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Wimbledon 2023 : Trois Français qualifiés pour le grand tableau, Lucas Pouille abandonne

Tom Compayrot

Publié le

Photo Icon Sport

WIBMEDON 2023 – Les qualifications pour le tableau principal de Wimbledon prenaient fin aujourd’hui. Sur les 22 français sur la ligne de départ, 3 ont réussi à passer les trois tours et s’extirper des qualifications : Harold Mayot, Enzo Couacaud et Laurent Lokoli. Un bon bilan qui bat ceux des précédents Wimbledon et Roland-Garros.

Couacaud et Lokoli rempilent, une première pour Mayot

Enzo Couacaud (n°158 mondial) est un habitué des qualifications de Grand Chelem. C’est même la quatrième fois sur les cinq derniers Grands Chelems qu’il réussi à s’en extirper. S’il n’arrive toujours pas à être assez régulier tout au long de la saison pour intégrer le Top 100, il parvient à chaque fois à se surpasser lors de ces qualifications. Peu importe l’adversaire en face, il arrive toujours à être au-dessus mentalement et tennistiquement, aucunement déstabilisé par l’enjeu. Sur le gazon londonien cette année, il a par exemple battu deux adversaires mieux classés que lui : l’Italien Brancaccio (n°135) 6-4 7-6, et l’Américain Kovacevic (n°120) 2-6 6-4 7-6 7-6. Et comme troisième adversaire, l’ex-top 20 Hyeon Chung, 6-1 2-0 (abandon). Grâce à ce beau parcours, il participera la semaine prochaine à son cinquième tableau principal de Grand Chelem, le second à Wimbledon.

Laurent Lokoli (n°198) est lui aussi habitué de ce niveau-là. En neuf participations à des qualifications de Grand Chelem, c’est la quatrième fois qu’il arrive à remporter les trois matchs (Roland-Garros 2014, Open d’Australie 2015 et 2023). Lors du dernier Roland-Garros le mois dernier, il s’était malheureusement incliné au dernier tour. Cet échec est désormais lavé. À Wimbledon, le Corse est parvenu à dominer deux anciens top 100 (le Slovaque Gombos 6-3 7-6, et l’Américain Mmoh 2-6 7-6 6-3 2-6 6-2), ainsi que le jeune roumain prometteur Nicholas David Ionel (n°191), 6-1 7-6. Sa performance est d’autant plus remarquable qu’il n’avait jamais joué le moindre match professionnel sur gazon avant ce mois-ci. Il s’est vite adapté à une surface qu’il ne connaissait pas, et qui s’est trouvée correspondre plutôt bien à son jeu.

La trajectoire d’Harold Mayot (n°180) est totalement différente. À 21 ans, le jeune tricolore est un débutant sur le circuit professionnel. Ce n’est que la deuxième fois de sa carrière qu’il a le classement suffisant pour participer aux qualifications d’un Grand Chelem. Alors sa qualification est un véritable exploit. D’autant plus que, comme Lokoli, il n’avait jamais disputé le moindre match professionnel sur gazon. Mais avait tout de même des repères grâce à sa demi-finale atteinte à Wimbledon Juniors en 2019. Il a d’abord éliminé sans difficulté son compatriote Geoffrey Blancaneaux (n°163) 6-0 6-1, avant d’impressionner face à l’Australien Duckworth (n°109) 6-4 6-4, et l‘Italien Gigante (n°254) 6-2 6-2 6-2. Le Messin n’a pas perdu le moindre set en trois matchs, et ne s’est fait breaker qu’une seule fois. Il semble avoir trouvé une surface qui lui sied parfaitement.

Déconfiture pour Lucas Pouille et les femmes

Si trois tricolores sont parvenus au bout de ces qualifications, 19 autres ont échoué. Parmi ceux-là, le plus proche de s’en sortir était Lucas Pouille (n°386). Dans la lignée de son superbe Roland-Garros, il avait atteint le troisième tour et menait même dans celui-ci contre le Tchèque Machac (n°107), qu’il avait déjà battu le mois dernier. Mais il a malheureusement dû abandonner à 6-3 0-3 en sa faveur, à priori à cause d’une blessure à la jambe. Un crève-cœur pour lui sur une surface qui lui a toujours réussi (1/4 de finale à Wimbledon 2016, titre à Stuttgart 2017). D’autant plus qu’une participation à un Grand Chelem aurait pu lui permettre d’engranger des précieux points au classement, lui qui est encore si loin de ses objectifs.

Côté féminin, le bilan est bien moins glorieux. Aucune tricolore n’a réussi à se qualifier pour le dernier tour. Les quatre dernières en lice (Océane Dodin, Carole Monnet, Clara Burel et Chloé Paquet) ont tout été éliminées au deuxième tour. Le tableau relevé ne leur a fait aucun cadeau. Même à Burel et Dodin, qui étaient pourtant têtes de série n°8 et n°10 des qualifications. Les quatre bleues engagées dans le tableau final grâce à leur classement (Caroline Garcia, Varvara Gracheva, Alizé Cornet et Diane Parry) essaieront de leur côté de sauver l’honneur sur le gazon londonien.





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