Nous suivre
Top 14

Une pétition des supporters du RC Toulon pour protester contre le départ de Louis Carbonel

Nicolas Jacquemard

Publié le

Photo Icon Sport

TOP 14 – Les supporters du RC Toulon ont lancé une pétition pour afficher leur mécontentement, suite au départ annoncé de Louis Carbonel en fin de saison. 

Les Minots de Mayol ont lancé une pétition pour protester contre le départ de Louis Carbonel, alors que le club peine à lui trouver un remplaçant pour la saison prochaine. Alors qu’il était encore sous contrat et qu’il est l’enfant du pays, Louis Carbonel va rejoindre Montpellier la saison prochaine. Si il y a peu de chances que cette pétition puisse changer les choses, les supporters adressent un cri d’alarme à la direction du club.

Le communiqué des Minots de Mayol

Et pour nous, supporters du RCT, cela signifie beaucoup plus qu’un contrat.

Louis devait être un symbole intemporel du fanion frappé du muguet, comme l’ont été avant lui Jérôme Gallion, Éric Champ, Christian Carrère et bien d’autres.

Parce que Louis Carbonel, c’est le futur grand ouvreur que l’on attendait tant, que l’on a vu grandir et rafler tous les trophées : champion de France minime, crabos, espoir, double champion du monde U20.

Un minot de la « Génération Wilkinson », qui avait pour modèle le métronome anglais et le bouillonnant Matt Giteau. De Jonny, il a hérité la précision face aux perches et la vision du jeu. De Giteau, un jeu d’attaque débridé et les percées salvatrices. De son père, le talent incandescent et le Rouge et Noir au plus profond des tripes.

A 23 ans, il a pris les clés du camion. Dans une équipe moribonde, il a tenu la baraque tant bien que mal. Et dès que ses avants ont su se montrer à nouveau dominateurs, il a montré à la France du rugby qu’il n’a rien à envier à ses comparses Ntamack et Jalibert.

Louis Carbonel aurait pu, aurait dû, au vu des éléments cités plus haut, être le symbole de la Fabrique à Champions si chère à la Direction du club. A l’heure du rugby business, les symboles ont un sens. Le sentiment d’attachement et d’appartenance également. Et la saveur ne sera pas tout à fait la même si son remplaçant est un Néo-Zélandais parachuté à la hâte.

Il y a des joueurs que l’on n’imagine pas sous un autre maillot. P’tit Louis en fait partie. Il semble avoir des torts impardonnables aux yeux de la Direction du Club. Si son crime est d’avoir exprimé avec force son mal-être ou son ras-le-bol d’un club sous la chape de plomb d’un Manager débarqué depuis, bien lui en a pris. Qui nierait le renouveau depuis ?

Nous espérons que la Présidence du Club n’oubliera pas qu’un club de rugby n’a aucune viabilité économique sans ses supporters, sans la passion qui les anime et sans l’identification forte qu’ils ont à leur équipe, à leurs joueurs.

Aujourd’hui, il est peut-être trop tard, mais s’il reste un mince espoir de pousser la Direction du Club à s’interroger sur son choix, osons saisir cette opportunité.

Après seulement quelques heures en ligne, la pétition avait déjà reçu plus de 300 signatures.

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *