Uruguay Coupe du monde 2026 : liste, calendrier, joueurs à suivre, ambitions… tout savoir sur la Celeste
COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Focus sur l’Uruguay, une sélection en reconstruction dans le sillage de sa génération dorée, mais toujours capable de jouer les trouble-fêtes.
La sélection peine à se renouveler. Depuis la fin de la génération flamboyante de la Celeste, qui s’est illustrée entre 2010 et 2018 avant de tirer définitivement sa révérence après le Mondial 2022, l’Uruguay cherche encore à faire émerger une nouvelle vague aussi marquante.
Edinson Cavani, Diego Godín, Luis Suárez… Plusieurs légendes ont tourné la page. Une figure historique est toutefois revenue sur le devant de la scène : Fernando Muslera. À bientôt 40 ans, le gardien vétéran est sorti de sa retraite internationale pour vivre une cinquième Coupe du monde, un exploit rarissime pour un joueur uruguayen.
Désormais sous les ordres de Marcelo Bielsa, l’actuelle 17e nation au classement FIFA tente de redonner de l’éclat à son blason. Mais la tâche s’annonce ardue. Médaillée de bronze lors de la dernière Copa America, la Celeste traverse une période plus irrégulière, entre résultats en dents de scie, management discuté et jeu moins étincelant. Les coéquipiers de Federico Valverde devraient toutefois avoir les armes pour sortir de leur groupe.
Calendrier et groupe de l’Uruguay à la Coupe du monde 2026
L’Uruguay a hérité d’un groupe H particulièrement hétérogène. Avec l’Espagne, le Cap-Vert et l’Arabie saoudite, la Celeste apparaît comme la deuxième force sur le papier, derrière l’ogre espagnol, champion d’Europe en titre.
Les hommes de Marcelo Bielsa auront toutefois l’avantage d’affronter l’Espagne lors du dernier match. Avant cela, ne pas s’imposer contre l’Arabie saoudite puis le Cap-Vert relèverait de la contre-performance majeure pour la double championne du monde.
Actuellement sur une série de quatre matchs sans victoire, l’Uruguay devra profiter de ces deux premières rencontres pour se remettre en confiance. Mais la méfiance restera de mise, notamment face à une équipe saoudienne capable de coups d’éclat, comme elle l’avait prouvé contre l’Argentine en 2022.
Le programme complet de l’Uruguay
- Mardi 16 juin à 00h00 : Arabie saoudite 1-1 Uruguay, Hard Rock Stadium, Miami (États-Unis)
- Lundi 22 juin à 00h00 : Uruguay 2-2 Cap-Vert, Hard Rock Stadium, Miami (États-Unis)
- Samedi 27 juin à 02h00 : Uruguay 0-1 Espagne, Estadio Akron, Guadalajara (Mexique)
Liste et effectif de l’Uruguay pour la Coupe du monde 2026
Pas moins de dix joueurs vont découvrir la Coupe du monde, malgré une moyenne d’âge d’environ 28 ans. Ce manque de vécu au plus haut niveau pourrait peser dans une compétition aussi exigeante, mais plusieurs cadres arrivent désormais à maturité.
Federico Valverde, Rodrigo Bentancur, Mathias Olivera, Ronald Araujo ou encore Darwin Núñez possèdent déjà une solide expérience en sélection et dans les grands clubs européens. Présents en 2022, ils avaient vécu l’élimination dès la phase de groupes. Quatre ans plus tard, cette ossature doit porter la reconstruction uruguayenne.
La grande force de cette équipe se situe dans l’entrejeu. L’Uruguay dispose de milieux complets, capables de défendre, de se projeter et de marquer. Cette menace venue de plusieurs lignes permet de compenser les trous d’air d’un secteur offensif qui n’a plus le rendement de l’époque du duo Luis Suárez – Edinson Cavani.
La Celeste aura tout de même besoin d’un Darwin Núñez performant pour espérer aller loin. Son niveau actuel interroge après une saison moyenne à Al-Hilal. Autre point de vigilance : l’état physique de plusieurs joueurs récemment diminués, comme Sergio Rochet, Matías Viña, Facundo Pellistri, Sebastián Cáceres ou encore Giorgian de Arrascaeta.
La liste de l’Uruguay pour la Coupe du monde 2026
Gardiens : Fernando Muslera (Estudiantes La Plata/ARG), Sergio Rochet (Internacional/BRE), Santiago Mele (Monterrey/MEX)
Défenseurs : Ronald Araujo (FC Barcelone/ESP), Santiago Bueno (Wolverhampton/ANG), Sebastián Cáceres (Club América/MEX), José María Giménez (Atlético de Madrid/ESP), Mathias Olivera (Naples/ITA), Joaquín Piquerez (Palmeiras/BRE), Juan Manuel Sanabria (Real Salt Lake/USA), Guillermo Varela (Flamengo/BRE), Matías Viña (River Plate/ARG)
Milieux : Rodrigo Bentancur (Tottenham/ANG), Giorgian de Arrascaeta (Flamengo/BRE), Nicolás de la Cruz (Flamengo/BRE), Emiliano Martínez (Palmeiras/BRE), Manuel Ugarte (Manchester United/ANG), Federico Valverde (Real Madrid/ESP), Rodrigo Zalazar (Braga/POR)
Attaquants : Rodrigo Aguirre (Tigres/MEX), Agustín Canobbio (Fluminense/BRE), Maximiliano Araújo (Sporting Portugal/POR), Darwin Núñez (Al-Hilal/ARS), Facundo Pellistri (Panathinaïkos/GRE), Brian Rodríguez (Club América/MEX), Federico Viñas (Real Oviedo/ESP)
Números confirmados para la Copa Mundial de la FIFA 2026 🔢 pic.twitter.com/G6hWvzBGXR
— Selección Uruguaya (@Uruguay) June 2, 2026
Federico Valverde, le joueur à suivre de l’Uruguay
Celui qui porte le brassard avec la Celeste sera forcément l’un des joueurs les plus scrutés de ce Mondial. Vice-capitaine du Real Madrid, Federico Valverde sort d’une saison très solide, avec 9 buts et 13 passes décisives toutes compétitions confondues.
À 27 ans, le milieu surnommé El Halcón va vivre sa deuxième Coupe du monde. Après l’échec de 2022, il arrive revanchard, avec l’objectif d’aider l’Uruguay à retrouver une place plus conforme à son histoire.
Son profil coche toutes les cases. Puissance de frappe, volume de jeu, agressivité défensive, qualité de passe, polyvalence : Federico Valverde est l’un des milieux les plus complets de la planète. Milieu relayeur, milieu défensif, ailier, voire latéral droit, il a déjà performé à plusieurs postes au plus haut niveau.
Dans une équipe parfois en manque de créativité offensive, sa capacité à casser les lignes, à accélérer le jeu et à marquer de loin sera essentielle. S’il est à son meilleur niveau, l’Uruguay change immédiatement de dimension.
When nobody believed in us, Fede Valverde scored this amazing freekick against Atletico Madrid in a semi final game.
Mi Capitano🤍😭 pic.twitter.com/cOUpD9s1hm
— 𝐟𝐞𝐝𝐞𝐯𝐚𝐥𝐯 (@heis_fede) February 13, 2026
Marcelo Bielsa, le sélectionneur de l’Uruguay
Surnommé El Loco, Marcelo Bielsa a la lourde tâche de refaire briller la Celeste sur la scène internationale. À 70 ans, le tacticien argentin reste l’un des entraîneurs les plus clivants du football mondial.
Son passage sur le banc uruguayen n’a pas toujours fait l’unanimité. Luis Suárez avait notamment évoqué une relation conflictuelle avec le sélectionneur après sa retraite internationale. Matías Vecino aurait lui aussi été marqué par cette gestion très exigeante, selon l’ancien attaquant du FC Barcelone.
Ancien entraîneur de l’OM, Marcelo Bielsa est un perfectionniste obsédé par le jeu. Il attend de ses joueurs une rigueur extrême, une intensité constante et une capacité à répéter les efforts. Ses systèmes sont multiples : la Celeste peut évoluer en 4-3-3, en 4-2-3-1 ou en 4-1-4-1, son dispositif le plus emblématique.
Entraîneur depuis plus de quarante ans, Bielsa est l’un des sélectionneurs les plus expérimentés de ce Mondial. Son palmarès ne reflète pas totalement son influence, mais son empreinte sur le football moderne est immense. Champion d’Argentine, vainqueur des Jeux Olympiques 2004 avec l’Argentine et champion de Championship avec Leeds, il a inspiré plusieurs générations d’entraîneurs.
Sur le banc d’une troisième sélection en Coupe du monde, après l’Argentine en 2002 et le Chili en 2010, Marcelo Bielsa sera attendu au tournant par tout un peuple.
L’histoire de l’Uruguay à la Coupe du monde
La Celeste fait partie des rares nations à avoir remporté au moins deux Coupes du monde. Elle a même réussi cet exploit lors de ses deux premières participations, en 1930 et en 1950.
C’est sur son sol, à Montevideo, que l’Uruguay a remporté l’édition inaugurale de la compétition. Un Mondial au format très différent de celui qui se disputera en Amérique du Nord, puisque seules treize équipes avaient répondu présentes.
Après ses deux sacres, la sélection uruguayenne a continué de briller par intermittence jusqu’en 1970, avant de connaître un long trou d’air. Il a fallu attendre 2010 pour voir la Celeste retrouver les demi-finales, pour la première fois depuis quarante ans.
Portée par Diego Forlán, Diego Lugano, Luis Suárez et Edinson Cavani, l’Uruguay avait réalisé un très beau parcours en Afrique du Sud, avant de s’incliner face aux Pays-Bas (3-2), aux portes de la finale. Auteur de cinq buts, Diego Forlán avait été élu meilleur joueur du tournoi.
Diego Forlán at South Africa 2010 was literally a cheat code 🇺🇾🔥 pic.twitter.com/Qhx4Q0VzTh
— Footy Humour (@FootyHumour) April 3, 2026
Les éditions 2014 et 2018 n’ont pas été de véritables échecs, avec un huitième puis un quart de finale. En revanche, le Mondial 2022 au Qatar s’est transformé en cauchemar, avec une élimination dès la phase de groupes.
Depuis, une page s’est tournée. Diego Godín, Maxi Pereira, Martín Cáceres, Edinson Cavani ou encore Luis Suárez ont quitté la scène internationale. L’Uruguay s’avance donc vers sa 15e participation en Coupe du monde avec une nouvelle histoire à écrire.
Les ambitions de l’Uruguay
Pour l’Uruguay, retrouver les huitièmes de finale serait déjà une première étape importante dans ce nouveau format à 48 équipes. Après la déconvenue du Qatar, la Celeste doit d’abord réapprendre à gagner dans une phase de groupes mondiale.
Un quart de finale, comme en 2018, serait évidemment un résultat plus ambitieux. Mais dans le contexte actuel, avec des résultats irréguliers et une relation parfois tendue entre Marcelo Bielsa et son environnement, un tel parcours aurait déjà valeur de très belle performance.
La pression médiatique est forte, mais l’Uruguay reste une nation de compétition. Sa colonne vertébrale, avec Ronald Araujo, Federico Valverde, Manuel Ugarte et Darwin Núñez, possède suffisamment de talent et de caractère pour faire souffrir beaucoup d’adversaires.
La Celeste ne fait pas partie des grands favoris de ce Mondial. Mais avec son histoire, son intensité et l’empreinte tactique de Marcelo Bielsa, elle reste une équipe que personne ne voudra vraiment croiser trop tôt dans le tournoi.


