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Wilkinson, Kolbe, Goromaru, Fickou… les 13 transferts les plus improbables du Top 14

Flo Ostermann

Publié le

Wilkinson, Kolbe, Goromaru, Fickou les 13 transferts les plus improbables du Top 14
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Découvrez les 13 transferts les plus improbables du Top 14 : de Wilkinson à Kolbe, en passant par Umaga et Goromaru, retour sur les coups de folie, paris risqués et histoires incroyables qui ont marqué le rugby français.

1. Jonny Wilkinson (Newcastle → Toulon, 2009)

Lorsque Toulon officialise la signature de Jonny Wilkinson en 2009, c’est tout le monde du rugby qui retient son souffle. Héros de la Coupe du monde 2003 et icône en Angleterre, l’ouvreur quitte Newcastle après une carrière aussi brillante que minée par les blessures. Miser sur lui relevait du pari : un joueur au physique fragile, mais doté d’un aura sans équivalent. Pour un RC Toulon encore en pleine construction, ce recrutement tient du coup de maître, à la fois sportif et marketing. La suite fera basculer Wilkinson dans la légende du club varois.

2. Dan Carter (Crusaders → Racing 92, 2015)

Début 2015, le Racing 92 frappe un immense coup en attirant Dan Carter, souvent présenté comme le plus grand ouvreur de l’histoire. Recruter un All Black de ce calibre, encore au sommet de son art, relevait autant de la folie que du génie, sur les plans sportif comme financier. Très vite, la Carter-mania s’installe à Paris, symbole d’un Top 14 devenu terre d’accueil des icônes mondiales. Certes, l’USAP avait déjà réussi à l’attirer en 2008, mais une blessure au tendon d’Achille avait limité son passage catalan à cinq petits matchs. Sept ans plus tard, Carter revient en France avec un tout autre statut : celui d’une légende vivante.

3. Sonny Bill Williams (NRL → Toulon, 2008)

Lorsque Sonny Bill Williams quitte la NRL et les Canterbury-Bankstown Bulldogs pour rejoindre Toulon, c’est la stupeur dans le monde du rugby. Changer de code en pleine carrière — passer du XIII au XV — relevait alors de l’inédit. Mais le faire dans le sud de la France, au sein d’un club encore en pleine ascension, tenait du pari audacieux. Le résultat fut à la hauteur. Véritable ovni, Williams a imposé sa puissance, sa vitesse et son aura médiatique, laissant une trace marquante malgré un passage finalement bref, ponctué par 33 rencontres disputées sous le maillot varois.

Sonny Bill Williams sous le maillot du RC Toulon

Sonny Bill Williams sous le maillot du RC Toulon – Photo Icon Sport

4. Ma’a Nonu (Hurricanes/Nouvelle-Zélande → Toulon, 2015)

Fraîchement double champion du monde en 2015, Ma’a Nonu pose ses valises dans le Var dans la foulée de son triomphe planétaire. Considéré comme un vétéran sur le papier (33 ans), mais toujours redoutablement performant sur le terrain, il s’impose rapidement comme un cadre du RCT, disputant pas moins de 77 rencontres en trois saisons. L’incroyable tient autant à la densité de stars déjà présentes à Toulon qu’à son histoire singulière, nous le verrons plus tard.

5. Cheslin Kolbe (Toulouse → Toulon, 2021)

C’est sans doute l’un des transferts les plus polémiques de ces dernières années. Cheslin Kolbe, star sud-africaine et véritable chouchou d’Ernest-Wallon, quitte le Stade Toulousain pour rejoindre Toulon. Et pas de la manière la plus banale. Encore sous contrat, il est « racheté » par le RCT. L’opération, spectaculaire sur le plan sportif, provoque un véritable séisme médiatique et sera même scrutée par la Section spécialisée Salary Cap de la Commission de discipline et des règlements, cette dernière sanctionnant le Stade Toulousain et le RC Toulon d’une amende pour certains manquements. Si Toulon réalise un coup immense, de nombreux supporters toulousains y voient alors une trahison.





6. Mathieu Bastareaud (Stade Français → Toulon, 2011)

L’histoire ressemble à un véritable feuilleton. Mathieu Bastareaud, jeune star du Stade Français, multiplie les déclarations et demandes de départ. En 2011, il finit par obtenir gain de cause et rejoint Toulon. Rarement un transfert avait autant fait parler dans les médias à l’époque : voir un joueur forcer la main à son club était encore inhabituel. À Toulon, Basta trouvera un nouvel équilibre et deviendra l’un des symboles de l’équipe.

7. Sergio Parisse (Stade Français → Toulon, 2019)

Après quinze ans passés au Stade Français, Sergio Parisse est licencié par son club parisien dans un contexte houleux, sur fond de conflit avec le manager stadiste de l’époque, Heyneke Meyer. Véritable légende du rugby italien et capitaine emblématique, il rebondit immédiatement… à Toulon. Le choc est immense. Voir un joueur aussi identifié à un club finir sa carrière ailleurs, et chez un rival, relevait de l’inédit. Sur la Rade, Parisse bouclera pourtant en 2023 son parcours avec une élégance intacte. L’Italien est actuellement l’entraîneur de la touche toulonnaise.

8. Napolioni Nalaga (Clermont → Toulon, 2015)

À Clermont, Napolioni Nalaga était une véritable machine à essais, ailier vedette et idole du public. Son départ pour Toulon fait l’effet d’une déflagration. Derrière ce transfert, entouré de rumeurs et de négociations complexes, se dessine une évidence : le RCT attire irrésistiblement les meilleurs finisseurs du championnat. Pourtant, le scénario prendra une tournure inattendue. Malgré l’annonce de son arrivée, Nalaga ne portera jamais le maillot rouge et noir. Les discussions contractuelles et les imprévus financiers empêcheront ce transfert d’être finalisé. Le Fidjien s’engagera finalement à Lyon.

9. Zac Guildford (Crusaders/Nouvelle-Zélande → Clermont, 2014)

L’arrivée de Zac Guildford à Clermont surprend pour d’autres raisons. All Black au talent indéniable, l’ailier traîne derrière lui un parcours extra-sportif chaotique, marqué par l’alcool et plusieurs incidents disciplinaires. L’ASM Clermont choisit de tenter le pari, espérant relancer sa carrière. Mais l’aventure tournera court, confirmant le caractère aussi improbable que risqué de ce recrutement.

Zac Guildford avec l'ASM Clermont

Zac Guildford avec l’ASM Clermont

10. Gaël Fickou (Stade Français → Racing 92, 2021, en cours de saison)

Un transfert hors norme. En pleine saison, Gaël Fickou quitte le Stade Français où il évolue depuis 2018, pour rejoindre le Racing 92. Une opération express, rarissime à ce niveau, à l’époque, rendue possible par les difficultés financières du club parisien. Le joueur profite d’une modification du règlement des transferts par la LNR pour débarquer dans les Hauts-de-Seine en cours de saison. L’affaire prend évidemment une dimension supplémentaire avec la destination choisie : le grand rival francilien. De quoi enflammer un peu plus la rivalité entre les deux clubs de la capitale.

11. Tana Umaga (Hurricanes/Nouvelle-Zélande → Toulon, 2006)

En 2006, le Top 14 n’a pas encore l’aura et les moyens financiers qu’il affiche aujourd’hui. Alors, quand Toulon parvient à convaincre Tana Umaga, capitaine des All Blacks, de rejoindre ses rangs, le monde du rugby tombe des nues. L’icône néo-zélandaise débarque dans un club en reconstruction, alors en Pro D2, avec un rôle inédit : joueur, mais aussi entraîneur. Ce recrutement marque un tournant et demeure comme le premier grand coup médiatique du rugby français moderne.

12. Ayumu Goromaru (Queensland Reds → Toulon, 2016)

Héros de la Coupe du monde 2015 avec le Japon, Ayumu Goromaru rejoint brièvement Toulon en Top 14, surprenant le monde du rugby. Réputé pour son pied précis et ses qualités de buteur, le Nippon découvre l’intensité et la puissance du championnat français, mais son passage tourne rapidement à l’échec. Ce transfert, à la fois pari sportif et coup médiatique, débouchera sur cinq petites rencontres disputées.

13. Ma’a Nonu (San Diego → Toulon, 2025, retour à 42 ans)

Dix ans après sa première arrivée à Toulon, Ma’a Nonu effectue un retour inattendu en 2025 comme joker médical, à 42 ans. Un choix qui défie toutes les logiques sportives et physiques, mais qui illustre parfaitement l’attachement profond entre le joueur et le club. Rarement, dans le sport de haut niveau, un athlète revient à un tel âge pour évoluer dans un championnat de (très) haut niveau.

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