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Vendée Globe 2020

Vendée Globe : Boris Herrmann franchit la ligne au ralenti après avoir percuté un bateau de pêche

Tom

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Photo Yacht Club de Monaco

Vendée Globe 2020Boris Herrmann (SeaExplorer) a franchi la ligne d’arrivée ce matin à 11h19 et 45 secondes, bien plus tard que prévu. Aux alentours de 21h hier soir, le skipper allemand est entré en collision avec un bateau de pêche. Il a dû parcourir la courte distance qui lui restait à allure réduite, son bateau ayant été endommagé. Il prend finalement la quatrième place provisoire, devant Thomas Ruyant arrivé lui à 4h42. L’Allemand ayant bénéficié, pour rappel, d’une compensation de 6 heures après avoir participé au sauvetage de Kevin Escoffier.

C’est le grand perdant de ce final palpitant. Boris Herrmann avait clairement sa carte à jouer pour la victoire finale jusqu’à hier soir. Cette malheureuse collision avec un bateau de pêche au milieu du Golfe de Gascogne a ruiné tous ses espoirs. Encore sous le choc mais pourtant remarquable de calme, il a expliqué ce qu’il s’était passé :

J’étais en train de dormir quand un bruit m’a réveillé. Un mur s’est présenté devant moi : c’était un chalutier. J’étais sous le choc. Je me suis habillé pour faire toutes les vérifications et réparations nécessaires. […] Le positif c’est que je suis toujours dans la course et je vais pouvoir finir. Je vais perdre beaucoup de places mais c’est secondaire.

Le skipper allemand explique qu’il va essayer de comprendre ce qu’il s’était passé. « Toutes mes alarmes étaient opérationnelles. Elles auraient dû détecter le bateau sur le radar et se déclencher. » Il a exprimé la possibilité que le chalutier n’ait pas activé son système de positionnement, ce qui expliquerait pourquoi le radar du skipper n’a détecté aucun bateau. De quoi rendre la situation encore plus frustrante.

Une première expérience

À 39 ans, Boris Herrmann participait à son premier Vendée Globe. Il avait pourtant voulu participer aux deux dernières éditions, mais n’avait pas pu trouver de financement pour monter un bateau compétitif. Dans sa carrière, il a déjà terminé deux tours du monde (Global Ocean Race en 2009 et Trophée Jules-Verne en 2016), mais jamais en solitaire. Sur ce Vendée Globe, il a longtemps été dans le groupe de tête. Onzième au passage du Cap Horn, il a fait une très belle remontée de l’Atlantique qui lui a permis de figurer sur le podium provisoire jusqu’à l’accident. Sa bonification de six heures ne sera malheureusement pas suffisante pour le faire remonter dessus.

Tom Compayrot


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