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Transferts Pro D2 : Notre XV des recrues pour la saison 2025-2026

Louis Bouchardon

Publié le

Transferts Pro D2 Notre XV des recrues pour la saison 2025-2026
Photo Icon Sport

PRO D2 2025-2026 – Dans trois semaines (28 et 29 août prochain), le championnat de Pro D2 reprendra ses droits. Une compétition qui attire chaque saison de nouveaux joueurs de grand talent et dont l’attractivité ne cesse de croitre.

Nous avons passé au crible le marché des transferts de l’antichambre de l’élite française afin de vous proposer un XV des top recrues pour la saison à venir. Joueurs internationaux en pagaille, futurs grands venus engranger de l’expérience ou encore des profils expérimentés en fin de carrière, découvrez ci-dessous cette équipe fictive particulièrement séduisante.

1. Wayan de Benedittis – Vannes (26 ans, en provenance de Lyon)

Formé à Grenoble, Wayan de Benedittis a découvert le rugby professionnel du côté de Castres. Vice-champion de France avec le CO en 2022 (défaite face à Montpellier), le pilier gauche était entré en jeu en seconde période lors de cette finale. Joueur de rotation, ce dernier n’a jamais su s’imposer et fut transféré au LOU Rugby l’hiver dernier, sans succès. C’est avec un joli passif de 64 matchs de Top 14 qu’il rejoint le RC Vannes, tout juste relégué en Pro D2, avec l’ambition d’enfin faire partie des meubles.

2. Dave Cherry – Vannes (34 ans, en provenance d’Édimbourg)

Pour le poste de talonneur, on reste dans le Morbihan, car le RC Vannes s’est offert les services de l’expérimenté Dave Cherry. L’international écossais (16 sélections) fut titulaire à cinq reprises avec le XV du Chardon lors du dernier Tournoi des Six Nations. Joueur d’un seul club à Édimbourg, le Britannique se lance un ultime défi de l’autre côté de la Manche. Son expérience et sa précision aux lancers aideront le RCV dans sa mission reconquête.

3. Malachi Hawkes – Aix-en-Provence (22 ans, prêté par Toulouse)

Au Stade Toulousain, il n’est pas rare de voir les joueurs Espoirs participer à la fête, en endossant le maillot rouge et noir sur la scène principale durant la période des doublons. Une intégration idéale pour éclore au plus haut niveau, que le pilier droit Malachi Hawkes a pu expérimenter. L’Australien au long mulet bouclé est arrivé en 2020 au sein du club de la Ville Rose, a décroché deux titres de champions de France Espoirs, tout en faisant quelques apparitions avec les pros en Top 14 (12 matchs, quatre titularisations). Pour confirmer ses belles dispositions et accélérer sa progression, Malachi Hawkes a été prêté à Provence Rugby et sera de ce fait l’une des attractions à suivre cette saison.

4. Richie Arnold – Angoulême (35 ans, en provenance de Toulouse)

Soyaux-Angoulême a réalisé un transfert de taille en enrôlant dans son effectif le géant australien (2 m 08) en provenance du Stade Toulousain. Après sept saisons passées sous le maillot haut-garonnais et avec un palmarès aussi long que son bras d’engrangé (cinq titres de champion de France et deux coupes d’Europe), la tour de contrôle voyait son temps de jeu baisser drastiquement. Il faut dire que le Wallaby (9 sélections) se rapproche doucement de sa fin de carrière et devenait moins impactant au sein de la machine à broyer toulousaine. En Charente, sa grande taille et son expérience aideront le SA XV à continuer sa folle progression vers les hauteurs du classement. À noter que l’Australien entame son aventure angoumoisine à l’infirmerie et devrait donc manquer le début de saison.





5. Leone Rotuisolia – Oyonnax (27 ans, en provenance des Fijian Drua)

Un international fidjien (7 caps) débarque à Oyonnax. Le colosse Leone Rotuisolia (1,96 m, 123 kilos) a en effet signé au sein du club de l’Ain après 4 années passées sous les couleurs des Fijian Drua en Super Rugby. De son soleil des îles à l’hiver glacial au cœur du Haut-Bugey, l’adaptation sera certainement délicate, mais nul doute que le grand costaud apportera toute sa puissance ainsi que sa qualité à faire vivre le ballon à l’USO, qui sort d’une saison plus que délicate.

6. Anthony Coletta – Brive (36 ans, en provenance de Colomiers)

La très longue et riche carrière d’Anthony Coletta en Pro D2 (256 matchs) a donc de grandes chances de s’achever en Corrèze, à Brive. Un retour à la case départ pour le troisième ligne expérimenté, qui avait porté le maillot du CAB chez les jeunes sans toutefois prendre part à une rencontre chez les pros. La boucle est bouclée, car après quatre saisons à Dax, trois à Angoulême puis cinq du côté de Colomiers, où il officiait régulièrement en tant que capitaine, il retrouve donc la formation de ses débuts pour cette fois porter la tunique de l’équipe première. Mais ce visage bien connu de la Pro D2 n’a, à n’en point douter, pas choisi de prendre la direction de Brive pour entamer sa préretraite, mais bien pour finir sur une note positive et pourquoi pas inscrire une première ligne à son palmarès chez les seniors.

7. Nicolas Martins – Colomiers (26 ans, en provenance de Montpellier)

Étincelant avec sa sélection du Portugal (26 caps) durant la Coupe du monde 2023 en France, Nicolas Martins avait ensuite enchainé une saison convaincante avec Soyaux-Angoulême. Son activité débordante avait alors plu au staff de Montpellier, qui lui proposa de grimper d’un étage, en Top 14. Mais l’infatigable troisième ligne n’a finalement jamais eu sa chance au MHR, puisqu’il n’a participé qu’à une seule rencontre de championnat, en tant que remplaçant. Le Portugais a dû se contenter de la Challenge Cup (5 feuilles), pas vraiment le projet initial. C’est donc avec un esprit revanchard que Nicolas Martins repart à l’échelon du dessous, pour retrouver ses sensations et du temps de jeu. Et pour l’aider à se relancer, c’est Colomiers, son club formateur, qui lui a volontiers ouvert les bras.

8. Uzair Cassiem – Oyonnax (35 ans, en provenance de Bayonne)

Le feuilleton Uzair Cassiem aura duré de longs mois et n’est d’ailleurs pas prêt d’être fini en coulisses. Courtisé par Nice, récemment relégué en Nationale, l’international sud-africain (8 sélections) avait alors signé un précontrat en février dernier. Mais le transfert n’est pas allé à son terme, puisque l’ancien joueur de l’Aviron Bayonnais a ensuite dénoncé « un montage juridique et financier illégal ». Un temps annoncé à Biarritz, c’est finalement Oyonnax qui eut le dernier mot, en signant cette fois définitivement Uzair Cassiem dans ses rangs. L’imbroglio avec Nissa Rugby n’est toutefois pas terminé, car le club azuréen réclame une clause de 200 000 euros au joueur pour ne pas avoir respecté son engagement. L’histoire entre Cassiem et Nice n’est donc pas finie. Tandis que celle à Oyonnax ne fait que commencer.

9. Yann Lesgourgues – Biarritz (34 ans, en provenance de Bordeaux-Bègles)

Encore un joueur expérimenté qui souhaitait terminer sa carrière dans le club de ses débuts professionnels et que l’on retrouvera donc sur les pelouses de Pro D2 la saison prochaine. Yann Lesgourgues, demi de mêlée à l’Union Bordeaux-Bègles depuis 2014 (223 matchs de Top 14), a longé la côte atlantique vers le sud, pour rentrer dans son pays basque natal. Un voyage retour, 11 ans plus tard, pour l’ancien Bordelais, qui aura marqué le club girondin de son empreinte. Malgré la concurrence des internationaux tels que Baptiste Serin, puis de Maxime Lucu, Yann Lesgourgues s’est toujours fait une place au sein du groupe, dans le rôle du dynamiteur et d’excellent finisseur (43 essais en tout avec l’UBB). Si ce dernier a désormais moins d’essence dans le moteur, surtout depuis son accident de scooter, sa science du jeu sera capitale au Biarritz Olympique, qui se reconstruit autour d’une forte identité locale.

10. Caleb Muntz – Aix-en-Provence (25 ans, en provenance des Fijian Drua)

Depuis plusieurs années, Provence Rugby nous a habitués à des transferts de joueurs internationaux. Et le dernier en date à rejoindre le club provençal n’est autre que Caleb Muntz, l’ouvreur et buteur des Fidji (16 sélections) via la franchise des Fijian Drua en Super Rugby. Si le contingent de joueurs fidjiens en France est particulièrement dense, le profil de ce demi d’ouverture est en revanche bien différent de l’accoutumé. Après les ailiers supersoniques, les centres dévastateurs et les troisièmes lignes magiciens, voici un Fidjien maestro, avec le numéro 10 dans le dos.

Un recrutement intéressant de la part d’Aix-en-Provence, car la marge de progression de Caleb Muntz semble encore importante. Capable de peser sur une rencontre internationale, le joueur né en Nouvelle-Zélande a un talent immense, mais fait encore parfois preuve d’irrégularité. Un mariage qui pourrait finalement s’avérer fructueux pour les deux parties.

11. Louis Dupichot – Agen (29 ans, en provenance de Perpignan)

La carrière de Louis Dupichot est tout sauf linéaire. Après des débuts convaincants au Racing 92 (champion de France dès sa première année pro), il est prêté à la Section Paloise, où il effectue une saison pleine (17 titularisations), au point d’être sélectionné avec les Barbarians français. Son retour chez les Franciliens est également une réussite, bien qu’il échoue à deux reprises avec le club ciel et blanc en finale de Coupe d’Europe en tant que titulaire (2018 et 2020). Mais ensuite, la concurrence augmente, Louis Dupichot sort doucement des radars et n’est pas conservé par le Racing 92. Il rebondit ensuite à Perpignan durant deux exercices, sans réellement s’imposer au sein de l’effectif catalan. Dernièrement, le joueur de 29 ans a trouvé un nouveau point de chute en Pro D2, du côté d’Agen, avec pas mal d’incertitudes. Allons-nous retrouver l’ailier ou l’arrière virevoltant de ses débuts ?

12. Danny Toala – Oyonnax (26 ans, en provenance des Moana Pasifika)

Le recrutement ambitieux d’Oyonnax se poursuit avec l’arrivée de Danny Toala, le centre international samoan (16 sélections). Joueur des Moana Pasifika en Super Rugby depuis 2021, le natif de Nouvelle-Zélande change d’Hémisphère pour découvrir un nouveau rugby. Souvent aligné au centre, il peut également évoluer à l’arrière, voire dépanner sur une aile. Une polyvalence intéressante dont l’USO devra bien se servir. Titulaire à deux reprises lors de la Coupe du monde 2023, Danny Toala a l’expérience du haut niveau international. À lui de confirmer son potentiel dans ce rugueux championnat qu’est la Pro D2.

13 Ben Tapuai – Brive (36 ans, en provenance de Bordeaux-Bègles)

L’international australien d’origine samoane (sept sélections) a quitté l’Union Bordeaux Bègles pour se lancer un ultime défi en Pro D2, au CA Brive. Après avoir connu 8 clubs professionnels différents durant sa carrière, des Reds du Queensland aux Sharks de Durban en passant par l’Angleterre du côté de Bath puis des Harlequins, le trois-quarts centre s’apprête à découvrir sa 9ᵉ formation, à 36 ans. Tantôt tranchant, tantôt maladroit, le Wallaby aura soufflé le chaud et le froid durant ses deux années à l’UBB, rythmées par 31 apparitions en Top 14 et 17 en Champions Cup. C’est donc avec un CV bien rempli que Ben Tapuai s’installe en Corrèze avec l’intention de s’y imposer comme un titulaire à part entière.

14. Raffaele Costa Storti – Grenoble (24 ans, en provenance du Stade Français)

Un (tout) petit tour en Top 14 et puis s’en va. Recruté l’an dernier par le Stade Français Paris en provenance de Béziers, l’ailier portugais Raffaele Costa Storti n’a pas connu un passage idyllique sur la capitale. Pire, le meilleur marqueur d’essais de Pro D2 de la saison 2023-2024 n’a jamais pu démontrer ses qualités sur le terrain, puisqu’il n’a été aligné en Top 14 qu’à deux reprises. Celui que l’on voyait briller au plus haut niveau a donc dû ronger son frein en tribune, sans que l’on comprenne réellement pourquoi, surtout au vu de la saison manquée par le club parisien.

Quoi qu’il en soit, le Portugais n’est évidemment pas resté dans ce bourbier et retourne donc en Pro D2, le championnat qui l’a vu éclore. Après une saison au frigo, Raffaele Costa Storti prend la direction de Grenoble avec des fourmis dans les jambes. Une formation qui aime envoyer des ballons aux ailes, et ça tombe bien, car l’international portugais (30 sélections) en était sevré depuis bien trop longtemps.

15. Anthony Bouthier – Vannes (33 ans, en provenance de Montpellier)

On termine notre XV des recrues de Pro D2 par un international tricolore, en la personne d’Anthony Bouthier (11 caps). L’arrière français restera célèbre pour son ogive face à l’Angleterre, brossée depuis ses 5 mètres jusqu’à sortir de l’autre côté du terrain après plusieurs rebonds, tout proche de l’en-but adverse. Un coup de pompe mémorable (et jouissif) qui avait marqué les esprits, au moment où la carrière d’Anthony Bouthier était à son sommet. Moins en vue dernièrement, notamment à cause de blessures, il a décidé de revenir au sein de la structure qui l’a vu exploser : le RC Vannes.

Alors joueur en Fédérale 1 avec le club breton, il grimpa ensuite en Pro D2 avec le RCV, puis enchaina avec le succès qu’on lui connaît désormais, jusqu’à goûter au Top 14 avec Montpellier. Un titre de champion de France ainsi qu’une Challenge Cup plus tard, il remonte dans le Morbihan. Un retour aux sources qui signifie que l’amour du maillot existe toujours. Et pour se faire plaisir, on se remet ce bonbon magique qui avait traversé le ciel du Stade de France, face à des Anglais étouffés.

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