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WTA Montréal : Jessica Pegula pour la première fois en finale au Canada

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WTA Montréal Jessica Pegula pour la première fois en finale
Photo Jérôme Clerc / Dicodusport

TOURNOI WTA 1000 DE MONTRÉAL – Avant la pluie, qui a encore perturbé le programme, l’Américaine Jessica Pegula, plus régulière, a sorti la numéro 1 mondiale Iga Swiatek, 6-2, 6-7, 6-4. Dans un match indécis, qui a fait la part belle aux retourneuses, Jessica Pegula a fini par faire craquer la Polonaise. Elle connaîtra son adversaire ce dimanche.

Alors que les deux premières demi-finales se sont déroulées au sec et dans de bonnes conditions pour le tennis, la pluie s’est encore invitée sur le Stade IGA. À cause des retards et délais engendrés, la session du soir a été annulée et repoussée à dimanche, avant les finales par la suite. Ainsi, la vainqueure du match entre la Kazakhe Elena Rybakina et la Russe Liudmila Somsonova devra disputer deux matchs dans la journée. Mais avant le ciel gris et humide, un intense duel attendait les partisans locaux.

Iga Swiatek pas dans son match

Grosse affiche en début de programme entre la Polonaise Iga Swiatek, numéro 1 mondiale et double vainqueur de RolandGarros en titre, et l’Américaine Jessica Pegula, 3ème mondiale. Si la Polonaise reste favorite sur le papier, l’Américaine est en forme ces dernières semaines. Et c’est elle qui cueille à froid son adversaire en la breakant d’entrée dans un jeu plein d’autorité. Mais elle n’en profite pas, car Swiatek revient immédiatement dans le match. Une chose est sûre. Le duel promet déjà d’être accroché, tant les joueuses se donnent en début de match. Par exemple, ce point sur le service de la Polonaise sur lequel son adversaire domine une partie de l’échange, monte au filet, mais Swiatek renvoie les offensives et provoque la faute au filet, serrant le poing par la suite. Mais cela reste insuffisant.



La numéro 1 mondiale, malgré quelques beaux coups, ne semble pas dans son match. Il est vrai que Pegula est agressive en retour et occupe beaucoup le terrain, mais cela n’explique pas l’impuissance de Swiatek sur son propre service. En effet, elle n’a remporté aucune de ses mises en jeu ! Elle a été sauvée en début de match par ses deux breaks, mais sinon, il n’y a rien à retenir de son 1ᵉʳ set. Elle devra hausser son niveau pour rester dans la partie. L’Américaine, de son côté, contrôle bien le match et domine les points décisifs pour remporter 6-2 le 1ᵉʳ set.



Chassé-croisé et boulette du DJ

C’est un ouf de soulagement que Iga Swiatek pousse en remportant le 1ᵉʳ jeu du 2ème set sur son service. Encore une fois, elle a eu du mal à se défaire de Jessica Pegula, mais elle mène enfin dans ce match. Et elle s’est visiblement remise à l’endroit, car elle breake blanc tout de suite derrière. Serait-elle de retour sur le court ? Mais Swiatek n’est pas vraiment réglée sur son service et le paye en concédant beaucoup trop de balles de break et finit par le payer. Si elle compense, au début, sur le service de Pegula, la Polonaise finit par être menée à la moitié du set. Elle est au bord du gouffre en commettant trop d’erreurs, forçant certains retours… Mais il y a match et l’Américaine n’a pas encore achevé la Polonaise. Jessica Pegula commence à commettre des erreurs, ce qui permet à son adversaire de rester dans la partie et de revenir au score, comme si la Polonaise ne voulait pas lâcher en étant dos au mur.

Finalement, le tie-break départage les deux joueuses. Scène cocasse en milieu de jeu décisif. Alors qu’Iga Swiatek allait planter un smash pour tenter de gagner le point, le DJ du stade lance de la musique, ce qui annule le point, sous les huées du public. La Polonaise finit par faire la différence en remportant les cinq derniers points de la manche décisive. Elle claque un énorme smash, non sans avoir sauvé une balle tombant à ras le filet juste avant, pour arracher un 3ème set. Dans une 2ème manche bizarre, où chacune a mené, Iga Swiatek sauve les meubles au tie-break et reste en lice dans ce match, pourtant mal embarqué. Jessica Pegula pourra regretter d’avoir servi pour le match, mais a toutes ses chances de rallier la finale.

La faute de trop de la Polonaise

Ce jeu décisif a vraisemblablement lancé la Polonaise. Elle enchaîne deux jeux blancs pour mener 2-0 dans l’ultime manche. En face, Jessica Pegula n’est pas encore totalement groggy et répond aussi en jeu blanc pour rester en vie. Et elle revient à la faveur de deux doubles fautes d’Iga Swiatek. Tout est à refaire de part et d’autre. Et c’est finalement Jessica Pegula qui sort vainqueur de ce duel sur une dernière balle hors zone de Swiatek. En gagnant les quatre derniers jeux, elle remporte le match 6-2, 6-7, 6-4 et atteint sa première finale au Canada. Sa victoire est plus ou moins logique, car elle a commis moins d’erreurs que son adversaire et s’est montrée un peu plus sereine sur l’ensemble de la partie. Elle avait perdu les deux demi-finales précédentes face à la future vainqueure. Elle sera favorite dimanche. Quant à Iga Swiatek, pas aidée par son service ce samedi, ce n’est pas encore pour cette année qu’elle disputera le titre au Canada.

En conférence de presse, le sujet des nouvelles balles adoptées pour la tournée nord-américaine a été abordé avec les joueuses. Si ces balles, spéciales court en dur, plus lourdes et identiques à celles des hommes, peuvent être une des raisons des nombreux breaks lors du match et du tournoi, les protagonistes ont préféré louer les qualités de retour de leur adversaire. Et Iga Swiatek de conclure :

C’est notre travail de nous adapter et d’ajuster notre style de jeu à la balle. Je sais que j’ai encore du travail à faire dans ce domaine, mais avec les matchs, ça va venir, parce que j’aurai de plus en plus d’expérience.

Journaliste/rédacteur depuis décembre 2016 - Amateur professionnel de sport, d’abord le football, j’aurais pu en faire mon métier. Mais bon, vous savez les … non, pas les croisés, ils vont bien eux. Juste un manque de talent, de technique et de niveau surtout. Mais cette passion est ancrée en moi telle la pomme dans la tarte tatin. Le côté suiveur/supporter est évidemment important au quotidien, que ce soit un soir de juillet 1998 en banlieue lyonnaise ou de juillet 2018 à Montréal. Car oui, depuis ma France natale, j’ai migré outre-Atlantique, au pays des caribous. Là, le football se joue à la main et non au pied. Et surtout, la religion sportive est plutôt froide et se joue avec une crosse. Non, ce n’est pas le curling ni le Lacrosse, encore que, mais le hockey sur glace. Une autre vision, une autre culture. On troque les crudités devant la télé pour une poutine et on s’installe avec notre chandail pour suivre cela. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, ou la vitesse d’un slap shot de McDavid ou un arrêt de la mitaine de Price, j’écris sur de l’actualité par ici mais aussi le sport féminin, pas assez mis en avant.

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