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Turquie Coupe du monde 2026 : liste, calendrier, joueur à suivre, ambitions… tout savoir sur les Croissants Étoilés

Maxime Cazenave

Publié le

Turquie Coupe du monde 2026 liste, calendrier, joueur à suivre, ambitions, tout savoir sur les Croissants Étoilés
Visuel Dicodusport / Photos Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Quart-de-finaliste de l’Euro 2024 et portée par Arda Güler, Kenan Yıldız et Hakan Çalhanoğlu, la Turquie retrouve le Mondial avec de grandes ambitions dans un groupe D très ouvert.

Tombée dans le groupe de l’Espagne lors des qualifications, la Turquie avait rapidement compris qu’une qualification directe pour la Coupe du monde serait difficile. Humiliée à domicile par la Roja un soir de septembre 2025 (0-6), la sélection turque a parfaitement géré la suite de sa campagne, avec un sans-faute face à la Bulgarie et la Géorgie, avant d’aller tenir en échec l’Espagne à Séville le 18 novembre pour conforter sa deuxième place, synonyme de barrages.

Ces barrages ont ensuite été parfaitement négociés. La Turquie a d’abord dominé la Roumanie en demi-finale (1-0), avant de s’imposer au Kosovo en finale (1-0), grâce à un but décisif de Kerem Aktürkoğlu. Une qualification solide, construite dans la douleur, mais qui confirme la montée en puissance d’une sélection de plus en plus cohérente.

Quart-de-finaliste de l’Euro 2024, la Turquie s’appuie désormais sur un collectif qui entre dans la force de l’âge, sublimé par deux prodiges offensifs : Arda Güler et Kenan Yıldız. De quoi nourrir de réelles attentes dans un pays où le football occupe une place immense.

Calendrier et groupe de la Turquie à la Coupe du monde 2026

Positionnée dans le chapeau 4 au tirage au sort, la Turquie a hérité d’un tirage particulièrement abordable dans un groupe D très ouvert. Les hommes de Vincenzo Montella affronteront successivement l’Australie, le Paraguay et les États-Unis, l’un des trois pays hôtes de la compétition.

Sur le papier, la Turquie peut légitimement viser l’une des deux premières places, voire la tête du groupe. L’entrée en lice face aux Socceroos sera déterminante et donnera le ton de son tournoi. Le duel contre le Paraguay pourrait ensuite peser très lourd dans la course à la qualification, avant un dernier rendez-vous explosif face aux Américains.





Seul bémol pour les supporters turcs en Europe : les horaires nocturnes des trois rencontres, toutes programmées entre 4h00 et 6h00 du matin, heure française.

Le programme complet de la Turquie

  • Dimanche 14 juin à 06h00 : Australie – Turquie, BC Place, Vancouver (Canada)
  • Samedi 20 juin à 05h00 : Turquie – Paraguay, Levi’s Stadium, Santa Clara (États-Unis)
  • Vendredi 26 juin à 04h00 : Turquie – États-Unis, SoFi Stadium, Inglewood (États-Unis)

Liste et effectif de la Turquie pour la Coupe du monde 2026

C’est une équipe de Turquie expérimentée qui va se présenter en Amérique du Nord. Si tous les joueurs s’apprêtent à découvrir la Coupe du monde, Vincenzo Montella s’appuie naturellement sur le noyau dur de l’Euro 2024, auquel il a ajouté plusieurs éléments ayant éclos depuis.

Dans les buts, Uğurcan Çakır s’est imposé ces derniers mois, reléguant Altay Bayındır, en manque de temps de jeu, dans un rôle de doublure. À noter que le gardien lillois Berke Özer n’a pas été convoqué malgré sa bonne saison, le sélectionneur préférant s’appuyer sur l’expérimenté Mert Günok comme troisième gardien.

En défense, l’expérience est le mot d’ordre. Ozan Kabak fait figure de benjamin du secteur du haut de ses 26 ans, tandis que Merih Demiral et Çağlar Söyüncü apporteront leur vécu des grands championnats. Sur les côtés, l’ancien Lillois Zeki Çelik et Ferdi Kadıoğlu apparaissent incontournables, avec Mert Müldür comme option crédible.

C’est toutefois au milieu que cette équipe possède ses plus beaux atouts. Pilier de la sélection depuis plus d’une décennie, Hakan Çalhanoğlu reste indéboulonnable. Il peut former une paire solide avec Salih Özcan, tandis qu’Ismail Yüksek offre une polyvalence précieuse, y compris dans une défense à trois.

Autour de ces cadres, la Turquie pourra compter sur ses jeunes prodiges offensifs. Arda Güler sera évidemment attendu comme le grand créateur de cette sélection, mais Kenan Yıldız et Can Uzun auront également un rôle important à jouer. L’absence d’Aral Şimşir, malgré une saison remarquable, illustre la concurrence très forte dans ce secteur. Devant, Kerem Aktürkoğlu et Deniz Gül offriront des profils différents pour animer l’attaque.

La liste de la Turquie pour la Coupe du monde 2026

Gardiens : Mert Günok (Fenerbahçe/TUR), Altay Bayındır (Manchester United/ANG), Uğurcan Çakır (Galatasaray/TUR)

Défenseurs : Samet Akaydin (Rizespor/TUR), Abdülkerim Bardakcı (Galatasaray/TUR), Zeki Çelik (AS Rome/ITA), Merih Demiral (Al-Ahli/ARS), Eren Elmalı (Galatasaray/TUR), Ozan Kabak (Hoffenheim/ALL), Ferdi Kadıoğlu (Brighton/ANG), Mert Müldür (Fenerbahçe/TUR), Çağlar Söyüncü (Fenerbahçe/TUR)

Milieux : Kaan Ayhan (Galatasaray/TUR), Hakan Çalhanoğlu (Inter Milan/ITA), Arda Güler (Real Madrid/ESP), Orkun Kökçü (Beşiktaş/TUR), Salih Özcan (Borussia Dortmund/ALL), Can Uzun (Eintracht Francfort/ALL), Ismail Yüksek (Fenerbahçe/TUR)

Attaquants : Yunus Akgün (Galatasaray/TUR), Kerem Aktürkoğlu (Fenerbahçe/TUR), Oğuz Aydın (Fenerbahçe/TUR), Deniz Gül (FC Porto/POR), İrfan Can Kahveci (Kasımpaşa/TUR), Kenan Yıldız (Juventus/ITA), Barış Alper Yılmaz (Galatasaray/TUR)

Arda Güler, le joueur à suivre de la Turquie

Il n’a que 21 ans, mais possède déjà le statut de star absolue à l’échelle nationale, et peut-être bientôt internationale. Depuis ses débuts professionnels avec le Fenerbahçe à 16 ans, Arda Güler ne cesse de confirmer les espoirs placés en lui.

Recruté par le Real Madrid à l’été 2023 alors qu’il était à peine majeur, le prodige turc s’est progressivement affirmé dans le collectif madrilène. Au cœur d’une saison 2025-2026 globalement décevante à Madrid, il a même été l’une des rares éclaircies.

Le joueur possède tout ce qui fait un grand talent : une qualité technique au-dessus de la moyenne, une vision du jeu remarquable et un mental forgé par les attentes énormes qui l’accompagnent en Turquie depuis son éclosion. Lors de l’Euro 2024, il avait déjà prouvé sa capacité à répondre présent en signant des prestations majeures, avec notamment l’un des buts du tournoi face à la Géorgie.

Milieu offensif polyvalent, capable d’évoluer sur une aile ou dans une position plus axiale, il est à son meilleur lorsqu’il dispose de liberté entre les lignes. Décisif durant les éliminatoires, avec un but et quatre passes décisives en sept matchs, il est à la fois le patron technique et le baromètre de la sélection turque. S’il atteint son meilleur niveau, les adversaires de la Turquie risquent d’en voir de toutes les couleurs.

Vincenzo Montella, l’homme de la montée en puissance turque

Grand nom du football italien, Vincenzo Montella est en charge de la Turquie depuis 2023. L’ancien attaquant élégant, qui avait fait les beaux jours de l’AS Rome, possède déjà une longue carrière d’entraîneur à 51 ans.

Lancé dans le grand bain par le club romain en 2011 pour assurer un intérim, il a ensuite connu plusieurs expériences en Italie, notamment à la Fiorentina, à l’AC Milan et à la Sampdoria. Après un court passage à Séville, il s’est relancé en Turquie, à Adana Demirspor, où ses bonnes saisons lui ont ouvert les portes de la sélection nationale.

Cette première expérience sur le banc d’une sélection est pour l’instant réussie. Quart-de-finaliste de l’Euro 2024, la Turquie a désormais retrouvé la Coupe du monde, une compétition qu’elle n’avait plus disputée depuis plus de deux décennies.

Montella s’appuie principalement sur un 4-2-3-1 efficace, qu’il n’a modifié que ponctuellement, notamment lors du déplacement en Espagne. Ce système permet à la Turquie d’être complète, capable de défendre bas, de ressortir proprement et de faire mal en transition grâce à la magie de ses jeunes talents.

À l’aise avec le ballon, mais aussi dangereuse dans les phases rapides, cette équipe pêche surtout dans la finition. Le manque d’un grand buteur fiable reste le principal frein à ses ambitions.

L’histoire de la Turquie à la Coupe du monde

Aussi surprenant que cela puisse paraître, la Turquie s’apprête seulement à disputer sa troisième Coupe du monde. Avant le XXIe siècle, la sélection nationale était rarement présente dans les grandes compétitions. Elle avait participé au Mondial 1954, après avoir renoncé à l’édition 1950, mais avait été éliminée dès le premier tour malgré une victoire historique contre la Corée du Sud (7-0).

Après plusieurs décennies de traversée du désert, une génération dorée a émergé à la fin des années 1990. Forte de deux participations aux Euros 1996 et 2000, la Turquie est devenue l’un des tubes de l’été 2002, lors du Mondial organisé en Corée du Sud et au Japon.

Portée par les buts d’Hakan Şükür, les arrêts de Rüştü Reçber, les dribbles de Hasan Şaş et la justesse technique de Yıldıray Baştürk, la Turquie s’est frayé un chemin jusqu’en demi-finale, seulement stoppée par le Brésil (0-1). Elle a ensuite décroché une troisième place historique en dominant la Corée du Sud lors de la petite finale (3-2), avec en prime le but le plus rapide de l’histoire de la compétition, inscrit après 11 secondes par Hakan Şükür.

Cette épopée reste à ce jour le dernier souvenir turc en Coupe du monde. Vingt-quatre ans plus tard, une nouvelle génération veut écrire sa propre histoire.

Les ambitions de la Turquie

Face à trois adversaires abordables sur le papier, la Turquie doit absolument sortir de la phase de groupes. Dans le cas contraire, cette Coupe du monde serait considérée comme un échec. La sélection ne manque pas d’ambition et s’appuie sur des cadres qui ont grandi avec le souvenir de l’épopée de 2002.

Dans un pays où le football déchaîne les passions, les attentes seront immenses. Dans la foulée de la qualification, le président de la Fédération a d’ailleurs donné le ton en déclarant que la Turquie voulait ramener le trophée. Un objectif très ambitieux, presque irréaliste, mais révélateur de la confiance qui entoure cette génération.

Sans aller jusque-là, la Turquie possède tout ce qu’il faut pour jouer les trouble-fête. Son onze est équilibré, son milieu talentueux, sa profondeur intéressante et ses jeunes créateurs peuvent faire basculer n’importe quelle rencontre.

Le principal frein reste l’absence d’un grand buteur fiable. Si ce manque est compensé par la créativité d’Arda Güler, Kenan Yıldız et Hakan Çalhanoğlu, la Turquie peut devenir l’une des belles surprises de cette Coupe du monde 2026.

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