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« Très déçu », Léon Marchand a dû faire un choix difficile avant les Championnats d’Europe

Killian Tanguy

Publié le

« Très déçu », Léon Marchand a dû faire un choix difficile avant les Championnats d'Europe
Photo Icon Sport

CHAMPIONNATS D’EUROPE DE NATATION 2026 – Léon Marchand a dû renoncer à certaines épreuves mais reste ambitieux et curieux pour cette édition, lui qui fait son retour après ses exploits aux Jeux de Paris 2024.

Le roi est de retour sur ses terres. Deux ans après avoir enflammé les Jeux Olympiques à domicile, Léon Marchand s’apprête à replonger à Paris pour une compétition internationale. Non pas à la Paris La Défense Arena, mais plus au nord-est de la capitale, au Centre Aquatique Olympique (CAO). « Je la trouve vraiment super. Le site est neuf, il y a beaucoup de lumière et l’eau est claire », adoube le nageur des Dauphins du TOEC.

Diminué, Léon Marchand a dû revoir son programme

Le quadruple champion olympique ne pourra cependant pas asseoir autant sa domination cette semaine, la faute à une blessure à l’adducteur droit contractée lors des championnats de France. « J’ai fait une IRM il y a trois jours (jeudi). Je suis soigné à 70 %. » Les 30 % restants l’empêchent notamment de faire des ciseaux de brasse et il a donc été contraint de renoncer au 200 et au 400 mètres quatre nages, « la course que j’avais le plus envie de réussir cette année », ainsi qu’au 200 mètres brasse.

« Ça a été une décision très difficile à prendre », révèle le principal intéressé, qui en tire déjà des enseignements. « Je dois mieux me préparer et mieux m’échauffer pour ne pas avoir d’autres blessures à l’avenir. » Il ressent d’ailleurs encore « une gêne » en papillon lorsqu’il nage « à 100 % de [son] intensité », car le geste « utilise beaucoup les adducteurs lors des ondulations ».

S’il s’est dit « très déçu », cette décision représente aussi un soulagement pour lui. « Ça m’a pas mal pris la tête ces dernières semaines de savoir si j’allais les faire ou pas. » Il s’est testé « rapidement » à Vichy, où l’équipe de France était en stage avant ces championnats d’Europe, mais n’a pas voulu forcer « par peur de [se] refaire une blessure ».

Léon Marchand reste néanmoins ambitieux et assure qu’il n’aurait pas renoncé à la compétition, même si elle avait eu lieu hors de France. « Je pense que je peux quand même faire des choses assez amusantes en crawl et en papillon », certifie celui qui tentera de décrocher son premier titre continental.





Le 400 mètres nage libre, la grande curiosité

Cette semaine, Léon Marchand sera donc aligné sur le 200 mètres papillon et le 400 mètres nage libre. Cette dernière épreuve, au programme dimanche prochain, sera la principale curiosité. « Des 200 mètres papillon, j’en ai fait beaucoup. Des 400 mètres nage libre, très peu. Mais c’est aussi un plus gros challenge pour moi, qui peut m’apporter beaucoup d’énergie et d’envie. C’est très excitant mais aussi très mystérieux. Je l’ai répété plusieurs fois à l’entraînement, mais c’est vrai qu’en compétition, surtout à haut niveau, je ne sais pas trop. Je vais aussi voir comment je gère les trois jours qui précèdent la course et comment j’arrive à garder mon énergie car sur 200 mètres papillon, il faudra enchaîner série, demi-finale et finale (sur deux jours, vendredi et samedi), et donc économiser son énergie. »

Les relais et Los Angeles 2028 déjà dans un coin de la tête

En plus de ses deux courses individuelles, Léon Marchand s’alignera aussi sur des relais. Il participera dès ce lundi au 4 x 200 mètres nage libre « s’il passe en finale », et à d’autres plus tard dans la semaine. « Je ne sais pas encore », indique-t-il pour le moment. Cette compétition représente en tout cas une étape majeure en vue des Jeux olympiques de Los Angeles 2028.

« C’est la seule compétition à enjeu que nous avons cette année », mais il ne veut pas oublier pour autant de prendre du plaisir. « Je veux m’amuser et me créer des souvenirs, mais aussi pouvoir me tester sur des courses que je ne fais pas à haut niveau d’habitude. Comme je ne fais que celles en quatre nages, je me dis que c’est le moment de vraiment aller à fond. » À fond, comme toujours, pour toucher le mur en premier et continuer de régner dans les bassins.

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