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Rugby

Une belle fête du Rugby à 5 dans le Gard, avec une victoire finale de Bedarrides

Nicolas Jacquemard

Publié le

Pierre Carcau

Garons, la ville gardoise que l’on associe plutôt avec l’aéroport de Nîmes, située en plein territoire « footeux », peut paraître un curieux endroit pour prendre une leçon de rugby à 5. Mais finalement pourquoi pas !

Le rugby à 5, on le connait tous sans même en connaitre le nom, c’est tout simplement la version « quinziste » du « Touch rugby », inspiré lui-même du rugby à XIII : ici plus question de plaquer, de faire des mêlées, mauls et autre. Tout est question d’attaque, de mouvement, de passes assurées, de rapidité, la possession de balle est fondamentale, la perte de balle dramatique. Le plaquage est remplacé par un toucher à deux mains : une fois le joueur attaquant « touché » par le joueur adverse, il talonne ( tiens tiens !) à la main pour ses coéquipiers. Six phases de jeu (cela rappelle le tenu « treiziste ») et si c’est infructueux, la balle est donnée à l’adversaire. Un essai, un point, comme au tout début du rugby d’ailleurs. Élément intéressant, c’est un sport mixte. Mais la stricte égalité est respectée, l’essai d’une joueuse a la même valeur que l’essai d’un joueur.

Mais tout ceci, c’est la théorie et mieux vaut le voir soi-même sur le terrain. Ce dimanche 15 décembre 2019 était une excellente occasion. Le club local, le « Garons Teams Rugby 5 » organisait son tournoi de Noël ! Un tournoi qui réunissait des équipes gardoises mais aussi du proche Vaucluse. En arrivant, j’ai cherché un terrain avec des perches, j’ai bien trouvé un terrain, mais les perches, je ne les ai pas trouvées. Le Stade Joseph Zenon est un stade de foot ! Belle leçon d’humilité pour nous rappeler que l’ovalie n’a rien d’acquis en France ! Pire, c’est sur terre battue que le tournoi s’est organisé, le terrain gazonné étant gorgé d’eau comme une éponge et interdit à toute pratique sportive.

La fête du rugby à 5

Mais qu’importe ! Les matchs (deux fois cinq minutes) s’enchaînent et jeu rapide, bonne humeur et « chambrage » bon enfant accompagnent les mouvements des équipes. Des équipes composées de tous les âges et de tous les profils. Un joueur de Garons, Steeve, m’explique qu’il est un ancien avant de XV : ayant un peu trop tiré sur la corde physique, dans une abnégation typique d’avant, le 5 lui permet de rester en contact avec l’ovalie. Un autre Garonnais, Olivier, me dit que finalement, on côtoie sur le terrain plusieurs catégories de joueurs : ceux (ou celles) qui n’avaient jamais caressé le cuir, les « gros » reconvertis, et les arrières et ailiers qui se régalent dans des envolées balle en main après des passes feintées.

Les vainqueurs du tournoi de Rugby à 5 © Pierre Carcau

Tout ceci donnera de toute façon une ambiance très « Ovalie », une tente militaire accueillant la troisième mi-temps (à laquelle il ne manquera rien !) en fin de tournoi. Pour la petite histoire, le tournoi a vu la victoire d’une équipe provençale, celle de Bedarrides, petite ville quinziste, qui bat 4 à 1 l’équipe « une » (qui porte paradoxalement le numéro 2) de Garons. Mais pas de rancœur ni de revanche à prendre ; plutôt un prétexte pour se retrouver et faire la fête.

Une chose est sûre : cet après-midi, nous avons tous pris un petit peu l’avion qui figure sur l’écusson du club local. Nous avons décollé vers des cieux dégagés des gros problèmes qui affectent aussi bien le XV que le XIII. Et si le 5, comme son frère jumeau le « Touch » nous permettait de renouer avec les valeurs de l’ovalie ?





Pierre Carcau

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