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Tour d'Italie

Favoris Tour d’Italie 2024 : Tadej Pogacar contre le reste du monde

Emilien Descampiaux

Publié le

Favoris Tour d'Italie 2024 Tadej Pogacar contre le reste du monde
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TOUR D’ITALIE 2024 – Certes, le maillot rose est élégant, mais la bataille pour se l’approprier sera acharnée durant ce mois de mai. Cependant, un homme semble au-dessus du lot pour succéder à Primoz Roglic : Tadej Pogacar. On fait le tour des favoris et des outsiders.

Pogacar, seul au monde ?

Si tout se passe bien, Tadej Pogacar sera couronné à Rome dans moins d’un mois. Le double vainqueur du Tour de France a presque tout gagné cette année en s’adjugeant le classement général du Tour de Catalogne, Liège-Bastogne-Liège et les Strade Bianche avec une facilité déconcertante. De plus, ses principaux rivaux sur les courses de trois semaines ont axé leur saison sur le Tour de France, contrairement à Pogi qui visera le doublé Giro-Grande Boucle.

Le Cannibale de Komenda aura autour de lui son lieutenant attitré, Rafal Majka, le grimpeur autrichien Felix Grosschartner, le « roule toujours » Mikkel Bjerg, son compatriote Domen Novak – impressionnant lors de la dernière Doyenne -, le sprinteur Juan Sebastian Molano, le polyvalent Vegard Stake Laengen et Rui Oliveira pour la plaine. Pogacar n’a qu’un seul petit point faible si on peut dire, c’est la haute montagne.

Geraint Thomas, l’adversaire numéro 1 ?

Geraint Thomas pourrait être le principal rival du Slovène au départ du Piémont, vendredi, bien qu’il n’ait pas encore réalisé de gros résultats cette saison. Mais, le Gallois de 37 ans sait axer ses saisons sur un objectif principal. Néanmoins, il pourra peut-être rivaliser sur le contre-la-montre mais, dès que la route s’élèvera, il devrait subir la loi de Pogacar. Néanmoins, son expérience et sa régularité seront de sérieux atouts pour viser un nouveau podium après sa deuxième place, l’an dernier.

En montagne, le lauréat du Tour 2018 aura le soutien de Thymen Arensman, l’autre coureur protégé chez INEOS Grenadiers. En effet, le Néerlandais a déjà fini cinquième sur le Tour d’Algarve et sixième de Tirreno-Adriatico, cette année. L’an dernier, il avait fini sixième du général en jouant les fidèles lieutenants auprès de Thomas. Enfin, au sein de la formation britannique, il y aura l’interrogation Tobias Foss.

O’Connor, Bardet, Martinez, Caruso : zoom sur les outsiders

Ensuite, Ben O’Connor a retrouvé des couleurs en ce début de saison, comme son équipe. À 28 ans, l’Australien n’a jamais semblé aussi fort avec notamment un succès sur le Tour de Murcie et la deuxième place sur l’UAE Tour. Il viendra en terre connue en Italie, puisqu’il s’est déjà imposé sur une étape en 2020. Quatrième du Tour de France en 2021, il visera lui aussi le podium dans trois semaines, si sa malchance le laisse un peu tranquille. Ses atouts seront sa régularité en montagne et il va devoir, comme en 2021, saisir sa chance lors d’éventuels coups de mou chez ses rivaux.





Dans le dur en début de saison, Romain Bardet a retrouvé ses jambes ces dernières semaines en terminant cinquième du Tour des Alpes et surtout deuxième de Liège-Bastogne-Liège. Pour sa troisième participation, un top 5 est largement possible pour un coureur qui est monté à deux reprises sur un podium du Tour dans le passé, et avec le menu montagneux du Giro. S’il limite la casse sur les chronos, le grimpeur de Brioude pourrait même viser un podium avec la qualité moindre de la concurrence que lors d’un Tour de France. Malheureusement, Bardet aura une équipe assez faible autour de lui. De plus, le Français pourrait donner la priorité à une victoire d’étape pour compléter sa collection en Grand Tour.

Deuxième de Liège-Bastogne-Liège derrière Tadej Pogacar, Romain Bardet (DSM-Firmenich PostNL) sera à suivre sur le Giro

Deuxième de Liège-Bastogne-Liège derrière Tadej Pogacar, Romain Bardet (DSM-Firmenich PostNL) sera à suivre sur le Giro – Photo Icon Sport

En l’absence de Jai Hindley, Primoz Roglic et Aleksandr Vlasov, la Bora-Hansgrohe aura de nombreuses interrogations sur ses deux possibles leaders, avec l’irrégulier Daniel Felipe Martinez (5e en 2021 en lieutenant de luxe d’Egan Bernal) et la révélation du dernier Tour de Romandie, Florian Lipowitz, dont on ne connaît pas ses capacités sur trois semaines. Le Colombien a certes fini deuxième du Tour d’Algarve, mais il a été contraint à l’abandon sur Tirreno-Adriatico à la suite de problème de genou. Lipowitz doit de son côté prendre exemple sur Lennard Kämna.

Puis, la Bahrain-Victorious présentera également deux leaders de deux générations différentes au départ de cette 107e édition. Antonio Tiberi, 22 ans, a fini cette année 2e du Tour des Alpes et 8e du Tour de Catalogne. Le Transalpin va se tester pour la première fois en vue d’un bon classement général sur un Grand Tour pour sa première participation au Giro. Damiano Caruso, 36 ans, a déjà terminé deuxième du classement général du Tour d’Italie en 2021 et quatrième l’an dernier. Mais, le vétéran transalpin n’a pas trop brillé cette saison.

Quid de Cian Uijtdebroeks ?

Comment ne pas citer Cian Uijtebroeks ? Le grimpeur belge de 21 ans a quitté cet hiver la Bora-Hansgrohe pour rejoindre une équipe experte sur les Grands Tours, la Visma Lease a Bike. Cinquième du O Gran Camino et septième de Tirreno-Adriatico, il a connu un gros coup de mou en Catalogne à la suite de petits soucis de santé. Le huitième de la dernière Vuelta sera présent pour viser un nouveau top 10 et pour apprendre le métier de leader. Performant en montagne, il est encore très limité en contre-la-montre.

Enfin, on pourrait citer les vainqueurs des deux dernières courses par étapes italiennes, Alexey Lutsenko (1er du Tour des Abruzzes) et Juan Pedro Lopez (1er du Tour des Alpes), ou encore Eddie Dunbar (septième l’an dernier, mais qui a trop souvent chuté en ce début d’année).

 

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