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Athlétisme JO 2024 : Ces Français qui peuvent réaliser les minima pour Paris

Etienne Goursaud

Publié le

Athlétisme - Ces Français qui peuvent réaliser les minima pour Paris
Photo Icon Sport

JO PARIS 2024 – Les candidats français, pour réaliser les minima pour Paris 2024, sont nombreux. On vous propose de faire le point.

À l’heure où on écrit ces lignes, 32 Français se sont affranchis des minima pour Paris et les Jeux Olympiques. Largement en avance sur les temps de passage, à la même époque l’an passé, pour les minima des Mondiaux de Budapest 2023. Pour rappel, 42 athlètes avaient alors réalisé les minima. Dans la course à Paris, 21 hommes et 11 femmes ont déjà pris une option plus ou moins grande pour le rêve parisien. Onze femmes, c’est déjà autant qu’à Budapest.

Preuve, là aussi, d’un certain progrès dans l’athlétisme français, dans le paysage mondial. Dans la mesure où, malgré certains minima renforcés par rapport à 2023, beaucoup de Français sont déjà placés. Et ce n’est pas fini. Car les candidats français sont encore nombreux.

Des têtes d’affiches qui devraient se greffer à la liste

Parmi les Français qui n’ont pas réalisé les minima, il y a quelques belles têtes d’affiche. Le premier à qui on peut penser, c’est Quentin Bigot. Le lanceur de marteau, 4e des mondiaux à Eugene a fait saison blanche en 2023, pour cause de soucis au dos. Il pourrait rapidement s’affranchir des minima (78.20 m). Hassan Chahdi, 7e des Mondiaux 2023 sur marathon, est également un prétendant. Même si, pour lui, les choses vont se compliquer, car il faudra qu’il aille chercher la dernière place qualificative, Mehdi Frère et Nicolas Navarro étant déjà prioritaires. Si les minima sont à 2h08:10, il faudra tout simplement battre le record de France de Morhad Amdouni (2h03:46) pour se qualifier.

Mélina Robert-Michon peut être une candidate aux minima au lancer de disque. On demande 64.50 m. En 2023, elle avait lancé à 65.49 m, mais avant la période de qualification olympique. À la longueur, Hilary Kpatcha s’était directement qualifiée pour Budapest, avec un meilleur bond à 6.86 m en 2023. Pile les minima pour Paris. Une performance réalisée « trot tôt » en 2023.

Même s’il livre plus d’inquiétudes que de certitudes, il ne faut pas exclure Kevin Mayer, double vice-champion olympique. Mais il faudra que son corps le laisse tranquille. Ce sera aussi le cas de Renaud Lavillenie, de retour sur les sautoirs, après une grosse blessure. Et qui lorgne sur les 5.82 m. Et ce n’est clairement pas le cas aujourd’hui. Tout comme Pascal Martinot-Lagarde sur 110 m haies. Mais qui devra battre au moins un des trois Français qui ont déjà réalisé les 13.27 ou moins. Même cas de figure pour Dimitri Bascou.



Ils étaient à Budapest, mais n’ont pas réalisé encore les minima pour Paris

Que ce soit via minima directs ou qualification au ranking, ils ont eu la joie de participer en individuels aux Mondiaux. Ryan Zeze, qui a couru en 20.18 sur 200 m, le 30 mars dernier, devrait aller chercher les deux centièmes manquants. Il s’était qualifié au ranking en 2023. Léna Kandissounon s’était, elle, affranchie des minima au 800 m à Budapest et on peut raisonnablement penser qu’elle a les 1:59.30 dans les jambes. Comme Agnès Raharolahy et sa camarade et amie Agathe Guillemot, qui a franchi un cap énorme cet hiver sur 1500 m, et qui avait réalisé les minima pour Budapest. Les 4:02.50 sont plus que dans ses cordes, alors qu’on commence à parler de « sub » 4 minutes pour elle.



Si la grave blessure de Margot Chevrier l’éloigne des minima directs, on peut rêver d’un gros coup de Ninon Chapelle à la perche. Il faudra sauter 4.73 m, à deux centimètres de son record de France. Du côté de la marche, les performances de Pauline Stey et Camille Moutard, lors des derniers championnats de France sur route, leur ouvrent de nouvelles portes. Il faudra aller chercher 50 secondes et une minute pour réaliser les 1h29:20 requis

Rose Loga, lanceuse de marteau à fort potentiel, peut, dans un superbe concours, aller chercher les 74 mètres. Jean-Marc Pontvianne, capable d’aller très loin, peut aller chercher les 17.22 m au triple saut. Et s’inviter de nouveau en grand championnat. Amandine Brossier a réalisé 51.67 en salle sur 400 m, cet hiver. Un chrono qui peut lui faire envisager les 50.95 en extérieur. Gémina Joseph, déjà sous les 23 secondes au 200 m (22.83) semble avoir 22.57 dans les jambes. Julian Ranc sera également un candidat pour rééditer sa bonne surprise en 2023, sur 1500 m.

Les autres espoirs pour les minima

Makenson Gletty a échoué à 17 points des minima, lors du Décastar, en fin de saison dernière. Mais le spécialiste des épreuves combinées a encore franchi un cap cet hiver. Chez les 400 m hommes, la liste des prétendants est aussi fournie. Gilles Biron, Téo Andant et David Sombé, vice-champions du monde avec le relais 4×400 m, sont des candidats au 45.00. Comme Thomas Jordier revenu très fort cet hiver.

Les candidats sur 3000 m steeple sont aussi nombreux. On pense à Djilali Bedrani, Louis Gilavert, Nicolas-Marie Daru. Sur 1500 m, chez les femmes, on surveillera Bérénice Cleyet-Merle, mais aussi Romain Mornet, Benoît Campion, Bastien Augusto, Alexis Miellet et Baptiste Mischler chez les hommes. Tandis qu’Etienne Daguinos pourrait s’inviter sur 5000 m (13:05.00) Chez les femmes, Louise Maraval, en plein progrès, peut rêver au 54.85 sur 400 m haies. On peut également espérer un exploit d’Erwan Konaté, à la longueur, pour aller chercher les 8.27 m. Anthony Ammirati, Robin Emig, Ethan Cormont, vont lorgner sur les 5.82 m de la perche.

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