Iran Coupe du monde 2026 : liste, calendrier, joueurs à suivre, ambitions… tout savoir sur la Team Melli
COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Dans un contexte lourd et avec un groupe vieillissant, l’Iran rêve enfin de franchir le premier tour d’un Mondial.
Sélection quasi incontournable en Coupe du monde au XXIe siècle, l’Iran n’a pas raté le coche alors que l’élargissement à 48 équipes facilitait la qualification. Impeccable lors de son entrée en lice dans les éliminatoires asiatiques, la sélection du Moyen-Orient a passé l’obstacle du deuxième tour sans encombre, avec quatre victoires en six matchs.
Elle a ensuite confirmé lors du troisième tour décisif. Auteur d’un parcours quasi parfait, l’Iran a assuré sa qualification à deux journées de la fin en tenant en échec l’Ouzbékistan (2-2), grâce à un doublé de Mehdi Taremi, dans un stade Azadi en fusion, le 25 mars 2025.
Depuis, le contexte géopolitique a pris le dessus sur le football et a fortement perturbé la préparation de la Team Melli. Entre les tensions diplomatiques, les interrogations autour de son camp de base et une pression politique omniprésente, la sélection iranienne s’apprête à vivre une compétition agitée, avec un poids immense sur les épaules.
GOAL | 🇮🇷 IR Iran 2️⃣-2️⃣ Uzbekistan 🇺🇿
These sides just cannot be separated! Taremi completes his brace to make it all square again 🌟
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Calendrier et groupe de l’Iran à la Coupe du monde 2026
Au sein du groupe G, l’Iran dispose sur le papier d’une belle opportunité de franchir enfin le cap du premier tour. Dès son entrée en lice, la Team Melli devra répondre présente face à la Nouvelle-Zélande, annoncée comme l’équipe la plus abordable de la poule.
Une victoire sera quasiment impérative avant le choc face à la Belgique, puis un dernier match particulièrement piégeux contre l’Égypte. Dans ce groupe dense, chaque point pourrait peser lourd dans la course aux seizièmes de finale.
Au-delà du sportif, l’environnement pourrait aussi jouer un rôle important. L’Iran disputera ses trois matchs sur le sol américain, avec deux rendez-vous à Inglewood, dans la banlieue de Los Angeles, puis un dernier à Seattle. Dans une ambiance qui pourrait être pesante, les hommes d’Amir Ghalenoei devront faire preuve d’une grande force mentale.
Le programme complet de l’Iran
- Mardi 16 juin à 03h00 : Iran 2-2 Nouvelle-Zélande, SoFi Stadium, Inglewood (États-Unis)
- Dimanche 21 juin à 21h00 : Belgique 0-0 Iran, SoFi Stadium, Inglewood (États-Unis)
- Samedi 27 juin à 21h00 : Égypte 1-1 Iran, Lumen Field, Seattle (États-Unis)
Liste et effectif de l’Iran pour la Coupe du monde 2026
Impossible d’évoquer la liste iranienne sans parler du grand absent : Sardar Azmoun. Écarté de la sélection depuis plus d’un an en raison de sa défiance envers le régime en place, l’attaquant passé par la Roma et le Bayer Leverkusen n’a pas été rappelé, malgré la volonté de certains de ses coéquipiers de le revoir dans le groupe.
L’Iran se prive donc de l’un de ses meilleurs joueurs. Plusieurs autres éléments importants manquent également à l’appel, à l’image de l’ailier du Lech Poznań, Ali Gholizadeh, du milieu Ahmad Nourollahi ou encore de l’attaquant de Westerlo, Allahyar Sayyadmanesh.
Le groupe retenu par Amir Ghalenoei est très expérimenté, avec une moyenne d’âge élevée. Pilier de la sélection, Alireza Beiranvand apporte de la sérénité dans les cages, devant une défense vieillissante majoritairement composée de joueurs évoluant au pays.
Au milieu, l’ancien Rémois Saman Ghoddos fait office de plaque tournante dans un secteur qui manque de créativité. Sur les ailes, Alireza Jahanbakhsh représente toujours une menace. Mais l’essentiel des espoirs offensifs reposera surtout sur Mehdi Taremi, véritable leader d’attaque en l’absence d’Azmoun.
La liste de l’Iran pour la Coupe du monde 2026
Gardiens : Alireza Beiranvand (Tractor/IRN), Seyed Hossein Hosseini (Sepahan/IRN), Payam Niazmand (Persepolis/IRN)
Défenseurs : Danial Eiri (Malavan/IRN), Ehsan Hajsafi (Sepahan/IRN), Saleh Hardani (Esteghlal/IRN), Hossein Kanaani (Persepolis/IRN), Shoja Khalilzadeh (Tractor/IRN), Milad Mohammadi (Persepolis/IRN), Ali Nemati (Foolad/IRN), Ramin Rezaeian (Foolad/IRN)
Milieux : Rouzbeh Cheshmi (Esteghlal/IRN), Saeid Ezatolahi (Shabab Al-Ahli/EAU), Mehdi Ghayedi (Al-Nasr/EAU), Saman Ghoddos (Kalba/EAU), Mohammad Ghorbani (Al-Wahda/EAU), Alireza Jahanbakhsh (Dender/BEL), Mohammad Mohebi (Rostov/RUS), Amirmohammad Razzaghinia (Esteghlal/IRN), Mehdi Torabi (Tractor/IRN), Aria Yousefi (Sepahan/IRN)
Attaquants : Ali Alipour (Persepolis/IRN), Dennis Eckert Dargahi (Standard Liège/BEL), Amirhossein Hosseinzadeh (Tractor/IRN), Mehdi Taremi (Olympiakos/GRE), Shahriar Moghanlou (Kalba/EAU)
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Mehdi Taremi, le joueur à suivre de l’Iran
Qui d’autre que Mehdi Taremi ? Véritable icône au pays, l’attaquant de 33 ans est le seul joueur de cet effectif à évoluer au plus haut niveau européen depuis plusieurs années. Habitué à la Ligue des champions depuis 2020, il reste le visage le plus identifié de la Team Melli.
Redoutable lors de ses années au FC Porto, puis passé par l’Inter Milan, il s’est relancé cette saison à l’Olympiakos. Dans une équipe qui manque de talent offensif et privée de Sardar Azmoun, Taremi aura la lourde responsabilité de porter presque seul l’attaque iranienne.
Cela ne lui a pas posé de problème lors des éliminatoires, où il a empilé les buts et souvent répondu présent dans les moments clés. Solide dans les duels, capable de marquer dans différentes positions et leader vocal de son équipe, il sera l’atout numéro un de l’Iran dans un contexte délicat.
No mercy from Taremi towards the net 🔥#AsianQualifiers | #IRNvUZB pic.twitter.com/BLuOjX4Vf5
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Amir Ghalenoei, le sélectionneur de l’Iran
Inconnu du grand public européen, Amir Ghalenoei est une figure majeure du football iranien. À 62 ans, l’ancien milieu de terrain a construit une carrière solide, d’abord comme joueur, puis comme entraîneur.
Formé à Rah Ahan, il a effectué l’essentiel de sa carrière entre Shahin et Esteghlal, deux clubs majeurs de Téhéran, avec un passage au Qatar, à Al-Sadd. International à vingt reprises, il a ensuite rapidement basculé sur les bancs.
Ses multiples passages à l’Esteghlal, couronnés de titres nationaux, lui ont ouvert les portes de la sélection une première fois entre 2006 et 2007. Après avoir longtemps écumé les bancs iraniens, il a retrouvé la Team Melli en 2023.
Surnommé le « Général », Ghalenoei applique une philosophie en accord avec son sobriquet. L’Iran évolue dans un 4-4-2 très discipliné, basé sur la rigueur défensive, le bloc compact et une prise de risques limitée. Critiqué pour sa vision conservatrice, le sélectionneur a néanmoins su avancer en obtenant des résultats.
✨𝐎𝐅𝐅𝐈𝐂𝐈𝐀𝐋✨
Amir Ghalenoei has been appointed as 🇮🇷 IR Iran National Team head coach! pic.twitter.com/xSnNJSVtet
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L’histoire de l’Iran à la Coupe du monde
Véritable nation de football, l’Iran s’apprête à disputer la septième Coupe du monde de son histoire, près d’un demi-siècle après sa première participation en 1978. En Argentine, dans un contexte politique déjà incertain, la sélection iranienne n’avait pas remporté de match, mais s’était illustrée en tenant en échec l’Écosse, grâce au premier but mondialiste inscrit par Iraj Danaifar.
Il a ensuite fallu attendre vingt ans et le Mondial 1998 en France pour revoir l’Iran. Portée par Ali Daei, la Team Melli n’avait pas franchi le premier tour, mais avait marqué son histoire en décrochant son premier succès en Coupe du monde face aux États-Unis (2-1), à Lyon.
Depuis, les Iraniens sont devenus des habitués de la compétition, à deux exceptions près, en 2002 et 2010. Mais malgré plusieurs campagnes honorables, ils n’ont jamais réussi à passer le premier tour.
En 2018, l’Iran avait pourtant réalisé une très belle phase de groupes. Vainqueur du Maroc en ouverture, bousculant l’Espagne puis accrochant le Portugal, la Team Melli était passée tout près d’une qualification historique. En 2022, elle avait encore décroché une victoire de prestige face au Pays de Galles, sans parvenir à rallier les huitièmes.
Cinq ans jour pour jour que l’Iran à battu d’entrée le Maroc à la toute dernière seconde lors de la Coupe du Monde 2018 en Russie ! ❤️🇮🇷
Le temps à vraiment passé trop vite 🥹 pic.twitter.com/OI89VGRqfa
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Les ambitions de l’Iran
Et si c’était enfin la bonne année pour l’Iran ? Avec l’élargissement à 48 équipes, les chances de qualification sont plus importantes que jamais. Sur le papier, la Team Melli n’est pas l’équipe la plus faible du groupe G, la Nouvelle-Zélande occupant plutôt ce statut.
Mais difficile de se projeter sereinement tant la pression risque d’être énorme. En raison du contexte géopolitique et de la présence de la sélection sur le territoire américain, l’environnement pourrait être hostile. La politique reste également omniprésente autour de cette équipe, comme l’a montré la non-sélection de Sardar Azmoun.
Sportivement, l’Iran rêve avant tout de franchir enfin un tour pour se libérer du poids de son histoire. C’est l’objectif majeur de ce collectif expérimenté, qui a souvent été proche de réussir sans jamais y parvenir.
Reste une vraie interrogation : ce groupe vieillissant aura-t-il les jambes pour enchaîner les matchs ? La plupart des titulaires ont dépassé la trentaine et le banc manque clairement de profondeur. En cas de pépin pour l’un des éléments essentiels, comme Mehdi Taremi, Alireza Jahanbakhsh, Saman Ghoddos ou Alireza Beiranvand, l’équilibre de la Team Melli pourrait vite se fragiliser.
Objavljen je spisak iranske reprezentacije za Svjetsko prvenstvo u fudbalu 2026. pic.twitter.com/qvsy2m1VXm
— Anadolu BHSC (@aa_balkans) June 1, 2026


