Athlétisme JO 2024 : Les chances de médailles françaises
ATHLÉTISME JO 2024 – Focus sur les chances de médailles française aux JO de Paris. Avec quelques outsiders et de potentielles surprises.
Cela ne vous a sans doute pas échappée, il y a eu une vraie étincelle à Rome, lors des derniers championnats d’Europe d’athlétisme. Seize médailles, quatre titres, pour le troisième bilan de l’histoire des Bleus dans un Euro, après Zurich 2014 et Barcelone 2010. Une réelle bouffée d’oxygène après des championnats du monde 2022 et 2023 avec une seule médaille à chaque édition. Kevin Mayer en or sur le décathlon en 2022 et le relais 4×400 m hommes venu sauver la patrie, lors de l’avant-dernière épreuve en 2023. Tout comme lors des JO 2021, où seul Kevin Mayer avait pris l’argent. Les Bleus peuvent-ils enclencher la marche en avant et confirmer ce qu’on a vu à Rome ? On a de bonnes raisons d’espérer que le bilan soit meilleur.
Tual et Samba-Mayela dans le top 3
Car Rome et le début de cette saison 2024 confirment une densification observée en 2023. Avec 21 records de France battus chez les athlètes qui vont participer à Paris et surtout 20 Français dans le top 10 mondial dans leur épreuve, avant le début de la compétition. Dont deux dans le Top 3 qui ont confirmé, en début d’été, qu’ils pouvaient jouer les tout premiers rôles.
Gabriel Tual (sur 800 m) et Cyréna Samba-Mayela (sur 100 m haies), sont actuellement dans le top 3 aux bilans mondiaux. Point commun entre les deux ? Ils sont champions d’Europe à Rome et ont battu un record de France. Gabriel Tual est devenu le 5e athlètes de tous les temps, avec ses 1:41.61, tandis que Cyréna Samba-Mayela s’approche du Top 10 de tous les temps, avec ses 12.31. Ce sont clairement deux des grands prétendants côté tricolore.
THREAD – Les athlètes sélectionnés à Paris en athlétisme.
Je vous propose de découvrir un peu, nos athlètes qualifiés, leur age, leur record et leur place dans les bilans mondiaux à 3 par pays (je ne ferai que les athlètes qualifiés en individuel)
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— Etienne Goursaud 🇫🇷 (@EtienneGoursaud) July 23, 2024
Que peuvent espérer les deux autres champions d’Europe ?
Si elle n’est pas dans le top 3 mondial (6e), Alice Finot a l’étoffe d’être médaillée à Paris. Elle a été sacrée championne d’Europe du 3000 m steeple à Rome. Depuis, elle a battu son record de France, lors du Meeting Diamond League de Paris. L’abaissant à 9:05.01 et prenant la 2e place de la course, derrière la championne du monde Winfred Yavi. Et battant au passage la recordwoman du monde, Beatrice Chepkoech. Pour Alexis Miellet, sacré à Rome sur la même distance, la marche sera plus haute. Le Français possède la 18e performance mondiale de l’année à trois par pays. Mais, pour sa première année sur la distance, l’objectif est déjà plus qu’accompli et il n’aura que peu de pression à Paris. Le top 8 serait une belle réussite. Après, on ne sait jamais.
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Des « Romains » en embuscade pour Paris
Parmi les présents à Rome, certains ont une belle carte à jouer. Médaillée de bronze à Rome, Ilionis Guillaume est en embuscade au triple saut. Avec elle, tout peut arriver, dans une année 2024 où elle est inarrêtable et où elle bat son record à quasiment chacune de ses sorties (14.59 m). Dans un concours où Yulimar Rojas, grande favorite initiale, est out, blessée au Tendon d’Achille. Le relais 4×100 m féminin, en argent à Rome, peut aussi nourrir des ambitions. Lors de leur dernière sortie, au Meeting Diamond League de Londres, elles sont allées encore plus vite qu’à Rome (42.10), malgré l’absence de Gémima Joseph. C’est aussi le cas, chez les hommes, de Ryan Zézé qui a changé de dimension, avec 19.90 sur 200 m.
Idem pour Auriana Lazraq-Khlass, si elle réitère son record (6635 points) qui lui a permis d’être en argent à Rome, elle ne devrait pas être si loin de la médaille à Paris. Makenson Gletty, aura sans doute besoin d’aller plus loin que ses 8606 points de Rome, qui lui ont donné le bronze sur décathlon. Mais on a du mal à connaître les limites de l’athlète de 25 ans, en progression exponentielle depuis 18 mois.
S’il n’a pas été médaillé (5e) à la perche, Thibaut Collet, également 5e à Budapest, a une belle carte à jouer. Depuis Rome, sa saison a pris son envol, avec un record porté à 5.95 m et cinq concours à 5.82 m ou plus. Il peut franchir cette marche qui le sépare du podium. Même si ce sera sans doute aussi difficile qu’à Budapest. C’est aussi le cas d’Hilary Kpatcha, 6e de la longueur, mais qui a porté son record à 6.88 m. Elle a montré qu’elle savait arriver en forme dans un grand rendez-vous. Si elle arrive à gratter quelques centimètres, tout peut devenir possible. Même si on a l’impression que le podium peut se jouer au-delà de sept mètres.
Pour Louise Maraval (400 m haies), Anaïs Bourgoin (800 m) Agathe Guillemot (1500 m), Rose Loga (marteau), Yann Schrub (5000 m et 10000 m), Thomas Gogois (triple saut) ou encore Hélène Parisot (200 m) et Gémima Joseph (100 m et 200 m), un top 8 sera déjà une très belle réussite. Même si on a l’impression que Louise Maraval peut nous réserver une très belle surprise.

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Les autres outsiders
Par ceux qui n’étaient pas à Rome, certains peuvent tirer leur épingle du jeu. On pense à Sasha Zhoya qui, comme en 2023, a connu quelques pépins qui ont retardé son début de saison. Mais pour sa première, aux championnats de France Élite à Angers, il a conservé son titre. Et, dans la foulée, il a égalé son record personnel (13.15), en dominant tout le monde au meeting Diamond League de Paris. Sixième des mondiaux de Budapest en 2023, celui qui est encore Espoirs veut s’affirmer au plus haut-niveau, après une domination sans partage dans les catégories jeunes. Rénelle Lamote, a remis les pendules à l’heure, après un début de saison compliqué, en portant à Londres, son record à 1:57.06. Mais un top 8 serait déjà un excellent résultat. Comme pour Shana Grebo (400 m haies) et Morhad Amdouni (Marathon).
Et il ne faudra évidemment pas enterrer les autres relais (4×100 m hommes, 4×400 m femmes et 4×400 m hommes), même si la marche semble un peu plus haute que pour le 4×100 m femmes. Et pour notre porte-drapeau Mélina Robert-Michon, un top 8 sera également une excellente performance.


