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Cyclisme sur route

Alex Aranburu s’impose en puncheur sur une 4ème étape du Tour du Pays Basque complètement folle

Olivier Dobiezynski

Publié le

Alex Aranburu s'impose en puncheur sur une 4ème étape du Tour du Pays Basque complètement folle
Photo via Cofidis

TOUR DU PAYS BASQUE 2026 – Alex Aranburu (Cofidis), membre de l’échappée, s’impose en puncheur sur la quatrième étape. Paul Seixas a encore accentué son avance.

Les Basques sont toujours aussi intenables sur leurs terres. Une fois de plus, Alex Aranburu (Cofidis) semble à son aise chez lui et remporte son troisième bouquet dans l’épreuve après 2021 et 2025. Il a fait parler son punch dans l’ultime raidard, se montrant le plus fort de l’échappée et résistant au retour de l’arrière, notamment son coéquipier Ion Izagirre et le leader Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), respectivement 4ème et 8ème.

75 kilomètres pour dessiner l’échappée

Tout d’abord, le début d’étape a proposé un spectacle tout aussi intense qu’indécis. De nombreux coureurs se sont avérés intéressés pour prendre les devants dans cette étape potentiellement pour les baroudeurs. Les circonstances de course s’y prêtaient avec les Decathlon CMA CGM plutôt favorables à ce scénario et des UAE Emirates XRG amputés de leur leader Isaac Del Toro qui se sont mués en chasseurs d’étape. Cela a donné lieu à des images dignes de troisième étape de Grand Tour avec de nombreuses attaques, un rythme effréné et une rude bagarre.

Étrangement, ce début d’étape a favorisé le porteur du maillot de la montagne Joan Bou (Caja Rural Seguros RGA) qui a pris quelques points à droite, à gauche pour consolider sa position. Parmi les coureurs les plus actifs, on notait essentiellement des coureurs déjà loin au classement général à l’instar de Christian Scaroni (XDS-Astana), Andreas Kron (Uno-X Mobility) ou Raul Garcia Pierna (Movistar).

Brandon McNulty fait le show, Ayuso et Higuita out

Ensuite, un groupe de coureurs a fini par sortir après la grosse bataille. Un groupe conséquent d’une trentaine d’unités où l’on retrouvait tous les hommes de la première heure. Parmi les plus grands noms, on retrouvait Guillaume Martin et Clément Braz Afonso (Groupama-FDJ United), Julien Bernard et Quinn Simmons (Lidl-Trek), Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility), Felix Grossschartner et Marc Soler (UAE Emirates XRG), Lorenzo Fortunato (XDS-Astana), Ben Healy (EF Education-EasyPost) ou encore Victor Langellotti (Ineos Grenadiers). Cependant, ce groupe naviguait à environ 2 minutes de l’homme de tête, parti pour un grand raid solitaire, l’Américain Brandon McNulty. Le coureur de la formation UAE Emirates XRG était contraint de changer de vélo à 45 km de l’arrivée et commençait à voir son avance de 2 minutes fondre petit à petit.

Derrière, Juan Ayuso (Lidl-Trek) et Sergio Higuita (XDS-Astana) mettaient pied à terre, victimes d’une chute en milieu d’étape. L’Espagnol, en reprise ici depuis sa chute sur Paris-Nice, a une nouvelle fois été malchanceux alors que le Colombien occupait une place dans le top 20 du classement général provisoire.



Red Bull-Bora-Hansgrohe a tout tenté… et a encore perdu

Alors qu’on revoyait finalement McNulty à 35 km de l’arrivée, le peloton ne s’avouait finalement pas vaincu. En effet, la formation Bahrain Victorious, qui était une des quatre équipes à n’avoir aucun représentant à l’avant, a embrayé dans le peloton et a maintenu un petit suspense quant à un retour de l’arrière. Florian Lipowitz et Primoz Roglic (Red Bull-Bora-Hansgrohe) ont tenté plusieurs fois de mettre en danger le leader Paul Seixas (Decathlon CMA CGM), mais le Français a pu compter sur un Léo Bisiaux en grande forme.



Dans Elorritxueta (4,2 km à 7,5%), Lorenzo Fortunato a provoqué un premier écrémage au sein du groupe de tête, écartant des Healy, Kron ou autre Grossschartner. Il restait une dizaine d’hommes à l’avant et Alex Aranburu (Cofidis) a montré les muscles dans Legina (3 km à 8%), la dernière ascension du jour. Seul Tobias Halland Johannessen s’est accroché au Basque. Ils se sont ensuite observés dans le final en jouant avec le feu. Sans conséquence finalement.

L’autre enseignement était finalement la descente de Paul Seixas, qui a fini par reprendre de nouveau du temps au duo Red Bull-Bora-Hansgrohe. Il semble désormais plus que jamais en position de succéder à Christophe Moreau

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