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Basket-ball

Williams, Malonga, Leite… le brillant bilan de la saison régulière des Bleues en WNBA

Maxime Cazenave

Publié le

Williams, Malonga, Leite le brillant bilan de la saison régulière des Bleues en WNBA
Photo Icon Sport

WNBA 2026 – De Gabby Williams à Dominique Malonga, en passant par le trio du Liberty et Carla Leite, les Bleues ont brillé de mille feux outre-Atlantique. C’est l’heure du gros bilan !

Gabby Williams (Golden State Valkyries, 30 ans)

Statistiques : 14,4 points à 40,3 % au tir, dont 33,7 % à 3 points, 3,3 rebonds, 2,2 passes, 1,7 interception, 1,5 perte de balle en 25,2 minutes (38 matchs).

Débarquée à Golden State pour devenir la patronne, Gabby Williams a répondu aux attentes. Au-delà de son impact défensif toujours exceptionnel, et qui fait d’elle l’une des principales candidates au titre de défenseure de l’année, la nouvelle capitaine des Bleues a assumé les attentes offensivement.

En cumulant 14,4 points de moyenne, elle est la meilleure scoreuse des Valkyries, mais aussi sa joueuse la plus déterminante en fin de match. Comme l’a encore prouvé sa dernière sortie à Los Angeles, l’ailière a été clutch à de nombreuses reprises pour porter son équipe à la 2ᵉ place du classement. Récompensée par une nouvelle sélection au All-Star Game en cours d’année, Williams a pondu une saison magistrale en tous points.

Dominique Malonga (Seattle Storm, 20 ans)

Statistiques : 17,1 points à 48,8 % au tir, dont 27,8 % à 3 points, 8,8 rebonds, 1,7 passe, 1 interception, 1,4 contre, 2,7 pertes de balle en 26,5 minutes (35 matchs).

Collectivement, Seattle a réalisé une saison désastreuse, logiquement terminée à la dernière place de la WNBA. En revanche, la franchise s’est trouvée une nouvelle franchise player en Dominique Malonga. Suite à une saison de rookie prometteuse, la jeune intérieure a littéralement cartonné pour s’immiscer dans le Top 15 des scoreuses de la ligue avec plus de 17 points de moyenne, mais aussi dans le Top 10 des rebondeuses (8,8 prises) !



Régulière, elle a connu très peu de matchs sans, et a aussi aligné plusieurs cartons, dont une pointe énorme à 37 points face à Dallas fin juin. À seulement 20 ans, elle a déjà obtenu sa première sélection au All Star Game, et s’est imposée comme une intérieure dominante. On a déjà hâte de voir la suite !

Carla Leite (Portland Fire, 22 ans)

Statistiques : 16,1 points à 45,9 % au tir, dont 40,2 % à 3 points, 2,2 rebonds, 6,3 passes, 0,6 interception, 3,3 pertes de balle en 26,1 minutes (39 matchs).

Sur les quinze équipes de WNBA, trois sont guidées par une joueuse française en qualité de franchise player ! Carla Leite avait montré des bribes intéressantes lors de sa saison rookie à Golden State. Mais son transfert à Portland lui a permis de totalement exploser.



Disposant des clés du jeu, elle a réalisé des merveilles pour faire en sorte que le Fire réalise une saison plus qu’honorable pour sa première. En cumulant plus de 16 points et plus de 6 passes par match, elle a réalisé une saison de métronome. Sans énorme pointe, mais aussi sans réels ratés.

Si un déchet balle en main lui a fait accumuler plus de 3 pertes de balle, cela découle de son jeu à risques, mais est aussi compensé par une adresse brillante, symbolisée par un joli 40 % derrière l’arc. Comme Malonga, elle a changé de dimension cette année, et aurait pu mériter elle aussi de disputer le All-Star Game.

Janelle Salaün (Golden State Valkyries)

Statistiques : 12,9 points à 42,8 % au tir, dont 39,4 % à 3 points, 3,9 rebonds, 1,2 passe en 22,3 minutes (39 matchs).

Et si les deux Françaises de Golden State raflaient deux trophées individuels ? Alors que Gabby Williams peut rêver du DPOY, Janelle Salaün semble elle déjà assurée de remporter celui de 6ᵉ femme de l’année. En sortie de banc, l’ancienne Villeneuvoise a produit une saison sophomore absolument sensationnelle en compilant près de 13 points de moyenne, le tout à d’excellents pourcentages.

Deuxième meilleure scoreuse de la 2ᵉ meilleure équipe de WNBA, elle a au fil des semaines trouvé une grosse régularité suite à un début de saison plus irrégulier. En spot-up shooteuse capable également d’attaquer le cercle, elle a épousé son rôle de dynamiteuse en sortie de banc à merveille.

Leïla Lacan (Connecticut Sun, 22 ans)

Statistiques : 11,4 points à 42,2 % au tir, dont 32,4 % à 3 points, 1,9 rebond, 4,4 passes, 1,6 interception, 2,3 pertes de balle en 28 minutes (30 matchs).

Dans la lignée de sa belle saison rookie, Leïla Lacan a réalisé une saison assez semblable. Très impliquée au scoring, elle en a profité pour atteindre un pourcentage correct derrière l’arc, qui détonne vis-à-vis de son piètre 22 % dans l’exercice l’année dernière.

Titulaire incontournable dans un Sun toujours englué en fond de classement, elle a tout de même assis son statut de joueuse majeure de l’équipe. Encore perfectible à seulement 22 ans, une progression plus nette sera attendue l’année prochaine pour s’affirmer un peu plus. Pourquoi pas en s’approchant des chiffres posés par Leite.

Pauline Astier (New York Liberty, 24 ans)

Statistiques : 9,3 points à 54,6 % au tir, dont 33,3 % à 3 points, 2,7 rebonds, 3,3 passes, 0,8 interception, 1,7 perte de balle en 23,3 minutes (44 matchs).

Débarquée sur la pointe des pieds dans la ligue en tout début de saison, Pauline Astier a clairement été l’une des révélations de l’année outre-Atlantique. En claquant trois matchs à plus de 18 points dès sa première semaine, elle s’était mise New York dans la poche, avant de confirmer son utilité dans l’une des meilleures équipes de la ligue.

En dépit d’une concurrence féroce, elle n’a pas raté un seul match, tout en affichant des chiffres plus que corrects, magnifiés par une splendide adresse au tir. Déjà devenue indispensable, elle aura un rôle majeur à jouer en playoffs.

Marine Johannès (New York Liberty, 31 ans)

Statistiques : 8,2 points à 40,6 % au tir, dont 37,9 % à 3 points, 2 rebonds, 2,4 passes, 0,8 interception, 1,6 perte de balle en 20,2 minutes (41 matchs).

Toujours dans un rôle de pétard ambulant, Marine Johannès a fait du Marine Johannès à New York. Capable d’enquiller 20 points dans les bons soirs, tout comme de finir avec un zéro pointé lorsque l’adresse n’est pas au rendez-vous, la spectaculaire arrière reste un danger permanent, à surveiller comme la lait sur le feu pour l’adversaire.

Son début de saison a confirmé qu’en cas d’absences, elle est en capacité de disposer de responsabilités supérieures. Mais au sein de ce collectif XXL qui vise la bague, elle s’éclate dans ce rôle de feu follet, et aura un rôle clé à jouer en playoffs.

Valériane Ayayi (Phoenix Mercury, 32 ans)

Statistiques : 6,3 points à 36,4 % au tir, dont 27,5 % à 3 pts, 2,8 rebonds, 1,3 passe, 0,5 interception, 1,3 perte de balle en 16,2 minutes (35 matchs)

Revenue plus d’une décennie après une première brève expérience, Valériane Ayayi a pris sa revanche en réalisant une saison sérieuse au sein de ce Mercury trop limité pour viser quoi que ce soit.

Avec sa bouteille et sa polyvalence, l’internationale s’est rendue indispensable en sortie de banc pour offrir des garanties, notamment sur le plan défensif. Mais aussi offensivement, où elle a pondu une production plus que correcte au vu de son temps de jeu. Si elle n’avait signé qu’un an, le Mercury serait bien inspiré de la prolonger rapidement.

Noémie Brochant (Phoenix Mercury, 26 ans)

Statistiques : 6,3 points à 45 % au tir, dont 37 % à 3 pts, 2,1 rebonds, 1,9 passe, 1 interception, 1 perte de balle en 23,6 minutes (43 matchs).

Signée à la surprise générale par Phoenix en début de saison, Noémie Brochant a démontré qu’elle était faite pour la WNBA. L’ancienne Carolo a rapidement convaincu le Mercury, au point de se frayer une place régulière dans le 5 majeur.

Définition même de la joueuse d’équipe, elle a brillé en effectuant son travail défensif, tout en faisant preuve d’efficacité de l’autre côté du parquet, sans jamais rien forcer. Ces 6,3 points de moyenne sont ainsi sublimés par de très bons pourcentages. Une belle surprise.

Nell Angloma (Connecticut Sun, 20 ans)

Statistiques : 4,4 points à 39,7 % au tir, dont 16,7 % à 3pts, 1,9 rebond, 0,9 passe, 0,6 interception en 12,6 minutes (40 matchs).

Suite à son excellente saison au BLMA, Nell Angloma a réalisé une transition mitigée en WNBA. Débarquée à seulement 19 ans, la talentueuse ailière a logiquement pris le rookie wall pour sa première année en WNBA. Disposant d’un temps de jeu plutôt réduit, elle a peiné à trouver son rythme, ce qui s’est traduit par des pourcentages insuffisants et un total de 4,4 points de moyenne.

Néanmoins, cette saison était celle de l’apprentissage, et tout n’est pas à jeter. Nell Angloma a déjà démontré qu’elle était une défenseure sérieuse, il lui reste donc désormais à trouver de la régularité en attaque. Son tir extérieur, qui représentait déjà un point faible dans l’hexagone, représente en particulier un axe de progression vital pour franchir un palier.

Marine Fauthoux (New York Liberty, 25 ans)

Statistiques : 4,4 points à 41,2 % au tir, dont 30 % à 3 pts, 2 rebonds, 1,9 passe, 1,1 perte de balle en 12,4 minutes (21 matchs).

Sortie d’une saison blanche suite à une grave blessure au genou, Marine Fauthoux a retrouvé ses sensations, et l’a confirmé en réalisant une saison rookie plus qu’honnête en WNBA. Signée dans le cadre d’un contrat de développement, elle a finalement convaincu New York de lui offrir un contrat garanti sur plusieurs années en cours de saison.

Joueuse de complément parfaite pour offrir des précieuses minutes en fond de rotation, elle a également montré de très belles choses lorsque ses coachs lui ont offert un temps de jeu supérieur, à l’instar de son double double face à Dallas, ou des 14 points collés à Atlanta pour la dernière de la saison. Vu d’où elle revient, cela est une réussite totale.

Ornella Bankolé (Toronto Tempo, 29 ans)

Statistiques : 3,4 points à 45,9 % au tir dont 43,8 % à 3 pts, 2,3 rebonds, 1,1 passe en 14,9 minutes (14 matchs).

Débarquée en cours de saison de manière inattendue, Ornella Bankolé est parvenue à s’imposer comme une rotation sérieuse au sein du Toronto Tempo, au point d’avoir signé un contrat pour y terminer la saison.

Une récompense méritée au vu de son efficacité létale au tir sur un volume réduit. En additionnant cela à un travail défensif de l’ombre sérieux, l’arrière a laissé une très belle impression au Canada. Au point revenir en WNBA l’année prochaine ? Pourquoi pas.

Tima Pouye (Toronto Tempo, 27 ans)

Statistiques : 3,2 points à 34,5 % au tir, dont 30,8 % à 3 pts, 0,8 rebond, 1,2 passe, 0,7 perte de balle en 9,5 minutes (19 matchs).

Tima Pouye a connu une trajectoire opposée à celle de son éphémère coéquipière Bankolé. Signée en début de saison, elle n’a pas réussi à s’imposer, avant d’être coupée au mois de juillet. La Tango n’a pas réussi à profiter de son maigre temps de jeu pour se frayer une place durable dans l’effectif, la faute notamment à un manque d’adresse. Rédhibitoire à ce niveau.

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