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Basket-ball

Yannis Morin : « La fanbase de Murcie est exceptionnelle »

Maxime Cazenave

Publié le

Yannis Morin : "La fanbase de Murcie est exceptionnelle"
Photo Icon Sport

BASKET – La sensation des playoffs de Liga Endesa est française cette année ! Débarqué à Murcie il y a seulement trois semaines pour renforcer une raquette déplumée, Yannis Morin a déjà conquis son monde en seulement quatre rencontres par son impact et sa combativité. L’UCAM peut dès ce samedi accéder aux finales après avoir créé la sensation en faisant chuter à deux reprises Malaga, 1er de la saison régulière, sur son propre parquet. Avant ce rendez-vous, l’intérieur tricolore revient sur ce début d’aventure idyllique dans le sud-est de l’Espagne.

Tu es arrivé à Murcie il y a seulement trois semaines dès la fin de la saison en Betclic Élite, comment s’est présentée cette opportunité ?

Tout est allé très vite pour moi. Ça s’est joué dans la nuit suivant mon dernier match de championnat contre l’ASVEL. Les deux jours qui ont suivi, mon agent m’a fait part d’une potentielle offre afin d’aller disputer les playoffs en Espagne. Vingt-quatre heures plus tard, j’avais le contrat sur la table. J’ai fait les bagages ensuite pour y aller le plus vite possible, donc ça s’est fait rapidement.

Tu as eu seulement quelques jours et une poignée d’entraînements pour te mettre dans le bain avant tes débuts lors du match 2 des quarts à Valence, le 22 mai. Comment s’est passée ton intégration express dans le collectif, tactiquement comme humainement ?

J’ai eu seulement trois entraînements avant le premier match ! Tactiquement, je savais dans quelle situation je m’embarquais du haut de mes onze années professionnelles. Les attentes qui vont avec, le rôle que j’allais avoir. J’avais déjà vécu une situation similaire avec Le Mans en 2018 puisque j’avais rejoint l’équipe après une année en G-League. Juste avant les playoffs que nous avons remportés. Je me suis dit que l’histoire se répète, et qu’il faut être encore meilleur. La priorité était d’assimiler la façon de jouer de mes nouveaux coéquipiers. Par rapport à ça, j’ai effectué un énorme travail en termes de concentration, pour apprendre les différents systèmes de jeu mis en place par le coach le plus vite possible. Les jours étaient comptés et je savais que je devais être bon immédiatement.

Humainement, j’ai découvert un super groupe où toutes les relations sont excellentes. Tout le monde est sur un pied d’égalité. Le groupe est super sain, vraiment spécial. J’ai compris tout de suite pourquoi ce collectif est allé loin en Ligue des Champions (demi-finales) et a également réalisé le meilleur classement de l’histoire du club (5e).

Ces playoffs sont déjà historiques pour Murcie, qui n’avait jamais atteint un tel niveau. Est-ce que tu as déjà pu ressentir la ferveur qui entoure cette fin de saison ?

La fanbase est exceptionnelle. Je pense que même en France, je n’en ai pas vu une aussi active. Sur les réseaux, j’ai reçu énormément de soutien et d’encouragements des gens depuis mon arrivée. Ils s’intéressent à qui je suis, à mon histoire. C’est allé très vite, j’ai été accueilli à bras ouverts par toute la ville ! Ça s’est ressenti dès le premier match et aujourd’hui, j’ai l’impression d’être poussé par tout le monde.

Après l’élimination déjà surprise de Valence, vous sortez de deux victoires inattendues sur le parquet de Malaga, n°1 de la saison régulière, et êtes à une seule victoire de la finale. Considères-tu ce match comme l’un des plus importants de ta carrière, dans une salle qui s’annonce bouillante ?

Je pense vraiment que c’est l’une des meilleures ambiances qu’il m’a été donné de voir dans ma carrière. Ce ne sera pas le plus gros match de ma carrière puisque j’ai déjà eu l’occasion de disputer et remporter les finales du championnat de France en 2018, mais c’est clairement l’un des matchs les plus importants, pour les enjeux et l’ambiance.





Tu viens de réaliser ta meilleure saison en carrière, même si les résultats collectifs n’ont pas suivi. Est-ce que tu penses que les deux dernières saisons avec de grosses responsabilités à Roanne t’ont permis de franchir un palier ?

Clairement, je ne peux pas le nier. C’était mon objectif. Jean-Denys Choulet m’avait pris pour ça, car il pensait que j’étais capable de faire de bonnes choses. J’ai réussi à le prouver et ça m’a fait gagner une forte confiance en moi. Je suis vraiment libéré dans mon jeu, dans mon esprit. J’en suis arrivé là aussi grâce à ma compagne, qui me soutient. C’est réellement une grosse force supplémentaire, mentalement, qui m’a aidé à franchir un cap. Aujourd’hui, je suis arrivé à Murcie avec assurance et les armes entre les mains. Même si je n’ai pas tout exploité, je sais quoi faire et je donne le maximum pour être le plus rentable possible, que ce soit pour l’équipe ou pour moi.

Tu es en train de faire grimper en flèche ta cote avec ta campagne de play-offs. Est-ce que rester en Espagne est un objectif pour l’avenir ?

J’aimerais bien trouver une place ici oui. C’est un objectif puisqu’il s’agit quand même du meilleur championnat national en Europe. Je sais que mes matchs à Murcie me font gagner en visibilité. Je ne sais pas sur quoi cela aboutira, mais j’espère tirer le meilleur de cette expérience où j’ai tout à gagner, rien à perdre.

 

 

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