sallanches et la célèbre côte de Domancy, avant une arrivée aux Saisies qui pourrait provoquer de nouveaux écarts.

Sur cette dernière étape, l’enchaînement du col du Pré et de la montée de Bisanne promet une belle explication entre grimpeurs. Près de 25 kilomètres d’ascension à 8 % de moyenne, répartis dans les 50 derniers kilomètres. De quoi faire des dégâts si la course s’emballe.

Les Alpes devraient ainsi permettre d’y voir beaucoup plus clair dans la hiérarchie, sans pour autant désigner définitivement le vainqueur.

Les Pyrénées pour tout renverser, avec le col du Portet en juge de paix

Car le plus dur pourrait bien arriver dans les derniers jours. Les Pyrénées accueilleront une grande partie du dénouement de ce Tour de France 2027, avec une étape particulièrement redoutable entre Pau et Saint-Lary-Soulan, le 22 juillet.

Les coureurs devront successivement franchir le col du Soulor, le Tourmalet, la Hourquette d’Ancizan et le col du Portet, où sera jugée l’arrivée. Quatre ascensions majeures, dont un final à plus de 2 200 mètres d’altitude, après près de trois semaines de course.

Difficile de rêver meilleur terrain pour une dernière grande explication entre les favoris. Ceux qui auront encore des ambitions au classement général devront probablement se découvrir, tandis que les organismes les plus fatigués risquent de payer l’addition.

Et le lendemain, il restera encore les cols de Soudet et de Marie-Blanque à négocier. Autant dire que rien ne sera forcément joué avant les dernières difficultés pyrénéennes.

Montmartre au programme : Paris ne sera pas une simple formalité

Le dimanche 25 juillet, le Tour de France retrouvera enfin les Champs-Élysées, au terme de trois semaines de course. Mais comme lors des dernières éditions, le final parisien ne se résumera pas à une longue procession suivie d’un sprint massif.

La butte Montmartre figurera de nouveau au programme, avec ses pavés et ses pourcentages susceptibles de faire exploser le peloton. Une dernière difficulté qui pourrait donner des idées aux attaquants et compliquer la tâche des équipes de sprinteurs.

Au bout du compte, ce Tour de France 2027 semble avoir été dessiné pour récompenser les coureurs les plus complets. Les 71 kilomètres de chrono pèseront lourd, les Alpes devraient lancer les grandes manœuvres et les Pyrénées auront le dernier mot en montagne.

Reste à savoir si ce savant mélange permettra de maintenir le suspense jusqu’aux derniers jours, malgré le Cannibale Tadej Pogacar. Sur le papier, en tout cas, les occasions de faire des différences ne manqueront pas.

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