Tour des Flandres 2023 : Parcours et profil
TOUR DES FLANDRES 2023 – Ce dimanche 2 avril, les coureurs auront rendez-vous avec le deuxième Monument de la saison, le Tour des Flandres. Le 107ème Ronde van Vlaanderen empruntera les célèbres monts des Ardennes flamandes tels que le Paterberg, l’Oude-Kwaremont, le Koppenberg et le Taaienberg.
Le parcours du Tour des Flandres 2023
D’abord, les coureurs partiront à 10h depuis Bruges, puisqu’il y a une alternance avec Anvers (pour les éditions 24 et 26) concernant les villes de départ. Après un départ fictif dans la capitale de la Flandre occidentale, le départ réel aura lieu à Beernem pour 273,4 kilomètres de course.
Ensuite, place à une longue partie plate d’environ cent kilomètres en traversant les villes d’Aalter, de Tielt et de Meulebeke en direction d’Izegem. La bataille pour former l’échappée matinale se déroulera lors de ces premiers kilomètres sur des routes larges et souvent rectilignes. Après 70 kilomètres de course, le peloton passera par Harelbeke, Waregem et Deinze jusqu’à Kruisem avec la première section pavée de la journée : le Huisepontweg, long de 600 mètres. Peu de temps après, place au Korte Ast (500 mètres à 4,3 %). Après 136 kilomètres de course, le peloton ira directement vers le Vieux-Kwaremont. Cette longue colline à travers les champs au milieu de la foule et l’odeur de la bière. À partir d’ici, les monts vont se succéder et les fuyards vont perdre du temps. Le Vieux Kwaremont fait partie du Tour des Flandres depuis 1974 et a été escaladé à plus de 70 reprises. Il a été instauré pour remplacer le Kwaremont. Ce dernier a été complètement asphalté et a donc perdu sa personnalité. Les 2 200 mètres du Vieux Kwaremont sont parallèles à ce tracé originel. Ce n’est pas le mont le plus dur, avec une moyenne de 4,8 % et un maximum de 11 %, mais ses 1 500 m sur une étroite route pavée le distingue des autres. Depuis 2012, il est escaladé à trois reprises.
Puis, les coureurs auront à gravir plusieurs monts via des routes de campagne étroites et sinueuses. Le Kortekeer (1 000 m à 6,4 %), l’Eikenberg (1 200 m à 5,8 %, absent lors de la dernière edition) et le Wolvenberg (645 m à 7,9 %) et devront rouler rouler sur les pavés du Holleweg (1500 m), du Karel Martelstraat (2400 m) et du Jagerij (800 m). Des prétendants seront sans doute victimes de crevaison et auront besoin du soutien de leurs équipiers pour ne pas gaspiller d’énergie. Bien sûr, ces secteurs seront moins terribles que les pavés de l’Enfer du Nord, mais attention en cas de chute.

Les difficultés s’enchaînent
Puis, les difficultés vont continuer à s’accumuler avec le Molenberg (460 m à 7 %), le Marlboroughstraat (2 000 m à 3 % à Brakel, le village du double vainqueur du Ronde, Peter Van Petegem), le Berendries (940 m à 7 %) et le Valkenberg (540 m à 8,1 %), dont le sommet se situera à moins de 90 kilomètres du terme. Cette partie, longue de près de 35 kilomètres, permettra de faire une sélection au sein du peloton et dans l’échappée matinale avant le final. Pendant de nombreuses éditions, le Molenberg a été un point crucial du Tour des Flandres. Le mauvais état des pavés et l’étroit chemin avec un petit pont à l’entrée pourront causer beaucoup de dégâts au peloton dont le positionnement est primordial.
Après le second ravitaillement, il va falloir se coltiner le Berg Ten Houte (1 100 m à 6%) et le Kanarieberg (1 000 m à 7,7 %). Cette portion de course sera moins difficile sur une trentaine de kilomètres. Le calme avant la tempête ! Les choses sérieuses vont en effet débuter par la suite avec une deuxième fois l’Oude-Kwaremont, le terrible Paterberg (360 m à 12,9 % avec son angle droit au pied) et le pentu Koppenberg (600 m à 11,6 % avec une pente maximale de 22%). C’est à un agriculteur local, soucieux de faire passer la course dans son champ, que l’on doit la construction de cette colline pavée du Paterberg. Elle fait partie du Tour des Flandres depuis 1986, même si sa notoriété s’est accrue à partir de 2012, date à laquelle elle est devenue la dernière ascension du Ronde.
Au sein de ces dernières montées, des bouchons pourront avoir lieu au sein d’un peloton fatigué. Le placement sera primordial pour les favoris. De plus, les routes sinueuses entre ces monts provoqueront une grande nervosité au sein du peloton.
Par la suite, le secteur pavé du Mariaborrestraat (2400 mètres), le Steenbeekdries (700 m à 5,3 %) et le Taaienberg (530 m à 6,6 % avec un passage à 18 % puis un faux-plat) se présenteront sous les roues des coureurs, avec beaucoup de possibilités de mouvement. Le Taaienberg est lié à Tom Boonen, puisque l’ancien champion du monde aimait y poser les premières fondations de ses futurs succès. En 2020, Julian Alaphilippe avait porté la première offensive sérieuse d’un favori. Le Taaienberg est une colline habituée sur la route des Flandres depuis son apparition en 1974, à l’exception de 1993 pour des travaux.
Vieux-Quaremont + Paterberg = final explosif
Après avoir traversé Renaix, ce sera l’heure du Kruisberg (2 500 m à 5 %). Autrefois totalement pavé, ce mont est en partie asphalté depuis 1963. Une dizaine de kilomètres plus loin après une section descendante et plate, ce sera le dernier passage sur l’Oude Kwaremont et de nouveau le terrible Paterberg, un mont très dur en ligne droite au milieu des champs. Il ne faut pas sous-estimer le Vieux-Kwaremont, puisque Bettiol s’y échappa en 2019 et Wout Van Aert perdit le contact avec Asgreen et van der Poel en 2021. Sur le Paterberg, Cancellara distança Sagan en 2013 et Sagan déposa Vanmarcke en 2016 pour inscrire leur nom au palmarès du Ronde. Cette double-ascension sera importante pour faire la différence entre les favoris. Au sommet, il restera moins de 14 kilomètres à parcourir jusqu’à Audenarde.
Enfin, l’arrivée sera jugée sur la Minderbroedersstraat entre 16h et 16h50 après des derniers kilomètres sur des routes larges, sans abri naturel, avec un faux plat montant après la flamme rouge. Audenarde accueillera l’arrivée du Tour des Flandres jusqu’en 2028.
Le profil du Tour des Flandres 2023
Palmarès du Tour des Flandres
2022 : Mathieu van der Poel – Classement de la course
2021 : Kasper Asgreen
2020 : Mathieu van der Poel
2019 : Alberto Bettiol
2018 : Niki Terpstra
2017 : Philippe Gilbert
2016 : Peter Sagan
2015 : Alexander Kristoff
2014 : Fabian Cancellara
2013 : Fabian Cancellara
2012 : Tom Boonen




