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Tour d'Italie

Tour d’Italie 2024 : Les potentielles surprises pour le podium

Etienne Goursaud

Publié le

Tour d'Italie 2024 Les potentielles surprises pour le podium
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TOUR D’ITALIE 2024 – Zoom sur des coureurs qui peuvent créer la surprise, dans la course au podium du classement général sur les routes italiennes.

Antonio Tiberi (Bahrain-Victorious)

Le jeune italien, bien que loin d’être irréprochable en dehors du vélo (il avait été reconnu coupable d’avoir tué à la carabine, le chat d’un Ministre de San Marin), n’en reste pas moins un talent sur la bicyclette. Et il a tout pour créer la surprise sur le prochain Tour d’Italie. D’abord, il a déjà l’expérience et donc la caisse d’un Grand Tour. Il a terminé le Tour d’Espagne 2023 à la 18e place. Mais il avait déjà découvert la Vuelta en 2022 (92e). Une certaine expérience sur trois semaines et un Tour d’Espagne 2023 plutôt bien achevé, avec une 7e place sur la dernière étape difficile.

Tous les regards ne seront pas tournés sur lui dans son équipe. Il ne sera pas leader. En théorie, c’est plutôt Damiano Caruso qui sera le premier leader de la formation bahreïnie. Néanmoins, sur le Tour des Alpes, on a vu Antonio Tiberi à l’aise dans les ascensions, le meilleur de son équipe avec Wout Poels (qui sera également sur le Giro). Et nous a donné l’impression d’être fort dans les montées les plus longues. Et des longs cols, ce n’est pas ce qui va manquer sur le prochain Tour d’Italie. Reste à savoir comment il va passer la première semaine et comment il va digérer des étapes avec 4000 à 5000 mètres de dénivelé positif, chose qu’il n’y avait pas sur le Tour des Alpes. Mais gare à l’Italien, qui peut avoir le podium comme objectif s’il s’est bien accroché.

Thymen Arensman (INEOS Grenadiers)

Relativement décevant depuis son arrivée au sein de la formation britannique, au début de l’année 2023, Thymen Arensman peut néanmoins briller sur un Giro ouvert. On se souviendra que, sous les couleurs de la Team DSM, il a pris la 6e place de la Vuelta 2022. Devançant de solides coureurs comme son futur coéquipier Carlos Rodriguez, mais aussi Ben O’Oconnor, ou Jai Hindley, qui avait remporté le Giro quelques mois plus tôt. Bon grimpeur, on attend qu’il passe le step au sein de la formation britannique.

Pour l’heure, son début de saison est plutôt solide et peut laisser présager de belles choses. Il a pris la 5e place du Tour de l’Algarve et la 6e place de Tirreno-Adriatico. Où on se souviendra qu’il a battu des coureurs comme Enric Mas (Movistar) ou le prodige Cian Uijtdebroeks (Visma Lease a Bike). Lui non plus ne sera pas le leader premier d’INEOS Grenadiers, qui devrait d’abord compter sur Geraint Thomas, 2e l’an passé et tout près de la victoire, sur les routes du Giro. Néanmoins, le Gallois n’a pas toujours été une assurance tous risques dans sa carrière. Notamment sur le plan des chutes. Autant dire qu’avoir un leader de rechange peut ne pas être du luxe. D’autant que, traditionnellement, INEOS a été capable de placer plusieurs coureurs dans le top 5 d’un classement général.

Daniel Martinez (Bora-Hansgrohe)

Le Colombien a une histoire contrastée avec les Grands Tours. Avec comme meilleur résultat une 5e place… sur le Giro 2021. Une épreuve sur laquelle il était la dernière fusée d‘Egan Bernal, qui a remporté l’épreuve. À l’époque sous les couleurs d’INEOS Grenadiers. On se souvient d’ailleurs d’un Daniel Martinez survolté pour littéralement tirer son leader défaillant dans l’Alpe di Mera, lors de l’avant-dernière étape de montagne. Egan Bernal avait remporté le Giro en tirant un coup de chapeau à son compatriote. On avait imaginé alors que ce dernier pouvait jouer un rôle sur Grand Tour. Depuis, c’est déceptions sur déceptions. 29e du Tour de France 2022, abandon sur la Grande Boucle suivante.



Arrivé cet été dans la formation allemande Bora-Hansgrohe, son début de saison avait été excellent, avec une deuxième place sur le Tour de l’Algarve, en battant Remco Evenepoel au sprint, lors des 2e et 5e étapes. Également champion de Colombie du contre-la-montre, il totalise déjà trois succès. On le sait, si les choses se mettent en place et dans le bon ordre, avec ses capacités de grimpeur, le Colombien peut rapidement faire très mal. Pour lui, le cap est presque davantage mental que physique. Mais il sera le leader se sa formation, qui va miser beaucoup sur lui.



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