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Victoire Berteau : « L’objectif est de décrocher une médaille sur la piste »

Maxime Cazenave

Publié le

Victoire Berteau L'objectif est de décrocher une médaille sur la piste
Photo Icon Sport

CYCLISME EUROPE 2022 – De ce jeudi jusqu’au dimanche 21 août, le gratin du cyclisme européen est réuni à Munich pour les Championnats Européens 2022. La compétition débute aujourd’hui avec notamment les qualifications de la poursuite par équipes féminine, au sein de laquelle Victoire Berteau fera partie de la sélection tricolore. Comme Clara Copponi, elle fera également doublon sur route pour aider au mieux le groupe France. À l’heure d’aborder cette dernière grosse échéance d’un été bien rempli, on fait le point avec la coureuse de la formation Cofidis.

Tu sors d’un mois de juillet bien rempli. Comment te sens-tu physiquement après le Tour de France ?

Je me sens bien. J’ai fait un stage à Bourges sur la piste la semaine d’après, j’avais de très bonnes sensations et nous avons fait de gros entraînements donc je ressors bien du Tour de France.

L’enchaînement Giro – Tour a été très rapproché, la récupération n’a pas été difficile entre les deux ?

Je n’ai pas vraiment récupéré. J’ai effectué de l’entretien entre le Giro et le Tour, c’était surtout une récupération « mentale » dont j’avais besoin. Je me suis ressourcée auprès de ma famille.

Sur le Tour, tu as été offensive, notamment sur la plus longue étape avec 150 km à l’avant. Comment juges-tu ta semaine ?

Je suis très contente de ma semaine. J’ai montré la façon dont je voulais courir et la manière dont j’aimerais gagner. Je ne voulais pas être attentiste sur le Tour afin de me faire plaisir. C’est ce que j’ai fait. Je termine l’épreuve avec un prix de la combativité ce qui est très satisfaisant.

Plus globalement, comment as-tu vécu ce Tour de France qui a été un véritable succès populaire ?

C’était un truc de fou ! Il y avait un engouement terrible autour de nous que ce soit les médias ou le public. Ça fait vraiment plaisir de voir que nous sommes au tant reconnues que les hommes.

Tu es sélectionnée sur route et sur piste, qu’est-ce que cela représente pour toi de faire partie de ces deux sélections à la fois ?

C’est toujours un grand honneur pour moi de représenter mon pays. Nous avons de grandes ambitions sur la piste en poursuite par équipes et j’aurai un rôle d’outsider sur la route donc je ferai le maximum pour honorer le maillot de l’équipe de France.

Quels vont être tes objectifs à Munich ? Une médaille sur piste, et travailler pour le collectif ou se glisser dans une échappée sur route ?

Tout d’abord une médaille sur la piste, en poursuite par équipes. Mais je ne m’interdis pas non plus un podium sur la course aux points. Je serai bien entendu au service du groupe sur la route, en tentant de prendre une échappée.

Comment trouves-tu le parcours de 130 km au programme de l’épreuve sur route ? Est-ce qu’un sprint est inévitable ?

Je n’ai pas analysé le parcours en profondeur mais je pense qu’il est assez plat, voire totalement. Un sprint n’est pas forcément inévitable si les grandes nations telles que l’Italie, les Pays-Bas, la France et l’Angleterre mettent une fille relativement rapide dans l’échappée. La gagne pourra s’y jouer.


Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a été une transition naturelle. Suiveur assidu de basket et de hockey sur glace, je garde toujours un peu de place pour suivre le cyclisme, le football et le maximum de performances françaises.

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